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pays, à l'exception de l'Angleterre où le suicide est toujours considéré comme crime et puni par conséquent, on a observé une évolution analogue.
Il importe souvent pratiquement de tracer une limite entre ce que l’on a coutume de désigner comme suicide normal et le suicide pathologique.
Le suicide normal existe-t-il ? Si nous envisageons le suicide d’un individu normal qui n’a jamais présenté de tares psychiques pouvant faire prévoir une maladie mentale ultérieure, rien ne prouve, qu’il ait accompli cette capitulation ultime avec lucidité et en pleine possession de ses facultés psychiques. Il était peut-être inconscient au moment de l’exécution de cet acte ou encore il l’exécutait dans un état second voisin de celui qu’on observe parfois chez les obsédés anxieux.
C’est ainsi que certains auteurs nient la possibilité du suicide normal et admettent que chaque suicide est pathologique.
Remarquons à ce propos quelle conclusion Pfeiffer pensait pouvoir tirer de ses travaux. Ce savant après avoir pratiqué l’autopsie de 600 personnes qui se sont suicidées a constaté d’une façon constante la présence de lésions intracraniennes et en concluait qu’un homme sain a instinct de conservation si développé que l’autodestruction devient impossible.
Mais ces lésions intracraniennes ne sont elles pas les plus souvent dues aux altérations post-mortem ?
Et d’autre part — le père de famille qui se tue pour sauver une partie de la fortune de sa femme et de ses enfants — le général japonais qui ne voulait pas survivre la mort de son empereur — sont deux exemples qui prouvent qu'à côté de cas ou le motif du suicide paraît