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calibre moyen, à paroi résistante, convient parfaitement.
Nous procédons de la façon suivante : une incision de trois à quatre centimètres, verticale, centrée sur un espace conduit sur le plan intercostal. Nous préférons dans cette pratique attaquer l’espace sus-jacent à celui où la ponction a trouvé du pus au plus bas. C’est souvent le huitième espace, sur la ligne scapulaire. Les écarteurs de Farabeuf exposent la face superficielle des muscles intercostaux. On répète la ponction avec une grosse aiguille. Son trajet est ensuite agrandi par la sonde canelée, puis par une pince de Kocher dont on écarte faiblement les branches dans deux directions perpendiculaires. Le pus s'écoule à débit très modéré, d’une façon continue, sans que l’air pénètre dans la plèvre.
Un petit dilatateur à trois branches, tels que ceux qui sont utilisés pour la trachéotomie ou la cystostomie, manié de la main gauche, est introduit dans le trajet ainsi créé. On écarte suffisamment pour engager le drain, tenu de la main droite, dans l’ouverture du dilatateur. Le tube est conduit dans la plèvre de façon à pénétrer de un ou deux centimètres environ à l’intérieur de la cavité. On retire enfin le dilatateur en maintenant le drain en position. On voit alors les formations musculaires intercostales s’appliquer hermétiquement sur la paroi superficielle du tube, formant sphincter et assurant une étanchéité parfaite. L'extrémité du drain, dont la longueur doit être de 15 centimètres environ, est momentanément fer mée par une pince. Tout cela peut être exécuté en quelques secondes et la quantité d’air qui pénètre dans la plèvre au cours de la
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manœuvre est insignifiante. Le pneumothorax opératoire est, sinon inexistant, du moins négligeable.
On amarre ensuite le drain, par un point transfixant, aux plans pariétaux et on rétrécit l’incision autour de lui jusqu'à son contact.
L’opéré est à ce moment transporté dans son lit. Une tubulure de caoutchouc de 80 centimètres environ est reliée au drain par un raccord rigide ; à son extrémité inférieure on adapte un tube de verre d’une vingtaine de centimètres qui plonge dans un bocal aux 2/3 rempli d’une solution antiseptique faible.
Sous l’influence d’un effort de toux ou d’une expiration forcée, l’a contenu dans la tubulure est chassé et le pus commence à s’écouler dans le bocal. L’évacuation se fait d’une façon en réalité discontinue, par décharges purulentes successives, qui sont grandement facilitées par la gymnastique respiratoire. Dans l'intervalle, le niveau liquide s'élève dans le tube de verre, à plusieurs centimètres audessus de celui du bocal, objectivant la négativité de la pression intra-pleurale. On voit ainsi le pus s’accumuler au fond du récipient et sa quantité peut être évaluée chaque jour.
La surveillance de ces opérés doit être particulièrement étroite Elle porte sur le fonctionnement du dispositif de drainage, la courbe thermique, le poumon opposé Quant au pansement, fait d’une compresse et d’un carré d’adhésif, il est à peine souillé et peut n’être changé qu'après plusieurs jours.
La présence d’une infirmière attentive est indispensable pour vérifier en permanence la tubulure qui, presque iné-
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