‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 23 sur 64 · SR ON · texte numérisé non relu

SR ON

vitablement, se coude au cours des déplacements du malade.

Dans les cas favorables, qui sont nombreux, la quantité de pus évacué pendant les deux ou trois premiers Jours varie de 400 à 800 grammes en moyenne, puis elle décroît rapidement et devient insignifiante ou nulle vers le 5e, 6e ou 7€ jour. La fièvre ayant cédé, on peut à ce moment supprimer le drainage. Le pansement est souillé pendant quelques jours encore, de façon minime. La température reste normale. Les examens radiologiques de contrôle ne montrent pas d’épanchement résiduel important. Souvent ainsi la guérison définitive est obtenue, avec une simplicité et une rapidité remarquables.

Mais les évolutions défavorables sont malheureusement loin d’être exceptionnelles. On peut schématiquement, dans l’ordre des contrariétés, être en présence de deux faits. Tantôt dès les premiers jours, le drainage ne fonctionne pas ou fonctionne médiocrement. Ceci s’observe surtout pour les pleurésies à fausses-membranes et nous aurons l’occasion de revenir sur ce point. Il faut alors enlever le dispositif, cathétériser le trajet et y placer un drain libre qui est doublement imparfait : trop réduit de calibre et presque fatalement non déclive. Tantôt le fonctionnement du drainage ayant été correct, c’est après qu'il a été supprimé qu'apparaissent les désillusions. La température s'élève et ‘les examens radiologiques établissent la reconstitution de l’épanchement. Force est alors de rétablir le trajet pariétal qui, le plus souvent s’obture très vite et d’y placer un drain mobile, auquel s'adresse encore le double reproche de calibre insuffisant et de siège non déclive.

La situation est en définitive la même dans les deux cas.

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