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de sa convexité normale, il est aplati. Ceci est dû à une plus ou moins importante atrophie musculaire plus accusée parfois au niveau du sus et sous-épineux qu’au niveau du deltoïde. Cette atrophie musculaire d’origine soit réflexe soit névritique, peut même sagner les muscles pectoraux.
ILest donc nécessaire de bien examiner son malade et d’inspecter successivement les faces, postérieure et antérieure de l’épaule douloureuse.
Si l’on relève un certain degré d’amyotrophie, parfois très discrète d’ailleurs, les examens par excitation électrique, soit au courant faradique, soit au courant galvanique, ne donnent pas de réaction de dégénérescence.
Bien que l'examen clinique, méthodiquement conduit, nous apporte de précieux renseignements, le diagnostic positif de périarthrites calcifiantes ne peut être posé, bien entendu, que grâce à l’examen radiographique.
D. -— EXAMEN RADIOLOGIQUE.
1) Technique. — Pour que lexamen soit correct, il importe d’abord de faire un examen radioscopique du malade, soit en position verticale, le dos contre l’écran fluorescent, soit en décubitus ventral, et légèrement placé en oblique postérieure, de façon à bien dégager l’ombre de la calcification de l'ombre scapulo-humérale.
STEGEMAN a insisté sur l'importance de la localisation radioscopique : elle permet, en effet, d'observer
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que le coincement du corps opaque correspond à l’apparition de la douleur lors des mouvements d’abduction du bras. La palpation sous écran permet également de constater que la pression sur la calcification correspond exactement au point douloureux maximum. Enfin le centrage sous écran permet de choisir l'incidence à donner au malade par rapport au rayon normal et la position à donner au bras pour obtenir la meilleure image des lésions.
BERGONIÉ et SPEDER ont conseillé, eux, de mettre le malade de face et de placer le bras en abduction afin de mieux dégager la région qui se trouve entre la voûte sous-acromio-claviculaire et la tête humérale.
La calcification du tendon du petit rond sera mieux mise en évidence par la rotation interne du bras, car l'insertion de ce muscle est postérieure. Par contre, la calcification du sous-scapulaire sera dégagée par la rotation externe, l’insertion de ce muscie étant antérieure. Les calcifications du tendon du long biceps peuvent se projeter sur la tête humérale et être confondues avec une opacification humérale; l'examen radiologique de profil est alors indiqué pour en préciser la localisation topographique dans le plan antéro-postérieur.
Dans tous les cas, il est indispensable de radiographier les deux régions scapulo-humérales, car malgré la localisation clinique unilatérale, comme nous l'avons déjà signalé, les calcifications sont fréquemment bi-latérales.
Il y a lieu, de plus, d’attirer l'attention sur les dé-
tails techniques, lors de la prise du cliché radiographique, car ils doivent être tels, que les calcifications ne soient pas « brûülées » par un temps de pose trop important, une tension trop élevée, ou un développe: ment trop prolongé. En moyenne, sans écran renforcateur, il faut poser trois secondes sous 80 Kv et 60 Ma, de face comme de profil. (Pour le profil, placer un film courbe 13/18 dans le creux de l’aisselle, le bras étant en abduction au moins à 45°; centrer à 4 travers de doigt en dedans de l’extrémité externe de Ia clavicule, l’ampoule étant éloignée de 40 centimètres et décalée de 15° en dehors. La méthode consistant à placer l’épaule malade sur le film et à prendre le cliché à travers le thorax de profil, le bras sain étant relevé au-dessus de la tête, n’est pas indiquée ici, à cause des projections possibles de calcifications thoraciqües sur la région qui nous intéresse.)
2) Interprétation. — La radiographie ainsi prise montre, dans <es Cas, une ou plusieurs taches opaques, d'aspect homogène, de formes régulières, allongées, arrondies, ou en forme de croissant, de taille variant entre celle d’une‘lentille et celle d’un noyau
de pruneau, de Situation variable dans les parties molles.
Les radiologistes ont cherché à différencier les calcifications des bourses séreuses sous-acromio-claviculaires, de celles siégeant dans les insertions tendinéuses. Les premières situées entre le bord externe de l'ombre de la voûte sous-acromio-claviculaire et celle de la tête humérale, de forme arrondie ovalaire,
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correspondent à des calcifications après bursite sousacromiale; les secondes, plus bas situées, à la hauteur de la coulisse bicipitale, sur le bord externe de la tête humérale près du trochiter, de forme plus allongée, correspondent à des calcifications après tendinite bicipitale. «Il y a lieu, cependant, écrit MERKLEN, de formuler certaines réserves sur les calcifications qui ont Paspect de masses arrondies, de telles images seraient compatibles, en effet, avec l’existence de calcifications de tendons.» Tel est également l'avis de CODMAX.
Il faut, enfin, insister sur l’intégrité des contours articulaires car la coexistence d’arthrite et de périarthrite n’a été que très rarement relevée par les auteurs.