‹ A propos du traitement radiothérapique de la Maladie de Duplay ou périarthrite scapulo-humérale calcifianteChapitre 9 sur 29 · C. = EXAMEN CLINIQUE · texte numérisé non relu

C. = EXAMEN CLINIQUE

Quelle que soit l’étiologie, traumatique ou infectieuse, qu’il s’agisse d’un hématome calcifié, ou d’une calcification secondaire à une infection, les signes cliniques sont toujours les mêmes.

SYMPTOMATOLOGIE

1) Douleurs spontanées. — A l’interrogatoire, quelquefois les malades. se plaignent de douleurs spontanées, ou d’une sensation permanente de gêne, avec cngourdissement diffus du moignon de l’épaule, et irradiation dans tout le bras. Cette douleur est particulièrement intense la nuit, capable d’empêcher tout sommeil, et obligeant le malade à caler son épaule en position antalsique à l’aide de coussins.

Cependant, plus généralement la douleur apparaît brusquement, intense d'emblée, à l’occasion de certains mouvements du bras. Ces phénomènes douloureux peuvent être intermittents avec période de paroxyme et de rémission spontanée, les périodes de crise pouvant durer de quelques jours à quelques semaines et même plusieurs mois. Dans d’autres cas, ces douleurs sont continues, limitant considérablement la possibilité de mouvoir Particulation de l'épaule et amenant le malade à consulter.

PS Re

À la palpation, on localise d’un doigt, sur le trajet du circonflexé, un point lrès limité, siège d’une douleur exquise siluée à 4 travers de doigt au-dessous de lacromion, ou au niveau de la gouttière bieipitale, suivant qu'il s’agit de la bourse séreuse sousdeltoïdienne ou de celle du tendon de la longue porlion du biceps, plus rarement la douleur est localisée sur le trajet des filets nerveux du plexus cervical.

On ne perçoit que très rarement, chez les sujets maigres, une nodosité profonde correspondant à la calcification et dont la pression provoque une douleur très vive.

2) Gêne fonctionnelle. — La gène fonctionnelle, bien qu'importante, est difficilement précisée par le malade et demande à être soigneusement recherchée. in effet, les mouvements de suppléance, qui s’établissent rapidement dans les articulations acromioclaviculaires, et dans le déplacement physiologique du scapulum, peuvent tromper.

Il faut se placer derrière le malade et immobiliser solidement, avec une main, l’angle inférieur de l’omoplate, tandis qu'avec l’autre main on mobilise le bras.

Fait essentiel, la gène fonctionnelle n’est pas généralisée d’une manière uniforme à tous les mouvements de larticulation scapulo-humérale. Dans sa monographie «des rhumatismes de lépaule », Robert MERKLEN décrit très minutieusement le imouvement passif de l’abduction au cours des périarthrites. On porte assez facilement, dit-il, le bras en abduction jusqu'à 45°; il se produit alors, si l’on force, un res-

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saut qui correspond au passage de la grosse tubérosité et de la calcification sous l’acromion, ressaut accompagne d'une très vive sensation de douleur en un point très précis sous-acromial, avec irradiation dans tout le bras. À partir de 90° le sus-épineux et le sousépineux, préalablement contracturés, se détendent et la douleur spontanée devient moindre. De plus, signe décrit par DAwWBaARN, on ne retrouve plus de point douloureux sous-acromial puisque linsertion du susépineux se trouve alors sous l’acromion.

Cette limitation de l’abduction, qu’elle soit active ou passive, est caractéristique et de beaucoup la plus importante, les mouvements de rétropulsion, de rotation, de circumduction étant eux aussi limités, mais à des degrés beaucoup moindres; par contre, les mouvements de propulsion restent relativement faciles.

Ces malades ont donc particulièrement de la difficulté à porter la main à la face postérieure du tronc. Weiss et FRAUX ont écrit, à propos de l’un d’eux, que l'épaule n’était limitée que dans les mouvements nécessaires pour porter la main dans la poche du pardessus; c’est ce qu’ils ont appelé le signe de Duplav.

3), Déformation de l'épaule. — Il va de soi que l'examen se pratique le malade étant dévêtu jusqu’à la ceinture, afin de pouvoir comparer côté sain el côté malade.

On ne constate ni gonflement, ni rougeur, mais une certaine déformation de l’épaule, due à un léger abaissement du moignon de l’épaule : celui-ci a perdu

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