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liculaires et des images de structure osseuse, TRANCHE LE DIAGNOSTIC plus catégoriquement que de longues et minutieuses re“herches cliniques, permettant lélimination d’arthrite chronique, de carie sèche de l'épaule.
Le diagnostic radiologique lui-même n’est pas difficile à établir : bien entendu, après un traumatisme, il faudra penser à une fraciure partielle des tubérosilés, par exemple l’arrachement du trochiter. Dans ce <as, on reconnait les détails des travées osseuses sur le fragment détaché; de plus, les parcelles osseuses ont des contours moins nets et des angles plus aigus que celles des concrélions calcaires. IT paraît superflu d’insister davantage sur ce sujet ainsi que sur les fractures des os voisins : extrémité externe de la clavicule, acroemion, coracoïde.
L’âge des sujets atteints de périarthrite de l’épaule, qui, pour la plupart, ont dépassé 40 et 50 ans, dispense de faire allusion aux points d'ossificätion.
L'osiéo-chondromatose synoviale est rare au niveau de l'articulation scapulo-humérale; les corps opaques sont alors arrondis et disséminés dans la région articulaire.
L'existence d’un os acromial secondaire pourrait constituer un piège : « Dans ce cas, écrit KÔHLER, sur le cliché usuel pris en incidence sagittale, cet os ne se profile pas sur l’image. » Du reste, si les anatomistes le trouvent dans 7 à 15 % des cas, les radiologues ne le signalent que très rarement.
Enfin, les calcifications périarticulaires de lépaule peuvént ne constituer qu'une des localisations d’un processus général; il en était ainsi dans l'observation
de THIBIERGE et WEïsENBACH, dont le malade présentail de nombreuses lésions de selérodermie et de multiples calcifications ‘sous-cutanées,.
H. — Proxosric. EVOLUTION.
L'existence de telles lésions n’entraine aucune complication, mais comporte un pronostic variable, puisque lPévolution peut se faire vers la résorption spontance de toutes les calcifications, quelquefois en quelques semaines ou quelques mois, en même temps que la gêne fonctionnelle et les douleurs disparaissent; dans d’autres cas, celles-ci peuvent disparaître malgré la persistance des concrélions calcaires; dans d’autres cas encore, ces concrélions peuvent, nous Pavons déjà signalé, être complètement silencieuses, n’éntrainant aucun trouble, et n’être qu’une découverte radiologique. Enfin, bien que préexistante au traumatisme, la périarthrite scapulo-humérale peut ne devenir douloureuse qu’à l’occasion de celui-ci.
Cependant, dans certains cas, Comme chez une malade venue dans le service, et dont nous rapportons Pobservation, les signes de périarthrite décrits ici plus haut, après un certain nombre d'années de souffrances et d’impotence fonctionnelle relativement bénigne, se peuvent développer, à partir dun certain moment qu'il est impossible de prévoir, avec une vitésse de plus en plus accélérée, et aboutir en quelques semaines à une quasi-ankylose de larticulation de l’épaule.
Donc, si la guérison spontanée est possible, — 1]
, ne faut pas l’oublier lorsque lon veut juger de la valeur d'une thérapeutique, — la durée trop prolonséc de lPévolution, la possibilité de récidive, et surtout Pacuité des douleurs et l'importance de la gêne fonctionnelle croissante, nécessitent le plus souvent la mise en œuvre d’un traitement aussi actif et aussi rapide que possible.