IV. — TRAITEMENT
La disparition quelquefois spontanée des calcificalions, dans les cas de périarthrites calcifiantes radiologiquement contrôlées, minimise évidemment dans une certaine mesure les résultats obtenus par traitement : les résultats obtenus par les méthodes que nous nous proposons de développer ici sont néanmoins indiscutables.
Les thérapeutiques les plus variées ont été proposées, avec des succès divers, pour le traitement des périarthrites. Quelques-unes ent un certain nombre
de succès à leur actif.
NC LRAITEMENT MÉDICAL.
Le plus simple de tous, limmobilisation, est conseillé par CODMANX et MAGNANT.
SÉNÉQUE rapporte deux cas personnels, dans lesquels il a vu régresser et disparaitre les troubles fonclionnels et les douleurs spontanées et s’effacer Îles signes radiclogiques à la suite d’un traitement antisyphilitique.
Employés seuls, les moyens médicaux paraissent en
M pe
général inactifs. Tous les médicaments sédatifs ou antirhumatismaux : salicylate, iode, histamine, sinon conseillés par le médecin, du moins essayés par le malade, pour soulager ses douleurs, se sont révélés impuissants et n’ont pas réussi à rendre à ce dernier l'usage normal de son bras. La médication intérne salicylée a cependant apporté à quelques-uns une lésère amélioration, en semblant agir sur le syndrome douloureux. WEISENBACH et FRANÇON, par des infiltrations périarticulaires de novocaïne, ont obtenu, d’après leurs statistiques, 30 % de succès incomplets et 10 % d'échecs; dans ces derniers cas, disent-ils, les douleurs devenaient si vives que le traitement a dû être rapidement interrompu devant celte aggravation.
B. — TRAITEMENT HYDROMINÉRAL.
Des auteurs comme ROBERT, GAY et GRANDPIERRE, WEISENBACH et FRANÇON écrivent que de bons résultats ont été obtenus par des cures hydrominérales et citent des cas de guérison clinique, vérifiés radiologiquement, grâce aux bains d'air chaud, frictions et massages spéciaux d’Aïix-les-Bains. On pourrait toutefois objecter, peut-être, que les cures thermales ne peuvent être acceptées, le plus souvent, que par la clientèle aisée, car elles n’agissent que lentement et demandent souvent plusieurs cures, séparées par plusieurs mois de repos. En revanche, elles paraissent d'excellents adjuvants pour modifier l’état « humoral >» déterminant la maladie et pour parfaire le traitement radiothérapique.