‹ A propos du traitement radiothérapique de la Maladie de Duplay ou périarthrite scapulo-humérale calcifianteChapitre 18 sur 29 · D, — TRAITEMENT CHIRURGICAL · texte numérisé non relu

D, — TRAITEMENT CHIRURGICAL

L’extirpation chirurgicale des concrétions douloureuses est également pratiquée. L'intervention est, en principe, bénigne et peut se faire sous anesthésie locale, mais nécessite quand même l'entrée en mraison de santé, pour une période de quelques jours. Cerlains chirurgiens en sont très enthousiastes, puisque, disent-ils, la guérison est immédiale, absolue, définitive.

Cependant, POUYANNE écrit : « On voit des chirursiens, qui n’ont lPexpérience que d’un ou deux cas, généralement «très satisfaits des résultats obtenus. Puis, à mesure que leur pratique s'étend, et qu'ils

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connaissent mieux la maladie, son évolution, ils deviennent à la fois plus exigeants et plus réservés sur la qualité des résultats, et moins affirmatifs sur les conditions opératoires. » :

L'intervention elle-même n'est pas toujours facile. BROCQ, qui en a opéré un cas, il y a peu.de temps, déclare que, croyant tomber sur une concrétion cal- ‘aire bien limitée, nette, dure, il s'était trouvé en présence, après incisicn, d'une substance pâteuse, d’une espèce de boue calcaire, de couleur blanc jaunâtre, qu'il avait dû ramasser à la curette, sans être jamais sûr de n’en pas laisser dans quelque repli de la bourse séreuse.

TONDEUR fait, d'autre part, remarquer que « de la disparition constante, immédiate et définitive des douleurs », signalée par TAVERNIER, à la guérison complète, il y a une marge sérieuse : limitation des mouvements et douleurs à la mobilisation persistent, en effet, dans plusieurs cas, dans une large mesure.

Il y a lieu de faire remarquer qu’en cas de localisation de concrétions calcaires au niveau des tendons, ces derniers peuvent être plus ou moins lésés au cours de lintervention.

SÉNÉQUE rapporte, d'autre part: « Si l’on a pu enregistrer des succès, il existe également des échecs après exlirpalion : chez un blessé de l'Hôtel-Dieu qui présentait une luxation de l'épaule parfaitement rcduite, avec atrophie du deltcïde et une calcification de la bourse séreuse sous-deltoïdienne, je suis intervenu à la demande expresse du malade, las des trailements proposés et restés jusqu'alors inactifs, mais

en faisant toutes réserves sur le résultat ultérieur. Ces réserves n'étaient pas vaines, car, après avoir extirpé totalement et d’une pièce la calcification.sousdeltoïdienne, ainsi que l’a montré une radiographie faite après intervention, les résultats ont été nuls et les troubles fonctionnels ont persisté comme avant l'opération. »

Enfin, argument qui a sa valeur, nous signalerons que les cicatrices opératoires présentent des inconvénients d'ordre esthétique qui, au niveau de lPépaule, chez la femme en particulier, ne sont pas négligeables.

Ces critiques et objections ne peuvent être retenues à l’encontre de la radiothérapie.

E. — TRAITEMENT RADIOTHÉRAPIQUE.

Le but de notre travail est précisément d’insister sur la valeur du traitement radiothérapique de la maladie de Duplay.

AysacC, dans une thèse, en 1926, rapporte des observations, à propos de cette affection, de cas traités et guéris par les rayons X, mais ne donne pas de précisions sur les doses prescrites et la technique employée. Il se borne à conclure que ce mode de traitement peut être intéressant, F

En 1929, WALTER, de Belfort, publie dans le Journal de Radiologie la guérison d’un cas de périarthrite de l'épaule : « Sur les insistances d’un chirurgien, qui ne veut pas intervenir, le traitement radiothérapique est entrepris. En un mois, écrit-il, le malade est guéri : tous les mouvements du bras sont redevenus

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