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normaux, la disparition des calcifications est presque totale. >» L'auteur insiste sur le fait que le diagnostic et le traitement ont été purement du domaine radiologique.
BRENKNANN et Napaup, en 1932, font paraître l’observation d’une femme âgée, atteinte de périarthrite de lépaule avec calcifications bilatérales. Mais, bien que celles-ci fussent bilatérales, la douleur et la limilation des mouvements, principalement d’abduction, ne se présentaient que du côté droit. D’autre part, la malade ne se souvenait pas avoir jamais subi un traumatisme sur l’une ou l’autre épaule, maïs était par contre d’un tempérament rhumatisant. En peu de jours, grâce au traitement radiothérapique, la sédation des douleurs était absolue et la récupération des mouvements était totale. Enfin, en six semaines, les foyers de calcification étaient presque entièrement résorbés.
HAENISCH, ayant traité dix <as de la même affection par les rayons X, déclare : « Un examen radiographique fut pratiqué avant, pendant et après traitement. Les calcifications s’atténuaient ou disparaissaient, selon que la périarthrite évoluait vers l'amélioration ou vers la guérison. »
Durour, de Mâcon, relatait en 1932 une observation intitulée : Quelques cas d'ossifications des parlies molles de l'épaule; leur traitement radiothérapique. (A propos du terme d’ossification, nous renvoyons le lecteur au paragraphe de l'anatomie pathologique, où nous avons insisté sur le fait qu'il n’y avait jamais organisation en lamelles, ni rien qui rap-
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pelât la structure osseuse au niveau de ces concrétions.)
Quatre des sept malades soignés par cet auteur ont reçu le traitement radiothérapique : « Non seulement, écrit Durour à leur sujet, nous avons eu Île plaisir de voir ces malades accuser, d’une facon constante, la disparition de leurs douleurs et de l’impotence fonctionnelle, mais aussi nous avons constaté l’atténuation et même Peffacement des images pathologiques notées antérieurement à lexamen radiologique. »
CHAUMET publie une statistique de neuf cas de périarthrite calcifiante soignés par les rayons X. Malheureusement, la plupart de ces malades avaient, en plus de la radiothérapie, été soumis à un traitement, soit par ionisation, soit par faradisation, ce qui peut troubler l'interprétation de ces résultats. Il écrit néanmoins : « La périarthrite scapulo-humérale est Je plus souvent rapidement et considérablement améliorée par la radiothérapie », et il ajoute à propos de ces neufs malades : « Neuf guérisons où quasi-guérisons (dans quelques cas, persistance d’un point douloureux à la forte pression de la région sous-acromiale, un peu de gêne dans certains mouvements) obtenues en deux mois de traitement en moyenne, quelle que soit l’ancienneté des lésions. »
Plus catégorique, AIMÉ, dans le Journal belge de Radiologie, écrit en 1932: « J'ai publié en 1921 un premier cas de bursite sous-acromiale calcifiée guérie radicalement par la radiothérapie. » Et plus loin : « Les dix cas que j'ai observés depuis 1921 semblent
démontrer que la radiothérapie est le traitement de cheix. La guérison a été observée dans tous les cas et il ne n’a pas encore été signalé de récidive, » Et il ajoute que ces résultats ont été obtenus après l'échec de thérapeutiques les plus diverses, tant médicamenteuses que physiothérapiques ordinaires.
MERKLEN est du mème avis : « On peut considérer, à l’heure actuelle, la radiothérapie comme la plus puissante méthode physiothérapique de traitement des rhumatismes de lépaule. Flle peut être utilisée à peu près dans toutes les variétés d’arthrites de l'épaule, mais spécialement dans l'ostéoarthrite dégénérative chronique et dans les périarthrites avec calcifications. >» Nous sommes donc loin de lopinion de TAVERNIER, qui, en 1932, pensait que les calcifications étaient le plus souvent tenaces, ne se laissant modifier par aucun traitement médicamenteux où physique.
Dans le service de M. LEPENNETIER, au centre d’électreradiologie de l'hôpital Tenon, nous avons personnellement pu suivre un assez grand nombre de ces malades (raités par la physiothérapie et en particulier par la radiothérapie, non par inclination svstématique de médecin spécialisé, mais précisément parce que ces malades avaient été aiguillés dans Île service par d’autres médecins, le plus souvent, après échec de nombreuses tentatives thérapeutiques.
Tout dernièrement, sur plusieurs de ces cas en traitement, nous avons pu assister, par la prise de clichés de contrôle successifs, à la résorption progressive des calcifications périartieulaires, résorption allant de