‹ A propos du traitement radiothérapique de la Maladie de Duplay ou périarthrite scapulo-humérale calcifianteChapitre 26 sur 29 · ACTIONS DES RAYONS X · texte numérisé non relu

ACTIONS DES RAYONS X

Etant donné le nombre relativement important de cas de périarthrites calcifiantes, auxquelles nous venons de faire allusion, et qui se sont améliorées ou ont été définitivement guéries par l’application des rayons X, à l’exclusion de tout autre traitement, il est indéniable que ceux-ci aient une action directe et pour ainsi dire spécifique sur les lésions. Mais par quel mécanisme les rayons X provoquent-ils à la fois

la disparition de la douleur et la résorption des éléments calcifiés? Comment les rayons X agissent-ils?

En l’état actuel des connaissances sur les rayons de Rœntgen, la question est très délicate.

La gêne fonctionnelle et la douleur semblent plus en rapport avec un état inflammatoire de tout le tissu périarticulaire, qu'avec la présence, en un point limité de celui-ci, d’un dépôt calcifié : donc, deux éléments plus ou moins étroitement liés : dépôt calcaire et inflammation.

Les rayons X, cylolitiques sur place à forte dose, ont sur la destruction des cellules jeunes, en voie de métaplasie, une action exclusive, qui leur appartient en propre. Cette propriété n’entre guère en ligne de compte ici, dans le processus de résorption des lésions périarticulaires Calcifiantes; en effet, s’il v a remaniement architectural des tissus, comme nous l'avons vu lors de l'étude de la pathogénie et de lanatomie pathologique, il ne s’agit guère de métaplasie. D'autre part, il s’agit d'organisation fibreuse. Or, ces tissus sont particulièrement résistants aux ravens X. Tout au plus pourraient-ils agir, à la première phase de la transformation fibreuse, sur le tissu conjonctif jeune. Mais le traitement radiothérapique n’est pour ainsi dire jamais institué à ce stade d'évolution des lésions.

C’est particulièrement par leurs propriétés modifi- ‘atrices, lesquelles se révèlent chaque jour plus efficaces, que les rayons X agissent contre cette véritable cellulite périarticulaire qu'est la maladie de Duplay.

Comme les autres agents physiques, les rayons X

SRE En

ont une action sédative, mais de plus, et surtout, une action essentiellement rééquilibrante, dont le mécanisme est à base de phénomènes réactionnels circulatoires et trophiques. Ils calment la douleur et aident à la résorption des éléments inflammatoires.

De plus, ils agissent non seulement par application in situ, mais encore par irradiation à distance sur des points favorables : réflexes encore mal précisés de mécanisme sympathique vaso-dilatateur, sur lesquels le professeur LERICHE a insisté dans ses récents travaux, et aboutissant, en l’occurrence, au retour ad integrum de la répartition normale des éléments minéraux, tels que le calcium; d’où résorption des concrétions calcaires au profit de la tête humérale qui reprend son opacité normale.

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