V. — CONCLUSIONS
Le nombre de malades atteints de périarthrites scapulo-humérales calcifiantes, que l’on voit se présenter en une année dans un service comme le centre d’électro-radiologie de l'hôpital Tenon, que dirige le docteur LEPENNETIER, et aussi le nombre important de cas rapportés par les auteurs et dont nous avons fail mention dans ce travail, nous donnent à penser qu'il s’agit là d’une affection relativement fréquente. Il im porte donc qu'aujourd'hui, plus couramment dépistée grâce à la radiologie, son seul traitement efficace soit davantage connu el mis en œuvre.
En effet, à l'encontre de ce que l’on peut lire dans certains traités de thérapeutique orthopédique, dans lesquels la physiothérapie est indiquée comme un procédé réservé pour cas bénins, ou aux lacunes de certains autres, où elle est passée sous silence, il ressort de tout ce qui précède que la radiothérapie parail le traitement de choix de ces affections, tout au moins comme traitement initial.
Cette opinion repose sur un fait absolument indéniable mais qui n’est guère connu, à savoir : la disparition presque constante des images de caleification, sur les radiographies de contrôle prises pendant
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el après le traitement par les rayons X, disparition qui va de pair avec la cessation des phénomènes douloureux et de la gène fonctionnelle.
Ce fait éminemment favorable de la disparition des calcificalions eïles-mêmes, compte tenu des résorptions spontanées, donne évidemment à penser que la préférence devrait être donnée tout d’abord à une méthode non sanglante, telle que la radiothérapie.
Il s’agit, en effet, d’une méthode efficace, comme nous venons de nous attacher à le démontrer, donnant autant qu'il se peut les meïlleures garanties de succès.
De plus, elle est sans risques, et, à part les petits signes d’asthénie éprouvés par les malades, elle n’expose à aucun accident ni complication. En cas d’échec, il est, du reste, toujours possible de faire intervenir un autre procédé thérapeutique.
Autre avantage de cette méthode, le traitement par les rayons X est relativement court. On a vu, en effet, que la plupart des malades étaient effectivement guéris dans le courant du premier mois de traitement. Cette méthode est, de plus, ambulatoire, c’est-à-dire contrariant au minimum l’activité sociale du malade.
Enfin, argument qui a sa valeur, nous éviterons les cicatrices opératoires qui représentent un inconvénient d'ordre esthétique, en particulier lorsqu'il s’agit de la région de l’épaule chez une femme. Le traitement ne laisse aucune trace sur les téguments, le brunissement de la peau s’estompant en quelques semaines.
Ce traitement gagnera à être complété par l’un des
Du ARS
traitements analgésiques adjuvants signalés au passage : médication salicylée ou ionisation au salicylate de lithine, pour combattre l’exagération passa- . gère des phénomènes douloureux, lors des premières séances d'irradiation. On peut, une fois terminée la série de séances d'irradiation, recommander une cure hydrominérale qui, pour certains auteurs, est capable de modifier « l’état humoral >» ayant déterminé la maladie.
Aux procédés chirurgicaux seront réservés les cas rebelles à tout traitement.
Vu : Vu :
Le Président, Le Doyen, STROHL. BauDouUNn.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, Gilbert GIDEL,
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