EXCEPTIONNELS
Ces procédés sont nombreux, mais tous CX-FCMEment incertains.
D'après la ‘plupart des auteurs, notamment
d'après M. LAGOUTTE, on ne s’y adresse que dans les.
conditions suivantes : à a) À cause de la forme ahatomique de l’ulcus. b) À cause de l’état du malade.
a) La forme anatomique de l’ulk:us empêche le traitement courant.
Td
1° Nature de l’uleus : l’ulcus perforé présente une zone calleuse très étendue, très friable, les bords de l’ulcus sont minces, déchiquetés, la perforation est large, chaque essai pour passer les fils et les serrer est un échec. La tension est trop forte, les fils cou-
pent.
>° Le siège -de l’uleus : le siège de la perforation est difficilement accessible (ulcus juxta-cardiaaue, surtout postérieur), l'estomac est fixé par des adhérences qui rendent l’extériorisation difficile.
b) L'état du malade I'est tel, dans ces cas, qu’il faut finir le plus vie possible l'intervention, sans qu'il soit permis d'envisager la possibilité d’un autre traitement.
En général, les conditions précédentes sont réunies lorsqu'on se décide à appliquer ces procédés aléatoires.
Ces procédés ont deux buts :
1° Is visent à dériver le contenu gastrique hors de la cavité péritonéale ; £ | 2° Ou à aveugler la perforation par un artifice
quelconque (obturation).
1° Dérivation du contenu gastrique :
Successivement on a rapporté les procédés suivants : :
Abouchement de la perforation de luleus à la
paroi ;
MR D ap
Gastrostomie indirecte par tube de. caoutchouc ‘poussé dans le duodénum en passant au travers de la perforation et entouré d’épiploons ;
Gastrostomie et même jéjunostomie.
Nous en néglisgeons.
En général, les résultats en sont désastreux, et il nous semble illogique que certains aient voulu faire
de quelques procédés aussi précaires la méthode de
choix dans le traitement des ulcus perforés.
C'est ainsi que ScHmT excise l’ulcère, le suture et fait une gastrostomie chez des malades opérés pour la plupart dans les 12 premières heures !
D'autre part, parmi ces procédés, il en est d’une exécution difficile et on peut voir survenir, si le malade guérit, la persistance d'une fistule gastrique tellement grave (à cause de la dénutrition) que la cure en semble difficile.
Or, dans nos statistiques nous ne relatons aucune intervention de ce genre.
>° Obturation d@ la perforation gastrique :
On cherche à aveugler la perforation soit en suiturant l'ulcus à un organe voisin, soit en fermant la perforation par un bouchon épiploïque. Enfin, le tamponnement avec drainage de dla cavité péritonéale semble encore être le plus souvent pratiqué. C'est à ce dernier procédé que M. LAGOUTTE a eu recours ’dans quatre cas désespérés. Les résultats en
ont été malheureux.
3 Ga.
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