‹ A PROPOS DU TRAITEMENTCHIRURGICAL DES ULCÈRES PERFORÉS GASTRO-DUODÉNAUXChapitre 33 sur 93 · AVANTAGES DE LA SUTURE SIMPLE · texte numérisé non relu

AVANTAGES DE LA SUTURE SIMPLE

1° Elle est réalisée avec le minimum de manipulations opératoires.

C’est un avantage indéniable. Dans toute chirurgie, l’opération la moins traumatisante-est la mieux supportée. Ce principe est surtout applicable à la chirurgie d'urgence. Malgré les désavantages de la situation, la déficience des aides, le personnel mal entraîné, la suture peut être réalisée avec le maximum de chances de succès. On ne pourrait en dire autant de toute intervention et notamment de la gastrectomie.

Pendant l'intervention, les tiraillements sur les mésos sont évités. L'épanchement liquidien septique n'est pas transporté en des coins vierges de son conlact. Toutes ces considérations prennent une imporlance considérable surtout après la douzième heure.

>° Elle est l'intervention la plus rapide.

Logiquement c’est indiscutable. Cependant on a invoqué les (itonnements, les échecs, qui ont obligé

j le chirurgien à recommencer de multiples fois le passage des fils. En réalité, dans la plus grande partie de ces cas, il s’est agi d’une faute de technique. On a voulu travailler trop près de la lésion. Lors-

qu'on s’astreint à passer les fils en dehors des tissur pathologiques, en prenant très largement la paroi duodénale ou gastrique, on s'est trouvé à l'abri de ces tâätonnements fâcheux et la suture a gardé sa simplicité et sa rapidité. Nous insisterons en étudiant la technique de la suture.

3° Elle permet un minimum d'anesthésie :

C'est un point important chez la plupart des malades arrivés tardivement et très choqués.

On à incriminé la longueur de l’anesthésie dans les causes des complications pulmonaires après les interventions sur le tractus digestif, et bien des chirurgiens, à l'heure actuelle, ont recours à l’anesthésie locale et régionale. Ils ont eu une diminution de la mortalité et de la morbidité dues aux affections pulmonaires.

On semble maintenant attacher une moindre importance à l’anesthésie. Cependant il nous semble que si l’on pouvait réaliser l'intervention avec le secours de l’anesthésie régionale et locale on verrait moins encore d’évolutions de broncho-pneumonies qui arrivent tardivement et sont d'autant plus graves que la malade a davantage” souffert et plus longtemps avant l'accident aigu de la perforation.

Ces raisons, dira-t-on, ne valent que dans les cas :

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