VAN MO
lement verticale. Quoique le canal duodénal semble rétréci, malgré le soin qu'on apporté à la suture, on ne pratique pas
de gastro-entérostomie en appliquant ainsi les principes de
notre Maître le Docteur Lapointe, On laisse un drainage soushépatique et on ferme Ja paroi en deux plans aux crins.
Suites opératoires normales.
On enlève le drain le »° jour et les compresses du pansement montrent la présence de baryte. Le 9° jour on enlève les crins superficiels ; le malade sort le 28 décembre, ne se plaignant plus d'aucune douleur. On lui prescrit le régime de Sénator. | $
L'examen radioscopique est pratiqué dans le service du Docteur Bensaude par le Docteur Henri Marchand : estomac tonique, oblique, avec rigidité de la petite courbure. Le pé-
ristaltisme s'établit précocement ; les ondes s’amorcent sur
la petite courbure dans la portion verticale, puis cessent en arrivant sur la portion horizontale. Elles progressent normalement sur la grande courbure et y sont très profondes. Bulbe duodénal très rétréci, mais transit duodénal normal.
Un nouvel examen radioscopique est pratiqué le 13 février 1925 par le Docteur Henri Marchand.
Le bulbe duodénal est encore un peu rétréci, mais le passage est normal ; l’évacuation gastrique se poursuit facilement ; pas de stase: Le 26 janvier le malade est revu et dit aller parfaitement bien.
OBSERVATION XIX B:.. Léon, âgé de 26 ans. Les premiers symptômes de son infection gastrique remontent à fin août 1924. Il présente alors des crampes d'estomac tardives après les repas, avec quelques renvois acides ; son appétit diminue, Il aurait eu un dégoût assez marqué pour les viandes, mais il n’a pas modifié son régime et a continué son travail. Le 24 décembre 1924,
après une. journée de travail . ordinaire, il est pris brusquement, vers 16 heures, d’une douleur épigastrique violente, avec dés vomissements alimentaires, Il est amené à l'hôpital et! entre ‘dans le service du Docteur Lapointe vers 22 heures. On fait le diagnostic de perforation du tube digestif et on décide. l'intervention à 23 heures.
: Intervention :'Devant l'absence très caractérisée, de troubles gastriques, devant la contracture de la fosse iliaque droite, avec point douloureux maximum au niveau du point de Mac Burney, on commence par pratiquer une incision de la fosse iliaque droite. À l'ouverture du péritoine, issue de
liquides muqueux et de gaz. On pense alors à la possibilité d’une perforation d’un ulcère gastro-duodénal. L’appendice semble sain, Appendicectomie et fermeture de la paroi en un plan, en laissant un drain dans le Douglas. Incision médiane sus-ombilicale. On trouve une perfotation masquée par des fausses membranes et partiellement obturée par la vésicule biliaire. Cette perforation, plus grande qu'une lentille, est environnée d’une zone indurée s'étendant sur toute la hauteur du canal duodénal, à proximité du pylore que l'on distingue cependant. Cette induration s'étend en large sur plus de cinq centimètres. On essaye de passer un fil en bourse très loin ; il plicature le canal sans amener l’obturation totale. Il sort encore des gaz et du liquide. On passe un second fil qui arrive à fermer complètement l’orifice et, pour assurer l'étanchéité, on fait un recouvrement en ramenant de part et d’autré l’épiploon gastro-hépatique et gastro-coliqué par une suture. Le canal duodénal ést très rétréci, mais, systématiquement ; pas de gastro-entérostomie: On mèche et on draine la région.! Fermeture de la paroï aux bronzes.
Suites opératoires : elles furent normales. Le drain est retiré le deuxième jour, da mèche le quatrième, les bronzes le quinzième, ; le malade sort guéri le seizième jour.
: L'examen radioscopique pratiqué par le Docteur Henri Mar-
TU
chand, dans le service du Docteur Bensaude, donne le résultat suivant le g janvier 1925 :
Estomac tonique, vertical, courbure souple, péristaltisme normal, bulbe déformé sans images anormales fixes. La deuxième partie du duodénum est en « feuille de fougère ». La troisième portion est normale. L'évacuation gastrique-se fait fort bien. Le 13 février 1925, un nouvel examen est pratiqué par le Docteur Henri Marchand qui signale que le bulbe duodénal est un peu rétréci, mais que l'évacuation de l’estomac est en tous points normale. x
Examen radioscopique pratiqué le 16 juin 1925 : estomac souple et mobile dans toute son étendue, sans irrégularité des parois ; hypercynésie. Le pylore se laisse assez difficilement forcer. Le bulbe duodénal est très déformé avec coudures brusques de la deuxième portion. Adhérence marquée, duo-dénosé sous-hépatique. Quatre heures après le repas, résidus dans la première et dans la deuxième portion du duodénum.