APRES RES
‘étude’ de nos chiffres montre une. progression impressionnante de la mortalité en rapport avec le retard apporté à l'intervention.
Il est vrai qu'on doit ajouter que la gravité est modifiée par d’autres facteurs : siège, calibre de la perforation, septicité et quantité du liquide épanché etc...; néanmoins, l'heure de l’acte opératoire domine le pronostic immédiat.
Or, par comparaison, les heures d'intervention semblent beaucoup plus précoces dans le service du Docteur Lagoutte que dans le service du Docteur Lapointe. FOR
En réalité, les malades urgents du Creusot sont plus rapidement mis en présence du chirurgien que
les malades du quartier Saint-Antoine amenés à
l'hôpital de leur quartier.
Récemment nous exprimions notre surprise de voir de tels malades arriver si tardivement à l’un de nos maîtres, chirurgien du Bureau central. Il nous répondit que, quel que soit l'hôpital parisien, le plus grand nombre des interventions pour ulcus
perforé qu'il avait pratiquées avaient été trop tar-
dives, les malades arrivant pour la plupart au début ou au milieu de la péritonite.
Les causes de ce retard sont les suivantes
1° Trop souvent lé diagnostic de la perforation n’est pas fait en temps utile, c’est-à-dire d’une façon précoce, et pourtant « si le diagnostic de l’ulcus perforé est fait opportunément le pronostic en apparence si redoutable devient en réalité plus bénin ». Le
2 Ga.
EN
praticien sauve à peu près à coup sûr la vie de son malade si avant la dixième ou douzième heure — il le confie au chirurgien. Il laisse mourir ce malade si, en ne traitant que les symptômes, il remet au lendemain la précision du diagnostic ou l'exigence du traitement opératoire ».
Done chaque heure perdue engage ren iOn là responsabilité du médecin. vis- à-vis de son client, mais le diagnostic fait et précocement fait, grace à la simplicité et à l'évidence dans la plupart des cas et dans les premières heures des symptômes de la perforation gastrique, il faudrait que le médecin hâtât lui-même l’acheminement de tels malades vers l'hôpital et ceci pour la raison suivante
2° Cette raison, sur laquelle notre Maître, le Docteur Lapointe, insistait dans plusieurs conversations que nous eûmes avec lui, c’est le fait que les ambulances parisiennes ne procèdent pas d’une façon logique au ramassage des urgences. L'ordre suivi est dicté non par la connaissance de la gravité et de l'urgence d'une intervention, mais bien par les hasards d’un itinéraire qui amènent souvent les chroniques bien avant ceux qui bénéficieraient d’un prompt transport. L
Donc il faut souhaiter pour nos malades une plus grande précocité dans l’intervention. Il faut s’efforcer de réaliser l’opération immédiate dans les six premières heures, et ainsi les statistiqus opératoires présenteront une amélioration considérable.
Etude des Antécédents
Cette étude ne porte malheureusement que sur la
moitié de nos cas, soit 27 observations. Ainsi qu'il est classique de le faire, nous diviserons ces cas en trois groupes
1° Dans un premier groupe la perforation est le premier symptôme en date ; jusque là, l’ulcus était latent, il a présenté une évolution foudroyante.
Sur 27 cas, trois réalisent ce tableau. Les malades n'avaient jamais souffert. :
Si nous nous risquons à un essai de pourcentage, nous trouverons un chiffre de 11,1 %, chiffre bien rapproché du pourcentage donné par Schmidt de 11,3%. : |
2° Dans un second groupe on réunit les ulcères cliniquement jeunes, ayant une évolution aiguë, aboutissant rapidement à la perforation en quelques jours ou quelques semaines. Dans cette catégorie nous rangeons les cas suivants :
1 malade souffrant depuis........... 2 jours I » » D NP NUE CARE PES 8 jours I » Dr. DE ot EC DES 15 jours 2 » ») DU LNUR PENSE ENTRE {4 semaines x » ») » A 4 TA .... 8semaines
Soit 6 cas sur 27, soit 22 Ÿ%.
3° Dans la troisième catégorie on réunit tous les ulcus chroniques, les malades ayant présenté des
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troubles gastriques et des douleurs depuis plusieurs mois ou plusieurs années
1 malade souffrait depuis 4 mois
ut HA no) 6 mois ‘
ñ » » » quelques mois sans spécification exacte de la date de début.
2 DA » » 5 ans
I » » D 7 ans
2 » » » 10 ans
I ; » ») » 15 ans
6 » D » longtemps sans précision.
Soit 18 cas sur 27, à peu près 67 %.
Le plus souvent ils avaient été traités médicalement, sauf l’un d’eux qui était porteur d’une gastroentérostomie faite par M. Ricard. Nous essaierons plus loin de voir si, pratiquement, on peut d’après. les antécédents des malades, tirer des conclusions
sur la forme anatomo-pothologique de la perforation.
Age des Malades
Quoique la perforation de l’ulcus puisse se présenter à tout âge, elle offre classiquement un maximum de fréquence à l’âge moyen de la vie. Sur 54 perforations nous trouvons les résultats suivants en faisant un essai de pourcentage (en réalité seulement,