‹ A PROPOS DU TRAITEMENTCHIRURGICAL DES ULCÈRES PERFORÉS GASTRO-DUODÉNAUXChapitre 90 sur 93 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

G... Jean, 69 ans, entre le 3 févier 1925 dans le service du Docteur Lapointe, en pleine péritonite. Peu de symptômes gastriques. Depuis longtemps, il souffre de la partie droite de son abdomen, mais l’état intellectuel du malade ne permet pas de pousser un questionnaire plus loin. On porte le diagnostic de perforation du tube digestif datant de 48 heures.

En effet, le malade venant à Paris a été pris dans le train d’une douleur violente, le 1° février ; arrivé chez lui, il y est - resté jusqu'au 3.

Intervention. 4e RER

Incision dans la fosse iliaque droite. On trouve un pus vert épais, qui fait penser soit à une perforation de la vésicule biliaire, soit à une perforation duodénale. Appendicectomie et drainage dans le Douglas. Fermeture de la paroi en un plan. Incision transversale sous-hépatique (Sprengel). La vésicule est saine, mais on trouve une perforation plus grosse qu'une lentille sur la première portion du duodénum, sur une cicatrice étoilée ancienne d’ulcus siégeant sur la face antérieure du canal duodéno-pylorique. La zone avoisinante est très peu indurée. Suture simple en deux plans. Fermeture de la paroi en trois plans, aux crins, après drainage de la région sous-hépatique.

Suites opératoires : le malade semble aller mieux ; son état s'améliore ; il rend des gaz ; mais le 6 février au matin, il nieurt brusquement, sans que rien ait pu faire prévoir cette issue fatale.

{ i} OBSERVATION XXII

(Malade traité en ville par le Docteur Lapointe). N... J.., 31 ans, marchand de vins, souffrait de l'estomac depuis plusieurs années. Le 14 juin 1925, à 10 heures du soir, il est pris d'une douleur violente en coup de poignard épigastrique. En même temps apparaissent les vomissements. Il est vu le 15, À ‘0 heures du matin : le faciès est grippé, le ventre en bois, la: température à 38,4 ; le pouls est à 80. Le malade n’a pas rendu de gaz depuis l'apparition de sa douleur. La douleur es toujours aussi vive, malgré deux piqûres de sédol. A la 3° heure, laparotomie médiane sus- ombilicale donnant issue à

du liquide abondant avec des fausses membranes, que l’on

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