‹ A propos d’un cas de gommes cutanées tuberculeuses multiples et symétriques au cours d’une tuberculose pulmonaire graveChapitre 14 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Si les gommes cutanées tuberculeuses se présentent le plus souvent comme des manifestations d’allure primitive, elles peuvent au contraire apparaître quelquefois au cours d’une tuberculose viscérale grave évolutive.

Dans ce cas elles peuvent avoir une répartition systématisée, les éléments se disposant de façon symé-

trique sur chaque moitié du corps.

II. — Deux grands types cliniques peuvent sobserver : les gommes dermiques et les gommes hypodermiques. Celles-ci sont de beaucoup les plus caractéristiques, mais avec fréquence relative d’une variété à type sporotrichoïde.

IIT. — Quelles que soient les circonstances d’apparition, l’état général n’est pas très altéré et l’évolution peut être très prolongée malgré d’importantes

lésions cutanées et viscérales.

IV. — Le diagnostic nécessite l’injection au cobaye du pus provenant des collections hypodermiques. Mais la tuberculisation du cobaye est très difficilement obtenue. Il faut répéter plusieurs fois les recherches avant d'obtenir un résultat positif.

ut

Il est indispensable de toujours pratiquer une recherche des réactions sérologiques de la syphilis et de cultiver le pus sur milieu de SABOURAUD. La syphilis gommeuse et la sporotrichose sont en effet les principales causes d’erreur.

V. — Il est rare que les gommes résultent d’une inoculation cutanée directe. La dissémination par voie lymphatique est plus fréquente.

Dans la règle, l’essaimage semble se faire par voie sanguine, mais dans de nombreux cas cette hypothèse n’a pu être vérifiée.

VI. — Les diverses conceptions pathogéniques ne donnent qu’une explication imparfaite des faits observés.

On peut considérer cependant que les gommes sont dues à des bacilles atténués ou détruits par les réactions de défense de l’organisme et par la bactériolyse locale.

VIL. — Le terrain allergique paraît donc être l’élément fondamental. Mais le terrain hérédo-syphilitique peut aussi jouer un rôle efficace dans la répartition et l’évolution des gommes tuberculeuses cutanées.

VIII. — Le traitement est toujours décevant et doit être dirigé davantage contre la tuberculose, maladie

générale, que contre les lésions cutanées.

Vu Vu LE DoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

TIFFENEAU. GOUGEROT

Vu et permis d'imprimer :

LE RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, Pour LE RECTEUR :; L'INSPECTEUR LE L'ACADÉMIE, CH. PUGIBET.

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