‹ A quoi bon la Société Aberdeen [microforme]Chapitre 2 sur 2 · EE EE · texte numérisé non relu

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posté. Quand nous les avons finis, jeles donne à ma mère, qui n’a pas. le moyen d'acheter des journaux. Ainsi nous vous sommes tous. très reconnaissants de nous procurer cette jouissance pendant les longs mois d'hiver. Les enfants se distraient avec les jeux qu'ils ont reçus...ils n'avaient-jamais eu avant cela aucune espèce de jeu ; aussi les trouvent-ils très amusants.”

Un garçon de douze ans écrivit d’Assiniboïa : # J'ai entendu parler de la Société Aberdeen, et étant privé de bonne lecture, et trop pauvré pour acheter. des livres, je voudrais bien que vous m'envoyiez de la lecture. intéressante pour les petits garçons ; je préférerais des livres. de voyage ét d'aventures, ou j'aimerais des livres sur Ja nature et les.animaux. Comme les livres ici sont ratés. et les petits garçons nombrèux, iles livres seront distribués dans le voisinage.”

Voici‘une lettre d’un des-nombreux ‘missionnaires qui nous demandent des paquets: :—

‘ Un paquet de livres nous est arrivé;étvous né pouvez pas-vous imagine combien. noûs en

sommesreconnaissants. J'ai des visites à faire sur-üne très grande.étendue du pays. - Je me considère vraiment privilégié de pouvoir prendre des livres avec moi pour donner, et nos gens enñ sont si contents ; ils sont pauvres, dontiils n'ont pas les moyens d’acheter les journaux que: vos paquets. contiennent, Ils vont de maison en maison ; il serait difficile de dire à combien de gens.ils font du bien. J'espère qu'il me sera longtemps «permis de recevoir des paquets de vôtre Société.”

Que pensez-vous detout ceci, mesdames et messieurs ? Est-ce que la Société Aberdeen sert à quelque chose ?. Ah, nous voyons que vous n'en doutez plus, et que vous demandez déjà comment vous pouvez l'aider à accomplir sonsæuvre. Ecoutez donc,'et nous vous‘le dirons bien volontiérs. : Et; d’abord; rappelez-vous-qüe‘tout le monde peut. contribuer à cette entreprise, les messieurs aussi, bien ‘que les dames, les jeu-.

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nés aussi bien que les vieux, les. malades aussi bien que ceux qui sont valides. | Que voulonsnous de vous ? Voici: Sachez que pendant ces dernières semaïînes deux sections de la‘Société se sont formées à Montréal: l’une organisée par les dames. canadiennes françaises, sous la présidence de Madame Louis Masson ;:lautre, orga:

nisée par les dames anglaises de cette ville, sous la présidence de Madame Gillespie,

Ces deux sections constituent une Société, et auront ‘une réunion annuellé commune; mais les dames françaises, elles, entreprennent:la tâche de pourvoir aux besoins descolons qui parlent le français partout où ils se trouvent dans le pays,

La Société Numismatique de Montréal a bien voulu offrir à la Société Aberdeen un local dans le Château Ramesay, et nous.vous- chargeons maintenant dé recueillir, parmivos- amis, toute la littérature bonne, saine et intéressanté que vous pourrez: trouver. Nous avoris besoin de journaux illustrés, de’ petits journaux pour, les enfants, de livres religieux,de livres.et de revues’

1 4". Déjà la’section française ne sait plus‘comment

d’un ordre plüs élevé. Nous ne ‘pouvons. pas nous servir des‘ journaux quotidiens, et nous prions nos amis. de ne: pas noûs envoyer des livres dont ils ne peuvent permettre la lecturesà leurs 'enfants,.ni-des livres-défendus par l'Eglise.

N'envoyez pas non plus des livres trop. vieux, ou des livres-en mauvais état, et n’offrant-aucun attrait ‘et répugnant à l'œil.

Si vous pensez à ceux que nous désirons égayer; vous saurez ce qui leür-plaira et ce qui aidera à développer en-eux et chez leurs enfants toutes ces qualités de cœur -et d'intelligence que nous désirons voir fleurir.dans le Canada.

Adressez toute la littérature à la Secrétaire de la Société Aberdeen, Château Ramesay.

(Madame .AÀ. Gagnon, Madame Provenchéer et RS ont bien voulu accepter la charge de secrétaires.)

Rappélez-vôous que’ si vous ou vos: enfants ävez quelques jeux dont vous pouvez vous pas- ‘ser, Ces dons sérént la-«source de grands plaisirs,

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remplir les demandés de ses protégés. Sa Présidente honoraire, Madame. A. Forget, de Régina, envoie constamment. des demandes, et nous en attendons aussi des endroits isolés des autres provinces—nous sommes bien .sûre que les citoyens de Montréal contribueront volontiers à remplir les paquets ; et si quelques-uns n'ont pas de littérature à donner, eh bien, ils donneront une contribution monétaire à la place, n'est-ce pas ?

Ishbel Aberdeen

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