‹ A quoi rèvent les jeunes fillesChapitre 4 sur 37 · LA VOIX · texte numérisé non relu

LA VOIX

Qu'importe que le jour finisse et recommence, Quand d'une autre existence Le cœur est animé?

Ouvrez- vous, jeunes fleurs. Si la mort vous enlève,

La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve.

Et vous aurez vécu, si vous avez aimé.

NINON, soulevant s;i jalousie.

Ses éperons d'argent brillent dans la rosée; Une chaîne à glands d'or relient son manteau noir. Il relève en marchant sa moustache frisée. — Quel est ce personnage et comment le savoir?

10 A QUOI RÊVENT LES JEUiNES FILLES.

SGÈiNE II

mus, à sa toilette; SPADILLE, QUINOLA.

mis.

Lequel de vous, marauds, m'a posé ma perruque? Outre que les rubans me font mal à la nuque, Je suis couvert de poudre, et j'en ai plein les yeux.

QULNOLA.

Ce n'est pas moi.

SPADILLE

Ni moi.

QUlNOLA.

Moi, je tenais la queue.

SPADILLE

Moi, monsieur, je peignais.

IRUS

Vous mentez tous les deux.

Allons, mon habit rose et ma culotte bleue. Hum! Brum ! Diable de poudre! — Hatsch! Je suis aveugle.

Il éternuc.

QUI^'0LA, ouvrant une armoire.

Monsieur, vous ne sauriez mettre celte culotte. La lampe était auprès, — toute l'huile a coulé.

SPADILLE, ouvrant une autre armoire.

Monsieur, votre habit rose est tout rempli de crotte : Quand je l'ai déployé le chat était dessus.

IRUS

Ciel! de cette façon voir tous mes plans déçus! Écoutez, mes amis, — il me vient une idée : Quelle heure est-il?

SPADILLE

Monsieur, l'horloge est arrêtée.

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