K° IX
ji Son Excellence le ministre de la guerre.
Grenoble, le a5 février 1816.
Monseigneur, J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence
t rail d'une lelln
i que je reçois a l'instant de M. 1b
gé 1 Dillon, t
;ommandant le département des
ï il i-Alpes. Je
n'ai rien à ajouter aux réflexions
de ce général suri
ellenomination : elles sont parfai-
temenl justes, et
ie suis convaincu qu'elles auront
l'approbation d
?IIence. Le général Dillon
me rend con
e même lettre , d'un évé-
nement à t
ble à celui qui s'est passé
danslevil e
:mps. Les gendarmes ont
voulu arrêter de
is prévenus de cris sédi-
lieux , dans la i
de Saint- Amartin , pies
Jïriançon. Tous
ns se sont réunis, et ont
forcé les gendan
retirer, en les menaçant,
et faisant entendre des cris de rébellion. Ayant fait sentir aux généraux commandans la nécessité de savoir prendre, en pareil cas , les mesures les plu* promptes et les plus rigoureuses, le général Dillon m'annonce qu'il les a employées contre cette commune, en faisant marcher le peu de forces qu'il a pu faire sortir de Briançon.
Monsieur le duc,
La situation du déparlemenl de l'Isère y nécessite impérieusement la présence d'une force armée prise hors de ce département. Les rébellions à la gendarmerie y sont fréquentes ely restent impunies,
faute de moyens de répression. Je supplie Votre Excellence de faire diriger sur ce point, au moins un * bataillon de légion départementale , dussent les soldats n'être pas habillés. J'apprends que la légion de llndre se porte sur Paris. Elle y sera certainement bien moins utile qu'elle ne l'aurait été à Grenoble. Cette utilité est telle, que je n'hésiterai pas même à provoquer de Votre Excellence l'envoi sur ce point d'un ou deux bataillons de la garde royale ellemême.
Je la prie de prendre ces observations dans la plus haute considération.
Agréez, etc.
Signé le comte Decazes.
rr xi.
Le lieutenant-général baron Donnadieu , commandant la y* division militaire , à Son Excellence le ministre de la guerre.
Grenoble , le la avril 1816.
Monseigneur,
Il m'avait été rendu compte , par M. le général Gler, de ce qui était arrivé à Romans , lors du passage du bataillon de XHéraulL Je fis prendre des renseignemens sur le champ , et ceux que je reçus me prouvèrent que ce n'était pas aussi important que cela avait paru l'être. De simples rixes entre quelques individus du pays et des soldats de ce ba-
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taillon n'avaient eu aucune suite. Je crus devoir cependant rérinir chez moi MM. les officiers de ce bataillon, aussitôt leur arrivée à Grenoble, pour leur faire sentir l'inconvenance de cette conduite, et qu'au lieu de servir le Roi par ce zèle exagéré, c*était au contraire marcher en opposition directe à ses volontés, et nuire à F Etat au lieu de lui être utile; que la tenue de' la troupe devait être impassible; qu'elle devait montrer partout le calmé de la force et la soumission due aux lois , sans se permettre de les juger; qu'aux autorités seules appartenait le droit de sévir contre ceux qui manquaient à leurs devoirs, ou qui pouvaient troubler Tordre; que le devoir essentiel de la force publique était d'être étrangère à toutes les passions comme à tous les partis , et d'obéir uniquement à ses chefs. Depuis cette époque, je n'ai eu qu'à me louer de la conduite de cette troupe , dont les bons sentimens se sont montrés en remplissant exactement les ordres que je leur ai intimés. C'est un hommage que je leur dois dans le compte que j'ai l'honneur de rendre à Votre Excellence.
J'ai rhonneur, etc.
Signé baron DomvABisv.