PB*- ^=H
latîère, seul point par lequel les révoltés de Saint-GenU pouvaient arriver à Lyon. M. de Saint-Cirsc mît erTmarche,et arriva jusqu'à
l'entrée du village de Saint-Genis, sans avoir
rencontré personne. Son avant-garde, com-
posée de qua ce village. Au vive le Roi
s, avait pénétré dans 2'it-e? elle répondit:
irge de coups de fusil
fut dirigée co Guissan , qi mortellement.
un gendarme, nommé t partie , fut blessé . de cette fusillade , le
gros du déta
insurgés surpris, ] fi
; porta en avant. Les t la fuite , et se diri-
gèrent sur Brignais : les révoltés de cette commune s'étaient réunis à ceux de Saint-Genis. Les gendarmes et les chasseurs les poursuivirent hors du village, et firent un prisonnier qui , ayant les armes à la main et voulant fuir, reçut un coup de sabre. M. de Saint-Cir, craignant de compromettre son détachement , n« voulut pas pousser plus loin ; il rentra à Saint- Genis, d'où il me dépêcha un chasseur $ qui m'apporta une lettre par laquelle il me rendait compte île son opération } et me demandait de l'infanterie , dont il avait besoin pour marcher à l'ennemi, dont il évaluait le nombre à plusieurs centaines d'hommes. Je donnai
ordre à une compagnie de grenadiers de la légion de la Loire-Inférieure d'aller rejoindre M. de Saint- Cir. Arrivée à Saint-Genis, où elle ne s'arrêta pas, elle se dirigea, avec le détachement de cavalerie, sur Brignais. L'ennemi avait évacué ce village , avank l'arriyéè des troupes du Roi. Le capitaine corn-1 mandant ce détachement, apprit qu'il sfétait porté vers Millery ; il prit cette direction, et arriva que l'ennemi y était encore , et assiégeait le maire, M.Thibaudier, qui, avec son adjoint et cinq autres citoyens , se défendait et échangeait, depuis la veille, des coups de fusil avec lui(i). A l'approche des troupes, il prit la fuite. Les grenadiers et la cavalerie les poursuivirent, et ils n'échappèrent qu'à la faveur des bois. Nos soldats les suivirent , et les forcèrent de se disperser. La commune de Saint-Andéol ne sonna le tocsin que le 9 juin au matin ; et le mouvement qu'elle devait faire fut paralysé par l'arrivée des troupes. Le même jour 9 juin , je reçus des commandans desdétachemens des troupes que j'avais envoyées dans les campagnes, des
• (>) Etait-ce pour éteindre un iacendie , et ayec des seanx à la main , que les babitans de Mi lier y tiraient des coupa defuatl ■m le maire ? Voyez page' 16 da libelle > et la note.
rapports satisfaisons : ils m'annonçaient que ton» les révoltés- étaient dispersés, et prenaient diverses directions , par bandes, dont les plus fortes* comptaient a peine trente hommes. Sur ces avis, je fis partir environ trois cents
onale de Lyon pour 1 Sainl-Andéol, afin sages, et de terminer usement commence . Tranquille sur les KHJclier,M. le prelet té toute la nuit chez ia aux mesures mili-
liommi e Saint-Gi , d'intercepter t< ce <|iii avait i par les troupes suites de cette du Rhône, qu moi , se retira , t taires que les circonstances avaient commandées , les mesures administratives qui devaient assurer le succès des premières. Aiosi un arrêté de désarmement fut pris. Cet arrêté fut exécuté par le soin des maires , aidés des troupes : ils désignèrent eux-mêmes les individus auxquels on ne pouvait pas laisser, sans danger, des armes entre les mains. Tout s'est passé avec ordre ; Ies*tableaux de désarmement remis à la préfecture , en font foi. Il est faux , de toute fausseté qu'on ait forcé des particuliers à acheter des fusils, pour leur en faire rendre u?t plus grand nombre ; nous dOfio:isl'itimostei;r d'eu fournir laprcuve.
(»9) & Sf . Fabvicr a-t-il pris que ta persécution contre les officiers en demi-solde a été poussé* m t excès le plus inconcevable, etc. (t)?
H est vrai que l'adjoint de la comrmme de Belle* Ville , par une fausse interprétation de 1 arrêté de M. te préfet', avait retiré les armes aux officiers en demi-solde qui habitaient cette cfepnmtone* M. de Sawrt-Paulet , en y arrivant, fut infertile de cette circonstance, et 6'em-. pressa d'appeler ces Messieurs, et de leur rendre , *ot» salement leurs épées, mats encore leurs fusils de chasse ; i) leur dit que l'aN rété n'avait point été pris dans f intention dé retirer les armes des imins de braves officiers qui s'en étaient servi pour la défense dé lent pays; qui! leur rendait celles qu'on leur avait feAjr Reposer , a*ec' Ijntkne persuasion qu'ils ne les emploieraient jamais que dans un but , honorable , et pour la défense dta Roi et de- ta patrie» E4t-ce là le langage et faction d'un persécuteur ? ïl nous serait facile de prouver que Iqs officiers en demi -soi de ^ au lieu d'avoir été tourmentés par les autorité* militaires, ont toujours trouvé en etleè appui ef protection ? quelques faits suffiront
(V)' rtytl te ptmpfelet , p. \Z>
pour convaincre, plus pivvt'iius et
à cet égard , les esprits les les moins crédules.
Antérieurement aux évènemens du 8 juin,
les sieurs Janimes et Essel avaient été arrêté»
par 1j police. L'a<
itorité militaire écrivit plu-
sieurs fois, po>
■ leur mise en liberté,
qui fut refus*
recouvrèrent que le
aS août ; et a furent faites |
. représentations qui éral commandant le
déparlement, tous les
la l'usage suivi dans r . le jour de la fête
du Roi , mus
l'étaient détenus que
pour de simpi
police. Le lieutenant
de police , en rendant la liberté à MM. Jammes etEssid, écrivit à l'autorité, qui s était intéressée à eux : Je vous les renvoie , afin que vous leur donniez une semonce, et je désire qu'Us profitent de l'extrême bonté que vous ai-ezpour eux» Les sieurs Bert et Pellion , capitaines , arrêtés par la police, sur la dénonciation d'un de ses agens, ne trouvèrent- ils pas protection de la par^ des autorités qu'on accuse ? Ne sont-ce pas ces mêmes autorités qui ont replacé ces officiers dans le rang le plus avantageux ? Y en a- t-il un seul qui ait à se plaindre d'avoir été porté sur le tableau n" 10, destiné a recevoir les noms de ceux qu'une mauvaise
(Si )
conduite rendait indignes de rentrer sous left drapeaux de Tbohneur? Les officiers en demisolde ont toujours été invités aux cérémonies • publiques , et présentés aux Princes qui ont honoré Lyon de leur présente.
M. Lafond, chef de bataillon, qui, pendant les cent jours, et dans le temps où Monseigneur le duc d'Àngouléme défendait la France et les droits de la couronne contre l'usurpateur, dans le midi; M. Lafond, dis -je, dont la conduite à cette mémorable époque, avait été si peu digne d'un officier français, n a-t-il pas trouvé plus tard, à Lyon, égards et protection de la part de l'autorité militaire ? En effet, le lieutenant de police le fit arrêter en vertu d'ordres supérieurs ; le maréchal-decamp commandant le département du Rhône, avait été invité- à le faire mettre en prison: cet officier général, par humanité autant que par égard pour le grade de M* Lafond, ne voulant pas le jeter dans une prison où il aurait été confondu avec tous des malfaiteurs., le laissa dans sa chambre , sous la garde d'un gendarme, après avoir reçu sa partie d'honneur qu'il ne s'évaderait • pas* Cependant le lendemain, M. Lafond viola la foi promise, et ne reparut que six mois après, époque
è laquelle il «pprit qu'il pouvait »e montrer -sans daug r. Par le seul fait de son évasion et d'une almence aussi longue, M. Laiond r. 1 1 r il dû être rayé du tableau desofficteru en dtiiii-sulde,elr£giirdéçom i.e démissionnaire.
lire, qui fut contraire
»ant général communs'empressa d'écrire ttt wirl»1 |wier, non «enr le- tableau , mai** et- •t de sa solde pour le . Cette dt-mande fut u«d jouit aujourd'hui était en droit de lui refu-
Quc fit lai il s cet < iei cUnt la i
ll)i:ii.-|.nr d lement de le core de le faîi temps de so accordée , et d'une faveur quoi fter, et qu'il n'a due qu'à la sollicitude de celui qu'on accuse d'avoir persécuté les officiers en demi-solde. Le capitaine Bitouzac , malheureusement trop célèbre pendant les cent jours , qui, lorsque Buonaparte entra a Lyon, poursuivit M. le maréchal duc de Tarenie et M. te lieutenant- général Dijon , non seulement n'a pas été mis sur le tableau n° 10, mais a été porté comme propre à être employé.
11 notis serait facile d'ajouter à ces faits une liste plus considérable d'officiers qui, persécutés, ont trouvé une protection bienveillante auprès de nous.
' - Une joule d'agens parcouraient les villes viles campagnes (i); cela peut être; mais ce 'que j affirme f c'est qu'aucun n'appartenait à Fautorité militaire, et que tous appartenaient au lieutenant de police. Les renseignemena qui parvenaient au lreutenent-général lui étaient communiqués officieusement par des citoyens honnêtes , et non par des hommes à gages.
Ces âge ne,' dit -on encore, annonçaient des changemens , des révolutions; et s'ils arrachaient un signe d'approbation à de malheureux citoyens pressés par la misère, ou tour* mentes par mille vexations , ils s'empressaient d'aller les dénoncer, et recueillir le prix de leurs infâmes stratagèmes.
Je ne sais si les procédures de la Cour prévôtale (2) ont attesté l'emploi de ces moyens odieux ; mais ce que je sais très-bien , c'est qua s ils ont été employés , ils n'ont pu l'être que par une seule autorité j celle qui, par la nature de sa place , avait des agens à sa solde. Un fait qui est à ma connaissance et à celle de M. le préfet du Rhône, et que ne niera pas le Ijeutenant de police , refoulera dette abominable accusation vers sa source.
(1) Pbyez page 9 du libelle, (a) Ibid.
(H ) Un ; gent du lieutenant de police, le même qui irésenta a moi dans la soirée du 8 juin, s'é mis en relation avec le nommé Granger, de la commune de Saint-RamberL. Ce Granger était argé de procurer des armes aux conjurés
du at
agent s'il ne pourrait
pas lui en prc
:i répondit affirmati-
vement, et vin
jmpte au lieutenant
de police, qi
1 fusil pour remettre
à Granger; ne
ïvue; Granger dit à
l'agent qu'il n'ei
une charrette à Lyon
pour si peu d
m* s'il en avait une
dixaine, cela en ..
. .la peine; nouveau
rapport au lieutenant de police, qui livra six ou sept fusils à son espion; Granger les envoya cliercherdans une charrette qu'il emprunta, et que son fils conduisait. Deux jours après, Granger fut arrêté , mais on ne trouva pas les fusils chez lui; sa femme, qui les avait cachés, les jeta dans la Saône, d'où on les a retirés; ils ontété remis aux tribunaux chargés de juger le prévenu. Granger, dans ses interrogatoires , a désigné comme agent le capitaine Cormeau , qui, dans l'intérêt de sa défense, a déclaré, ainsi que, le sieur Bnuirt , qu'il n'avait fait qu'exécuter les nrires de l'autorité supérieure. De quelle autorité veut-on parler .' est-ce du préfet ou du
lieu tenant- général? Voilà encore une accusation de commande. Nous allons faire connaître Cormeau , et de qui il était l'agent.
Cormeau n a jamais été employé par l'autorité militaire ; elle ne savait pas qu'il était agent de ïiff • le lieutenant de police, et on le lui avait souvent signalé comme un fort mauvais sujet. Cormeau avait accompagné Buonaparte à l'ilç d'Elbe. Après le licenciement de l'armée de la Loire, une décision ministérielle prescrivit de rayer du tableau des officiers de larmée, tous ceux qui se trouvaient dans ce cas, parce qu'en abandonnant leur pays, ils étaient censés avoir donné leur démission, et n'avoir aucun droit ni à la demi-solde ni à aucun antre traitement ; cette même décision les plaçait sous la surveillance de la haute police; en conséquence Cormeau fut mis à la disposition du lieutenant de police de Lyon , qui l'employa comme espion, lui fit faire deux voyages, l'un à Chambéry, un autre à Àix, et le chargea ensuite de la surveillance de la Garde royale en garnison à' Lyon. Les services de Cormeau méritaient une récompense; au lieu de lui donner dé l'argent, on lui promit de lé réintégrer dans son grade. En conséquence, le lieutenant de police écrivit à Paris pour lui faire obtenir cette
(56) faveur. Le ministre de la guerre, avant c corder, demanda des renseigremens sur la conduite de cet ex-officier, et sur la nature des services qu'il avait rendus depuis qu'il était à Lyon. L'autorité militaire n'en ayant aucune connaissance, s'^™*"3 * M. le lieutenant de police, qui répc i octobre 1816 :
J'ai effective). yé assez long-temps
le sieur Corrnet été très-satisfait d&
ses services. Je mme une justice de
le favoriser près rnement. Je verrais
avec plaisir que lussiez bien joindre
votre recommar la mienne. Je vous
Jais passer, avec ta présente , l'état des services du sieur Cormeau } etc. (1).
D'après celte réponse , il fut fait un rapport au ministre de la guerre, dans lequel on demandait que Cormeau fût admis, soit à la solde de retraite , soit à un traitement de non activité, et on ajouta qu'il ne paraissait pas convenable de le placer dans une légion. Ce rapport fut adressé au ministre de la guerre , dans les premiers jours de décembre 1816. Environ quinze jours après, Cormeau vint demander si on avait reçu une décision sur
(>) C'iî tait l'état dei wrvicei rendus à tu police.
•on affaire* Depuis cette époque, l'autorité militaire ne Ta plus revu.
Quant k Brunet , je déclare de la manière la plus formelle, que jamais il n'a été employé ni par moi , ni par mon ordre , ni par., le maréchal de camp cAnmandant le dé~ parlement du Rhône. Si cet homme a été réclamé par quelqu'un , il n'a pu l'être- que par le lieutenant de Roi , qui , pour la sur- Teillance de la place et des troupes de la garnison , employait quelques personnes. Il n'en a jamais fait un mystère , pas même au lieutenant de police , à qui il avait remis la liste de ces individus.
Pour prouver que le mouvement qui a éclaté le 8 juin 1817 était préparé de longue main par l'autorité militaire, on remonte à la prétendue conspiration du a a octobre 1816 (1); il fut constaté que le révélateur était un agent de la police militaire , et qu'il avait lui-même organisé le complot.
Rétablissons les faits; ils vont donner un démenti à M. Fabvier.
La conspiration du mois d'octobre fut signalée d'abord par un sous -officier de la garde nationale, qui étant dans une auberge *
(1) Woyti p. 14 du libella»
( sa )
avait entendu les conspiraleursenparlercomm* d'une chose qui ne pouvait manquer Je réussir ; elle fut encore signalée par une femme nommée Louise Lallemand (je dirai un mot de cette feroir-^* -* — £n , par un nommé
Boudois, ex-i autorités locai.
commandant dl ment ttait occu pecteur ; et en et de M. Defin . il déclara que L .
de Louis L-Gi-antl , i nommé Fatnnertties' s uru nt que ceux qui la croix de la Légi< p rem Irait
lui représenta, à plusieurs reprises, qu'il ne devait pas faire une déclaration de celle importance, sans être bien certain que la chose était ainsi. 11 persista, signa sa déclaration m présence de MM. Chauvin el Finances, qi i signèrent aussi comme témoins.
Les rapports des trois personnes dont je viens de parler, ne suffirent pas à l'autorité militaire pour la convaincre; elle prit le parti de laire vérifier les (ails par un sous-officier
it à lait inconnu aux lois se rendit chez le ient,qui dans ce mo- . Chauvin , sous-ins- :e ce sous-inspecteur alier de Saint-Louis, e, étant sur la place ■aitétésoUieih-pà, 'te nier avec eux, entassaient admis auraient , el que tou t ce qu'on t. partagé entr'eux. Le général
(39) intelligent, quelle chargea de prendre les reriseignemens les plus précis : il s'acquitta de sa mission , et confirma ce que Ton savait déjà. h espérait en* savoir davantage , lorsqu'un événement fortuit , et qui serait trop long à raconter , rompît les fils de la découverte. Lès conjurés furent arrêtés , et livrés de suite au lieutenant de police , qui s'obstina à dire que ce complot était imaginaire. Les prévenus et les pièces qui constataient le délit furetât liVrés et remis aux tribunaux j la procédure à été instruite , et quatre des accusés , sur sept, ont été condamnés , parla police correctionnelle, à des détentions plus ou moins longues , et à la surveillance de la haute police. Le sous* officier fut appelé comme tétnoin; et pendant tous les débats que le procès occasionna, aucun des accusés ri a dit un seul mot qui pût faire soupçonner, même aux yeux de la mauvaise foi , ce militaire d'avoir orga-
nisé le complot. Les assertions ne coûtent rien à M7 Fabvier. L'autorité militaire et l'autorité civile ont ourdi la conspiration , et les tribunaux sont devenus leurs complices. Voilà bien des coupables.
J'ai promis de parler de la fille Lallemand.
A 1 époque dont nous venons de parler,
celte fille filles révélations d'un complot tei dant à renverser le Gouvernement; elle dïsi des choses si extraordinaires, que d'abord c n'y ajouta pas foi. Elle revint à la charge, et persista à dire que rien n'était plus certain;
qu'il fallait prt ~ prenions pas d surpris , et tous neville , lîeuten le complot. Ct ceux à qui elli parler à ce fo préfet ; et après
e; que si nous ne ions, nous serions îxceplé M. de Senlice , qui était dans me parvenaient par . Je crus devoir en , ainsi qu'a M. le causé, nous demeu-
râmes convaincus que la filte Lallemand en imposait. Cependant elle continuait ses rapports. Je fus curieux de la voir moi-même, et de la questionner : on la fit venir chez M. le colonel de Lacove , mon chef d'état-major ; et là , en sa présence et cclL de M. de Chambot, colonel de la garde nationale, je la priai de me dire ce qu'elle savait. Elle y consentit, entra en matière, et déroula les projets des conspirateurs, à-peu-près comme ilsont été exécutés le 8 juin ; elle mêla son récit de tant d absurdités, de tant de choses merveilleuses qu'elle disait avoir vues dans les souterrains de Saint-Just, dans lesquels sou ami Joseph,
qui faisait , disait-elle , partie des conspirateurs, lavait conduite , que je crus que cette malheureuse était folle , et qu'elle ne disait pas un mot de vrai. Ce qui me fortifia dans cette dernière opinion , c'est qu'après avoir promis de conduire quelqu'un dans les souterrains dont elle nous avait parlé , elle s'y refusa.
Je m'empressai de voir M. de Senneville , et de lui raconter tout ce que la fille Lallemand m'avait dit; je le priai en même temps de la faire surveiller, et de tâcher de s'assurer de ses démarches. Quelque temps après, il m&pprit qu'il avait fait sortir cette femme de Lyon, et l'avait renvoyée dans son pays; cette mesure lui fut dictée par la crainte que ses bavardages ne prissent de la consistance, et n'inquiétassent les habitans de Lyon.
Des patrouilles commandées et volontaires , •parcouraient la ville a chaque instant du jour et de la nuit, etc. (i).
Jamais, pendant que j'ai été à Lyon, il n'y a eu de patrouilles de jour, que celles qui se faisaient les dimanches, par quelques chasseurs à cheval, sur les quais du Rhône. Et ces patrouilles avaient été établies avant mon arrivée, sur la demande des autorités civiles et du lieutenant
{%) Voyez le pamphlet , p. i3.
de police, et cela dans le but de l'ordre. Les patrouilles de nuit se sont toujours faites p*r la garde nationale dans l'intérieur, et par des gendarmes à l'extérieur. Où M. Fabrier a-t-tl pris que ces patrouilles chargeaient publiquc- A être bien pauvre en rde pareilles.
■jarcouraient tes etun- ■irairement (i).
>rtaient dans les com- 1 désarmement, qui se ; maires; des plaintes efet, qui nVen écrivît.
nient leurs preuves pou
Des et mpagnes , împt
Les troupes munes, pour faisait par les furent portées i
Je m'empressai d'envoyer sur les lieux le colonel de la légion à laquelle ces troupes appartenaient, pour vérifier et faire punir sévèrement les coupables; les certï finals Je la bonne conduiledtsdétachemens, rapportés par cet officier supérieur, et que j'envoyai à M. le préfet du Rhône, attestent que ces plaintes n'étaient pas fondées; et les ordres donnés par moi prouvent que je ne souffrais rien de contraire au bon ordre el à la discipline.
Des dêluchentens chargés de protéger de cruelles exécutions , ont ajouté a l'horreur de ce spectacle (V.
(i) fuyez |in|>ù 11 du libelle, (a) Ibid.
•11 6 agit ici Je ce qui s est passé à Saint*Genis Laval après l'exécution cTQudin* Le maire dé Saint Genis donna le rafrakbissemeqt au détachement qui avait été requis pan'M. le procureur du Roi pour escorter lelcondapiné. JLefe soldats s'enivrèrent, et se mirent eu' devoir de forcer leurs hôtes de leur donner encore dtj vin ; le maire, qui craignait qu'on ne se portât 4 des voies de fai{, fut trouver le capitaine Darillon , commandant le détachement, et le pria d'interposer son autorité, et de faire partir sa troupe, afin d'éviter un plus grand mal. M. Darillon, qui était ivre lui-même, ne Çint pas ' compte des représentations de M. le maire, et s'emporta en injures contre ce fonctionnaire. M. le maréchal de camp, baron de Vioménil , qui se rendait au Puy pour prendre le commandement de la Haute-Loire, arriva heureusement à Saint-Génis au moment du désordre ; il se fit connaître à M. Darillon , qui refusa de lui obéir lorsqu'il lui ordonna dé faire battre le rappel, et de partir. Le lieutenant du détache* ment, qui était un homme sage, exécuta Hdrdre du général, et les troupes se mirent en route; yn soldat ivre avait dépouillé Oûdin de son pentalon,de ses guêtres et de ses souliprsw (le rends compte de ce dernier, fait, que M* F^vjiec a
eub afin de faire connaître toute la vérité.) Voilà u juste ce qui s'est passé à Saint-Genis- M. préfet duRhône, qui reçut une plainte du maire de Saint-Genïs, m'écrivit de suite. Je fis airèter sur le champ et déposer à la pri son n i«
pitame ra guerre d ti dats qui avaii prison ; celui din, et qui et d'être trad son régiment,
ordonnai au capremier conseil de cet officier. Les soltapage furent mis en :>lé le pantalon d'Ouat suisse, au moment conseil de guerre de idé ; un chasseur des
Pyrénées, auquel le Suisse avait donné les souliers, devant être traduit comme complice, s'est évadé et a déserté. Enfin M. Darillon fut acquitté. Une nouvelle accusation fut portée contre lui; cette accusation portait sur un fait de vol : je le traduisis de nouveau devant le deuxième conseil de guerre; des témoins furent appelés ; les accusateurs furent entendus; les uns et les autres justifiaient M. Darillon , qui fut acquitté une seconde fois. Ici la tâche du lieutenant- général était remplie : il n'était pas en sa puissance d'influencer les juges, et encore moins d'annuler* des jugemens rendus au nom du Roi. Ce-
pendant , indigné de la mauvaise conduite du capitaine Darillon , je rendis compte au ministre de la guerre , en le priant instamment de chasser cet officier de l'armée ; et c'est sur mon rapport et sur ma demande qu il a été rayé et renvoyé.
Pendant notre séjour dans la ville, un soldat placé en sentinelle près d'une prison lâche son coup de fusil , etc. (i). De deux évènemens de ce genre, les seuls qui soient parvenus à ma connaissance, pendant dix* huit mois que j ai commandé i Lyon , M. Fab* vier a pris texte pour avancer qu'on tirait presque journellement dans les prisons, et que c'était l'effet d'une consigne verbale que le lieutenant-général, commandant la division j disait avoir retirée.
Cette consigne a été effectivement donnée momentanément ; nous allons dire quand»
pourquoi, par qui elle l'a été, et par qui elle a été retirée ; si elle a été retirée par un ordre écrit ou par un ordre verbal.
Pas un coup de fusil n'a été tiré dans les prisons pendant au moins dix-huit mois, car la consigne n avait pas existé avant cette époque. Plusieurs évènemens qui avaient sou-
(i) Lisez tout le paragraphe f pages 1 1 et la du pamphlet, j
vent exigé la présence. de M. le préfet et de la gendarmerie dans les prisons pour y rétablir l'ordre, n'ont point été réprimés parla vioU-ncê de ce moyen , quoique cependant on ait mis quelquefois les soldats de garde dans le cas de l'employer pour leur defer.se personnelle.
Les prisonniers, détenus e» très- grand nombre da/is la prison de Saint-Joseph, sïtint révoltés, refusant de recevoir leur pain et de rentrer dans leurs chambres , aucune vi6leVice ne lut exercée contre en*.
A. la prison des Recluses, trois hommes avaient pratiqué une brèche dans un mur pour s'évader ; la garde se borna à les empêcher de sortir, sans leur faire le moindre mal.
Le 1 6 septembre i8r6, le geôlier de la pris un de Rouanne invita le chef du poste intérieur à se rendre dans une chambre, pour séparer denx prisonniers qui se tenaient à la gorge , et étaient prêts à se tuer. Le sergent essaya de les calmer par la douceur ; n'ayant pu y rnissir, le geôlier voulut conduire un de ces deux hommes dans un<> autre chambre. Alors tous les prisonniers assaillirent le sergent cl le» deux soldats qui l'accompagnaient;
(47) ■ ce sous • officier fut très-maltraité à coups dé bouteille; sa giberne- fut coupée en morceaux, spn habit déchiré ; et malgré le dariger qu'il courait, ainsi que les deux soldats, auxquels on avait enlevé leurs baïonnettes, ils ne firent pas feu sur les révoltés.
Ce fut à la suite d'une scène à peu près semblable que le lieutenant de Roi s étantrendu dans la prison de Rouanne, le 1 5 octe». bre 1816, donna, sans consulter ni le lieute* nant-général ni le marécbal-de-camj), la consigne de tirer sur les prisonniers lorsqu'ils se révolteraient, mais de n'en venir à cette extré»> mité qu'après avoir employé tous les moyens» de douceur et de fermeté. Cette consigne n'exista que quatre jours, et fut retirée par ordre du général Commandant le département, le 17 octobre, jour où l'autorité dûlitaire fut* informée qu'elle avait été ordonnée* Le mare* chal-de-camp écrivit au lieutenant de Roi que' le régime et la police intérieure' des, prisons* appartenaient à l'autorité chargée de cette* partie , et que ce n était que dans le ca* dé la Jbrce ouverte qu9il était permis de repousser la -force par la force. Le maréchalnJe-camp » informa M. le préfet du Rhône de la mos-re qu'il venait de prendre^ Lat consigne prescrite
n'a pas été renouvelée depuis, et n'a pu te conserver que par tradition.
Ail sî, les coups de fusil tirés pendant le séjour de M. le maréchal à Lyon, s> raient l'effet d'un souvenir de celte vieille consigne, si d'ailleurs it pas été provoqués
par les i d'eux était placé à
une croîs sur la rue; de la , il
invectivait et l'apostrophait par
les propos l ageans. Le soldat lui
ordonna de , loin d'obéir, le pri-
sonnier l'asSi s—de briques; la sen-
tinelle perdit f tira son coup de fusil,
qui blessa l'agresseur au bras; au bruit du coup de fusil, les soldats de garde sortent précipitamment, et deux d'entr'eux firent feu sur la même croisée, et cela, sur l'invitation de l'économe de la prison , qui leur cria : Tirez dessus; tous les prisonniers se révoltent; et le reste de la garde aurait probablement tiré, si l'officier qui commandait le poste n'était accouru pour en empêcher.
11 me reste à parler d'un autre fait que cite M. Fabvier, qui dit : Qu'un prisonnier avait été tué roide à la prison de Roanne , sans qu'on eut fait aucune recherche. Ce fait esl vrai ; mais M. Fabvier aurait dû ajouter à son
récit ^ que le prisonnier lut tué le $ juin au soir , au moment où l'insurrection se manifes- 'tait; il aurait dû dire que le prisonnier insultait la è sentinelle, et lui disait que dans un quart d.'heurc on allait les délivrer^ qu'il appelait de toutes ses forces des secours de l'exteneur, et que ce ne fut qu'après plusieurs injonctions qui lui furent faites par la sentinelle , de se taire et 4e se retirer, an elle se décida à faire feu. La situation difficile dans laquelle nous nous trouvions ^autorisait - elle pas cette action ?
Ce n'est pas assez pour M. Fabvier d'exhaler sa bile contre les principales autorités de Lyon; le calomniateur n'épargne pas même les soldats du Roi (i\ Pour toute réponse à de pareilles infamies, nous ne craignons pas d'invoquer le témoignage de la généralité des habitans de Lyon ; qu'ils disent si jamais ils ont eu dans leurs murs une garnison .plus sage et mieux disciplinée.
II est pourtant un autre passage' de récrit de M. Fabvier que je ne puis laisser sans réponse ; c'est celui où il prétend que des malheureux qui s'étaient réfugiés dans les bois, et qui en étaient sortis attirés par les pfo-
(i) y oyez page 1 1 du libelle.
messes^ par les proclamations de leur maire, cïe leur' curé, n'en onl pas moins été condamnés. U'allégation est de toute fausseté, et la Cotir prévôtale y pourra répondre victorieu- ' aemenl, comme à tout ce qui la concerne. II n'y a eii de condamnés que ceux qui avaient été' pris avant le n juin, ou qne teyx qui, arrêtas depuis, ont été reconnus pour avoir été ou chefs ou instigateurs.
C'est moi qui, le m. juin, donnai de mon propre moiivrmcnt l'ordre de recevoir à résipiscence, et de laisser rentrer chez eux tous ceux quï se présenteraient volontairement â leur maire, à leur curé, et qui déposeraient leurs armes, excepté toutefois, comme cela devait être, lès chefs et les instigateurs. Le i3 Juin, je pris soin de renouveler le même ordre.
Etait-ce là encore une mesure de 1793?
Etait-ce là un acte de terreur? pour me servir des expressions de M. Falmer. Un ordre qui tendait à diminuer le nombre des victimes, pouvait-il émaner d'un homme qui, pour sa portion, aurait d'abord cherché et contribué à l'augmenter? Un ordre qui tendait évidemment à diminuer le nombre des accusés, concorderait-il bien avec l'intérêt qu'on aurait eu. selon M. Falmer, à augmenter le nombre
des coupables, pour donner plus de croyance â 1 existence et à 1» gravité du crime? Je remercie M. Fabvier de m' avoir forcé à rappeler cet ordfe , . qui suffirait seul pour démohtrèr combien est absurde , combien est inique l'accusation de éruau té qu'il a si témérairement'hasardée contre toutes les autorités de Lyon et contre moi.
Si nous avions eu la soif du pang <p*i\ nous attribue, il nous était fScile de la satisfaire^ nous n avions qu'à laisser agir les révoltés , ail •Ken de prendre , coduhe on la fait', toutes les précautions <jui pouvaient les sauver de leurs -propres fureurs : je n'av&s qu'à laisser venir tout naturellement, au lieu de l'éloigner, de là détruire ,. ^occasion pour les troupes d avoir • un engagement; alors y je n'aurais plus été jfnaitre d'arrêter leur élan et leur indignation». .Certes;, alors il y aurait eu un grand nombre 4e victimes (i).
Maintenant <|u& f ai répandu à M. Fabvier, en rendarit cônaple des faits, je le de-
!■■ » I ■ ■ ■ l^~y^l II ■ | * ■ ■ . Il ili ,
(1) Loi* de H worV eh» capitaine Leroux >. tes sêtiata de t* .Kgion dé l'Yonne étaient tellement indignes, on'ila roulaient entrer en ville pour Tanger cet assassinat :. je m'empressai encore de donner dés ordres pour empêcher les troupes de par^. sourit la ville, où je ffifeire le éerriee (ex làgafdenationslew
mande aux moins impartiaux : peut-on d'abord imaginer qu'un homme soit capable de crée»
une conspiration, pour se procurer le mérite de la détruire; de pousser des malheureux
au crime, pour se ménager plaisir de les le cœur le plu les esprits ife d'être soi
à l'avance le barbare moins de supposer et nourri par tous =inble, ou à moins de l'horrible inven^
tion qu'on si homme auss croyable q parmitoutesles
m imaginant qu'un eût existé, serait-il pas trouvé un autre i vile» et militaires de
Lyon , qui devinât, qui dénonçât, qui déconcertâtunaussiatroce projet? Serait-il croyable qu'il se lût , au contraire , trouvé dans le même lieu plusieurs hommes d'une égale perversité , qui se seraient entendus, réunis, soutenus pour consommer un crime aussi inoui? Suivant M.Fubvier, un génie bieniafeanlse serait pourtant élevé au milieu de tant d'iniquités ; et ce génie bienfaisant serait M. le lieutenant de police! Quoi ! Î\T. de Senneville, avec lequel les principales autorités de Lyon se réunissaient une fois par semaine, et quelquefois plus souvent; M. de Senneville, chez lequel ^.'accourais au moindre renseignement qui m.e
parvenait ; M. de Senneville , qui avait tous les moyens de police, tandis que je n'en avais d autres que ceux que je trouvais dans le dévoûment des honnêtes gens ; M. de Senneville n'aurait pas découvert l'infernale machination et ses auteurs? Il est vrai que M. de Senneville commença par nier l'existence de la conspira-. lion i qui déjà pourtant lui avait été dévoilée par Chambouuet ; mais on lui administra tant de' preuves, qu'il fut forcé de se rendre à l'évidence. Bientôt après il part pour Paris.... Là il apprend qu'elle a éclaté. Là il est libre de dire : toute la vérité au - ministre de la policegénérale; là il est libre de tout imaginer, sans crainte d être contredit; là il est libre au moins , et c'est même un devoir rigoureux pour lui de dévoiler les cruelles inventions de ces antrôpophages que le hasard a réunis dans toutes les autorités de Lyon ; et il va revenir avec des ordres vengeurs pour les bourreaux , et des ordres protecteurs pour les victimes*. . Point du tout, il revient avec une extension de pouvoirs , avec des instructions plus sévères, plus rigoureuses, afin de poursuivre les prévenus ou les convaincus de cette conspiration, qui cependant, selon lui et M* Fabvier, n'existait pas ! Quelques têtes tombent, et
M.deSenneviI!e les laisse tomber! La Cour prévôlale, celte Cour si sanguinaire, demande b : de quelques condamnes , notamment celle de Tavertiîeç, l'un des plus coupables, et M. de Senneville ne se réunit point à cette C ràeo! et M. de Senue-
1 1 ai iiininlres à même delà
S( et la têle de Ta v entier
loin a exprimés par ses jug«!
M. ue fk-nn i a dans les mains iï»
preu es innocens, ne fait jjj»
rr-te r dans '"rance un cri d'effroi <t
d'alarme en loi ■! Lis bonté, ou plutôt
la justice du Roi, je l'ose dire , répand les récompenses sur les autorités de Lyon , sur plusieurs des maires des communes environnantes, et M. de Senneville laisse tranquillement distribuer des couronnes à ceux, qui onli.nL égorger des innocens! etM.de Senneville reçoit et accepte une part dans ces couronnes! et M. le maréchal lui-même demande de nouvelles récompenses pour le lieutenant-général que M. Fabvier, sou chef d elat-major, accuse aujourd'hui (i)!
La conspiration n'était donc point imagî-
(i)J'iii la preuve écrite et authentique de cem douait tuile i>*r M, le dut; Je Rajjusc.
uafre; et lorsque je répoàdç à récrit de jM. Fab- 7vier, éyi^e^ipept je. repousse une accusation rqifi. jUtaque biçp plu&jcjirecten^^t les ministres du Roi que mpi piÇipe, et, je ma seps indigné , beaucoup pjus popr teijx que pçvr ipoi. En i effet, si M.Fab v ier dit vrai , Jcs ininiitres du Rei 4er$ient iios complices. Cgmipent dçnc ? Sa- .çbant que nous étions les auteurs de la conspiji^tjon 9 en/iygnt acquis la preuve, ils auraient .Uqnquilljçfgent . laissé, continuer pendant plus (de quatre mois, cj es instructions et des procédures contre des malheureux entraînés par séductiqnà la révolte? Sa Majesté aurait donné $ç$ récompenses, et ses ministres auraient dqnné des témoignages d'approbation aux aujteurs^e. cette révoltante séduction? Les ministres auraient froidement laissé frapper dés innocens , quand ils avaient le pouvoir et le devoir 4e les gauverl Quoi! Les ministres se géraient bornés à obtenir de l'inépuisable clémçnce du plus humain des Rois, de simples commutatiQns de peines , quand ils avaient la certitude que les infortunés pour lesquels ils les demandaient étaient innocens! Quoi! un seul doute se'çerait élevé dans leur ame sur IV *i$tence de la conspiration, sur les faits attestés par tant d autorités respectables, contestés par
- tin seul individu,- et ils n'auraient pas suspen- *tfu: toute* poursuite , et sur-tout' ils naîtraient pas suépettd'u: la haché prête à1 frapper, pour Ta
détourner siirlesr véritables coupables?
En nairtfêUrit point , en tolérant au contraire « sciemment lecours de toutes les horreurs qu'on * no u s impute, ils y auraient donc sciemment -participé, ils seraient donc plus coupables que noua encore! Dira- t-on qu'ils notaient point alors les renselgnemens qu'ils ont obtenus depuis ; nous ayons prouvé qu'ils ont pu , qu'ils ont dû les recevoir par M. le lieutenant de police ; qu'ils n'ont pu en recevoir d'autres depuis huit mois ; et en su p posant qu'ils en eussent reçu de nouveaux , c'eût été la voix de la justice , -et non celle d'un pamphlétaire qu'ils eussent fart élever contre nous. . * ! ■ '
• Àh l oertejs ,sqùe les inventeurs .de conspirations, que ceux qui jouent si cruellement avec la vie des hommes, et aveece-qui est plus sacré encore, avec leur honneur; que les artisans de ^calomnie soient punis pour l'effroi de leurs •pareils, et la sécurité des honnêtes gens; que leurs têtes- roulent âux-pieds des peuples pour leur vengeance et leur exemple ; c'est un vœu •que je fais bien ardemment dans 1 indignation et la tranquillité <le mon ame! Pour le mieux
.(57) remplir, ce vœu sincère , j ai demandé formellement au ministre de la guerre , j'ai supplié le Roi de me faire traduire avec mes dénonciateurs devant un conseil de guerre ; c'était la première réponse que je dusse faire à récrit de M. Fabvier. Là , on saura si la conspiration a été imaginée; et si elle Va été, on apprendra par qui. Maintenant j'attends les ordres du Roi. Qu'il daigne dire un mot, et je suis aux pieds de la Justice.