L. Mich de Neuville, ex-percepteur
Je me suis transporte chez les nommés ci-dessus afin de tirer JVfl quelques renseignements. J'en ai obtenu ce que je désirais , et faprô ce qu'ils m'ont dit le rassemblement doit se faire sous peu de jotfl afin de traiter sur leur sujet
Les plus acharnés et dangereux de ce nombre sont Pr...., chapdiff à Neuville , qui m'a assuré qu'il ferait ensorte , de concert avec ta camarades, de tenir des potences de prêtes.
Quant à D.... il m'a assuré que l'assemblée devait se tenir enfilai.
dit-il, de semer l'épouvante et pour donner exemple. J'ai donné i« a M. le brigadier de gendarme rie, de l'assemblée qui devait avoir Ha, sur quoi il m'a promis d'y veiller avec la plus grande exactitude.
Premier août*
Etant arrivé àVille-Franche, j'ai pris les informations qu'il contenait. Je suis parvenu à voir, à fréquenter ces mêmes personnes; ils licsneot assemblée tantôt chez Bruchet, tailleur, tantôt chez Pelet, aubergiste Ceux qui assistent à cette assemblée sont :
Sa...., avocat.
Th...., avocat.
An...., avoué.
Ma...., aubergiste.
G...., aîné , négociant, cnr&leur.
G...., cadet, négociant.
Dcss...., sans profession.
M...., vétérinaire et aubergiste.
R...., tisserand fabricant.
Desg...., sans profession.
Bug...., clerc de palais.
Der , idem.
P , fils aine , notaire.
P...., fils cadet , idem.
Bev...., aine, clerc de palais.
Bu]...., négociant.
B...., cadet , négociant.
Bru tailleur d'habit.
Fa..., tcueut de livres.
Lesquels se réunissent en société dans laquelle j*ai été introduit; ils traitent sur le projet de révolution à faire te ?5 août 1817 , tendant à renverser le gouvernement , et à armer le peuple les uns contre les autres.
J'en ai rendu compte à M. le sous-préfet qui les a mis en surveillance. Je me suis entenau avec M. Passot , commissaire de police à Ville- Franche , qui m'a fait preuve d'un parfait dévouement , qui s'est mis dans le cas de me seconder dans tout ce que j'ai fait et avec la plus jf. grande activité. Je n'ai qu'à le louer de son exactitude. K J'ai rendu compte à M. le sous-préfet de la bonne intelligence de monsieur le commissaire.
11 m'a en outre donné connaissance d'une partie de sujets qui se \ trouvent aussi dans cette assemblée.
Jesoussignéj commissaire de police à Fille- Franche, déclare avoir aidé le sieur Blanc dans ses recherches et lui avoir désigné une partie ( des dénommés d'autre part , le 1" août 1817. Signé Passot.
Belleville, 2 août.
s Bat.... et P...., négociants en vin.
Continuellement les officiers en retraite s'assemblent chez eux.
Ch..., notaire, et Desp..., père et fils.
Del...., médecin.
Res...., propriétaire.
Du..., notaire.
D...., charpentier maçon»
F , ferblantier.
La fille Bey.
Da...., père et fils, géomètres.
Ber...., tailleur. Les officiers et soldats en retraite vont souvent chez lui.
Geor...., prêtre marié, restant à Saint- Jean; il va demeurer à la Croix-Rousse.
- Go...., capitaine en demi-solde à Belleville, est le meneur de la bande de Belleville; il est chef de l'assemblée qui se lient chez l'aubergiste à la fontaine de Paris k Belleville.
Il était déjà de la dernière affaire lors de celle à Charnay et à Saint- Genis. Je me suis introduit près de ces mêmes personnes. J'ai passé un moment avec eux et ayant par finesse obtenu leur confiance , ils m'ont déclaré de quoi il sagissait. J'en ai fait mon rapport à M. l'adjoint qui auparavant m'avait déjà instruit de ceux qui pouvaient être remarqués. Enfin je suis parvenu à savoir ce que je désirais d'eux et j'ai appris qn'ils étaient tous d'accord pour le renouvellement de l'affaire qui doit avoir lieu le 25 août. Pour cet effet, ils s'assemblent chez 1 aubergiste à la fontaine de Paris à Belleville. M. le maréchal des logis à la résidence de la Groize i m'a bien secondé* Ladite maison est en face.
y a à la maison de BelUvilU, ce a août 181 7-
Signé Cowttt.
Je soussigné (h'clarc avoir vu M. Blanc chargé Hc communes * crite. A la Croit*, le a août 1817.
signé Tvritu.
Beaujeu , le 3 août 1817.
Je me suit transporté à mon arrivée mis de monsieur le nuire p m'a déclare que la plus grande tr :é régnait dans la ville «t rjul
r.c connaissait aucuns personnagt le cas d'être doute, wnit
l'ancienne conspiration, si. il de esumée, et pour UqndltM
fait des roche relies.
Vu par le maire <le Beaujeu, \ 181 7.
Signé Tistckois
Copie de l,i lettre adressée, le t) août 1 8 1 7 h V. le .' là liant de police de Lyon , pur M. le soits-préfet Je far roTidissemcnt de f Me- Francité,
Le i"ile ce mois le pommé Pierre Blanc, qu! avait d*'-jà f.iit un tournée d.ms erl arwiniVuseniMit d'après les ordres de M. le«D sellier d'état pt-éret, vint me demandée quelques reiiseigueiuetf sur les malveillants duwtte ville. 11 y resta nmte lu journée il cot rut dans les cabarets avec ers gens-lâ, en se disaut de leur part ceux-ci s'ct..nl aperçus qu'ils lui eu avaient trop avoué, le àeniu cèrenl à un adjoint île la mairie cl au maréchal îles lo-is de ta eu
LcnonimV: Blanc fut aiiss fait connaître, par les titres
tes, e( qui nesïlajejil eilU'P
Inïrie pour y suppléer la rê|
Je- crois remplir lelmlde*
lui arrêté et mis en prison ; mais «m iluiil il était porteur, qu'il était empirm de suite mis en liberté. Alors il int fi
enues avec lui que il u renversement «"
.Ireleltieeu vous faisant connaître l..fiîn
■lhidus qui m'ont clcsi^iui
danee dire*;* av. t H. 31....
Ces individus Ions lial.il
s el dont nue partie « mie currtSpsn-
. «v«at, et lU. J n.^oeiantàLy.."
auts de celle ville, sont : les bob "Ml
11]...., avocat, A.„./.mk>u<
, S...., uiucat, P...., aubergiste. M -•
- aubergiste, D... II..., aubergiste, C..., négociant, R..., tisserand, B..., clerc de palais, P... l'aîné, notaire, P... cadet, D..., ancien clerc de palais, B..., négociant, B..., négociant, B..., tailleur d'habits, receleur pour les assemblées, F..., teneur de livres, S..., cafetier, chez lequel, ainsi que chez P... et B..., se tiennent les réunions.
Le but et l'intention de tous ces individus est, suivant Fauteur,
Sur le 25 août courant. J'ai rendu dans le temps compte de ces ts à M. le préfet.
Agréez, Monsieur le lieutenant de police, etc.
Signé de MoimicHift»,
Première lettre de M. le procureur du roij etc., à M. Sainneville, lieutenant de police.
Lyon, 16 août \$if.
« Monsieur, une lettre que vient de m'adresser M. de la Colombe m'informe positivement que le nommé Brunet, qui a été arrêté par vos ordres, après avoir été élargi par ordre de M. le prévôt, et qu'on pouvait d'abord soupçonner d'avoir pris part aux manœuvres des conspirateurs, ne se trouve ainsi compromis que parce que M. delà Colombe lui-même l'avait employé commeespton, afin d'en pouvoir, par son entremise, obtenir quelques découvertes utiles à la chose publique. Il me parait que d'après un tel témoignage, cet individu ne peut plus attirer sur lui-même aucun soupçon ; et je vous prie très-instamment de vouloir ordonner sa mise en liberté.
•Veuillez agréer, été Signé IUyii.»
Deuxième lettre de M. le procureur du roij etc., à M. Sainneville, lieutenant de police.
Lyon, 29 août 1817. •
« Monsieur, on vient encore de m'adresser d'itératives réclaina- » tions pour le nommé Brunet, que M. le prévôt avait fait mettre en » liberté et qui a été de nouveau arrêté par vos ordres. Vous me fîtes » l'honneur de m'expliquer verbalement qu'une lettre de S. Ex. le » ministre de la police générale prescrivait de rechercher cet indi- * vidu, et que vous m'en adressiez une coçlfc wt\\Xvfes~ \* «wa&^àfe
instamment de vouloir me l'envoyer, afin que tes ptrtanr.ts'intéressent à Brunct, sachent i/ii'il ne dépend patiemo, [iir<: cesser sa détention, qui, après l'ordre d'elargiucnicrtt m par M. lu prévôt, semblait, pour les mêmes faits, ne pouvoir inouveler. J'ose vous prier de vouloir bien me Taire une nple réponse, parce qu'elle seule peut me mettre 4 portât de nuire moi-même aux instance* journalières par utqtufltt tis justement assailli.
> Veuilles agréer, etc. Sigtuï Bitu..
VT
Copie d'une lettre adressé prévenue de la commune viter à rentrer dans leui jour du général Canuel.
duellement à plusieurs \l-Andèol, pour les i*- Sj ensuite de tordre du
Le nommé Cotomian vi riiiftlatil même, conformé ut publié et affiché.
i!co(, ce 1 1 juin 181*.
I se rendre auprès de m i >
ii « du jour qui vient d'fln
Pour le commandant d'arme*, SigtiéG , major
Nota. 11 a été condamné à mort par arrêt du 3o juin , el eiécolé le i" juillet.
Même invitation a été faite, et dans les mêmes termes, àSaim Indéol, le 1 1 juin 1817, au nommé Claude Gaillot père, et ceGvilh't a été condamné i cinq ans de travaux forcés.
Même invitation au nommé Champin (Jean-Antoine) , fils aînt
Nota. Il a été condamné à la déportation.
Même invitation au nommé Champin du Carre.
Noti. 11 a été condamné à cinq ans de travaux forcés.
Nota. Ces invitations sont toutes signées de M. G , iruûor,
toutes datées de Sainl-Amléol le 1 1 juin 1817. Les arrêts de condamnation sout du 00 juin 1817.
Pag. qq, lig. 1 1 el 12, au lieu de par la nature de son plan, lisez ; pur lu nature île sa place.
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