‹ A ses concitoyensChapitre 47 sur 48 · PLACE DB LYON · texte numérisé non relu

PLACE DB LYON

Bon pour cent mille cartouches à balles d'infanterie , à prendre à l'arsenal de Lyon ,' en vertu de Tordre donné par M. le lieutenantgénéral Puthod, pour dix mille hommes aimés;

Cartouches à halles d'infanterie , pour dix mille homme* armes, à raison de dix par honïme, ci 100,000

A Lyon, le a8 juin i8i5.

V\i par le tieutcnanl-géné.rat commandant ta 19' division militaire , gouverneur de te ville de Lyon,

» Signé H. DLLAdLOT.

Pouretps e, le chef de l'ètal-major,

Signé. Uui-s:i

Vu par * tôn9-pëné*o4 cemmmtim*

la gard aie de Lyon ,

PU

Signé PlîTHOD.

« Je soussigné capitaine-Adjoint à IVtal-m^jnr de l.i eanîpiwiBiv nale de Lyon, chai-é de l'armement, par arrêté du conseil A'iinunistralinii de ladite garde, en ilatr de ce jour, 5i juillet i> .\ autorisé par le susdit conseil el suivant les ordres de M. le coluu-'!rc connais avoir non el retiré des mains de SI. Dubreiil, capituimadjudant-mujor, chargé de l'a mit meut de la garde nationale &■ luelle;

. Articles 1 , 2, 5, 4, 5 et fi. (Relatifs à divers objets d'armemer! » et d'équipement).

s Art. -. Les reçus et pièces comptables pour nonantc-nut; » mille neuf cents cartouches, à compte de- cent nntte reçua >': n l'arsenal.

* Art. 8. Cent cartouches en nature, faisant fc comptènttr.i » de cent mille reçues par M. Ilubnut.

• Art. 9, m, 11, ia, i3, 14, i5, iGcti;. (Concernant également ji divers objets d'armement et d'équipement).

» Du tout et de chaque objet en particulier, je me charge el de » viens responsable envers qui de droit comme l'était M. Du-

• breul (i), au lieu et place duquel je me mets, et lui en donne » pleine et entière décharge, comme complète libération.

* Lyon, le 3i juillet i8t5.

t Signé MONDET, capitaine-adjoint à l'état-major. »

Vu, autorisé +t -apfftâuvé jfarnousmômêrcs du con9eU&<tàmÀmëtrati6n.

Signé Simeow BOISSIECX. président du conseil

ministration, chef dui''l>ataiIlen;DUÛlJEYT, capitaine; PEBNOLET, lieutenant; A. BON- NET, soas-lieutenarit; Fhhçoi* fclQNÎAlAND, sergent

Vu par mm» coUmei oomtnàmftqnt éagQlrde nàUêHaUA

signé ta u qoyp.

VÏJI.

LeUre à M. Sainnevitte , lieutenant de /tâ&jffc.

Monsieur le lieutenant de police, j'ai l'honneur àt .ypp$ adresser des notes qui me parviennent de plusieurs câtés, et qui donnent sur l'existence d'un complot à Tarare des renseignements asjez détaillés.

Vous jugerez sans doute la chose assez importante pour envoyer à Tarare un commissaire de police, que vous chargerez de suivre cette affaire et de faire les recherches et les arrestations qui pourraient être nécessaires.

Veuillez agréer, monsieur le lieutenant de police, l'assurance di ma considération distinguée.

Le conseiller d'état ,

Signé le comte de Chabiol.

mellant » # „ #

flous n'avons pas oublié le aèle et l'activité qu'il a toujc emplois qui lui ont été confiés depuis notre formation, et nous nous faisons in de lui en donner ici un témoignage authentique.

( 4») VIII (6i>).

J\'utcs sur ta ville de Tarare, jointes h la lettre de M. U préfet, d'autre pari.

Tarare paraît aujourd'hui le centrede ta réunion des campa^nn, -l les a^rnls de l'insurrection dan» ce pays ont avec Lyon de» wp-

Les principaux d entre eus officiers m retraite ou à demi l'istre et Loubcau, méder Voneetle blanchisscur;M; de poste : Challon, Dmsy , .'ilints; enfin un nommé Lyom.

■oiaiid. Tabellion et Cibol, tncJ et Jim, h, hlant lu- .i;r>; traiteur; Thivel, cafclicr; ,iste ; Lacole . ancien maltif ""■'v. • fabricants de mmuï'cl.i/mi nommé Briçcol,

Il parait que Lyonnais, qu*< avoir été incarcéré il n'; i

■as un an pour affaires poli t à Lyon lors des deratm

\nii-intntB. IJ a reçu une le... *>„ où on lui reproche £t-

oir passé par Larbrcsle pour i à Tarare , et où on lui if-

nmniande de se tenir bien ca ant quelmics jours- nw ta

Jl.iiMS vont très-bien à I.yon, et cm on lui rtcrira'hiemM pa* a mettre aucourantdetout.

Il paraltifiielesréiinioiis ontlieu a Tarare, chez Brunel. Martin I Thivel, On y a vu toute la correspondance écrite, tout le iil.iiii-i louveau gouvernement, et un prand nombre de cocardes triee-Uw t d'aigles ; on y porte Ions les jours de l'argent.

: faite chez ces individu

po

■ait dm

bii n des l'tmièrei

Les liicli.m assurent qu'il doit très-prochainement être frapi« uu coup décisif.

(4i ) VIII (ter).

Rapport du commissaire de police de F arrondissement de

Pierre-Cise.

Lyon, 4e \5 juillet 1817.

Le nommé Champagne, charron , natif de Paris, agent secret de M. le général Canuel , est intimement lié avec le sieur Mallet , garde champêtre de la commune de Saint-Just, auquel il fait parfois des confidences. Il a dit à ce dernier qu'il devait partir aujourd'hui avec vingt séditieux, pour aller joindre le gros de la bande à Tarare, où il dit être sûr qu'il doit y avoir, sous peu, encore un mouvement, tout étant organisé pour l'exécuter bientôt. M. M ,

capitaine de gendarmerie , lui a remis un fusil et de la poudre, parce qu'il avait dit être armé à ses prétendus camarades.

Cet homme est un bonapartiste très-prononcé, qui fait, depuis 18 mois , partie des conspirateurs, qui ont en lui beaucoup de confiance; il est à même de découvrir beaucoup de choses, et il ne trahît son parti qu'en considération des grands avantages que lui fait le général, et parce que les séditieux l'ont prévenu qu'ils ne feraient jamais rien s'il n'y avait quelques assassinats.

Il a rapporté au sieur Mallet que le général lui avait dit que la moitié de la police pensait très-mal , et lui avait recommandé expressément de ne rien faire pour elle, et de ne rien communiquer à aucun de ses agents.

Aujourd'hui même, il a remis au sieur Mallet la poudre qui lui a

été donnée par le capitaine M , et il lui a promis d'aller le

trouver chez lui ce soir, à 6 heures.

Le garde champêtre, qui se propose de faire à M. le maire le même rapport qu'à nous, -s'est engagé à nous communiquer tout ce qu'il apprendra sur Champagne.

Signé Aihaut, commissaire de police.

Premier interrogatoire de Fièvè , dit Champagne.

Par-devant nous, lieutenant de police de la ville de Lyon, et cejourd'hui, dix-sept juillet mil huit cent dix-sept, est comparu le sieur Pierre Fiévé, dit Champagne, maître charron dans la commune de Civrieux-d'Azcrgues, canton de Limonest, département du

de l'argent. Je lui demanda <■■ i i "li i pour un parti pour

vous voulez venir chez M. c et vous screx lu dedans, me Sainneville de ce qu'ils, font, deeequ'ilsfaisaieut. Voilà q M. Perret fils, eL en liav marquise do Sarron pour I:

place Jacquet et fiurlou, qu Sainneville, et j'y vins avec la cour, et Us parlèn-ul .ml tihule de l'escalier; il était 1 Ion de oatikin jaune et des à présent que je vous vois, trompé. J'ai raconté tout ce que si je vous voyais, je nui par ma foi , ce n'est pas vous D. A quelle époque a. er- R. Le dimincln, 6 juin, un ordre d'arrestation, ne pi m'envoya, vers les quatre 1 prévenir de tout ce qui devai de suite connaissance au ma rendis chez madame la inar alors uu yt'lkicr du régirueul aussitôt à cheval pour se rei partir le garde champêtre. 1

"""'• ■' • ""TimiiMi

ime du Petit-David et de la rue Mercière, où devaient se trouver, le dimanche 22, deux individus qui me donneraient les renseignements nécessaires. Je ne nie rendis point à ce rendez-vous; mais je 1 fus , le 24 « au bois d'Oingt, chez ftj. Fornas, notaire, où se trouvait M. de Saint-Paulet. Je lui rendis compte du message qui m'avait été fait; il me donna une lettre pour le général Canuel, que je lui remis le lendemain 25. Le générai m'engagea également à lui faire savoir tout ce qui viendrait à ma connaissance, et j'y consentis volontiers. Je retournai chez moi à Civrieux. Le 20 du même mois, je reçus chez moi un nouveau message. Un individu s'y présenta et m'engagea à chercher et à réunir les hommes que je saurais les plus dévoués au parti, et à lès engager à aller rejoindre Garlon dans les montagnes de l'Auvergne. Me trouvant moins éloigné de AJ. de Chaponai, qui devait avoir des relations avec toutes les autorités de Lyon, je fus cbez lui à Morancé , et lui fis part de ce qui venait de m'arriver. Il prit des notes de ce que je lui disais, et m'engagea à venir avec lui à Lyon, et qu'il me présenterait à M. le préfet. J'y vins effectivement le lendemain , j'eus audience de M. de Chabrol , ef. je lui racontai ce que j'ai déclaré ci-dessus. Depuis ce temps, je suis resté à Lyon, d'après l'invitation de M. B , qui a fourni à ma dépense.

D. Connaissez-vous le premier messager qui vous a été envoyé le 8 juin par Garlon?

R. Oui, je le connais; il s'appelle Guillaume, propriétaire, habitant la commune de Lausanne, canton deLimonesl.

D. Connaissez-vous les deux autres messagers qui ont paru chez vous les 20 et 29 juin dernier?

Jt. Non , je ne les connais pas, le premier se présenta ep demandant l'aumône, il était vêtu en bourgeois, assez proprement; il me communiqua le mot d'ordre qu'il avait écrit sur un papier, comme pour se faire connaître. Le second se présenta aussi en demandant l'aumonc, vêtu de la petite veste d'uniforme blanche et parements bleus; il avait également le mémo mot d'ordre sur du papier. Le mot (Tordre élaît : Poope scriptum.

D. Quels sont les motifs ou (es ordres <|ui vous ont retenu à Lyon àùsfti lon<j- temps ?

R. Je suis resté ici sur l'invitation (le M. B

Je lui avais déclaré que le dernier messager que j'avais reçu au nom de Garlon m'avait confié, mais sans m'indiquerle lieu, qu'il y avait de l'artillerie cachée dans cette ville, et il m'avait chargé de faire toutes les recherches possibles pour en découvrir les traces. J'ai appris seulement, par un individu que je ne connais pas, et avec lequel j'ai bu aux lirotteaux, que les sieurs Casati et Sevari devaient être les directeurs de l'affaire, ou au moins avoir à ce sujet toutes connaissances; je. devais revoir le même individu au même café des Brptteaux; un rendez- vous m'avait été donné par lui lelendemain ; mais je ne m'y suis point trouvé par des considérations particulières.

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, nrvillr, n'eu lilcs-vom pas 0'>n(:.'!;'n • au m \\:t ïI'.1 v:>f»f ';o:!rn'in<?? , et avcz-voici attendus! tard pour cm iaire la déclaration? hÀ. R. J'ai eu peur, et connue je ne voulais me mêler de rien, je ne disais rien , et je craignais que le maire n'eût pas assez de discrétion,

l^ç et que cela me fit mal vouloir, comme cela est arrivé, i D. N'avez- vous rien à ajouter au présent interrogatoi \ jR. Non , monsieur, je vous prie seulement de prier M. 8, tt de m'envoyer quelque argent pour mon service; il m'en a bien

re?

donné

" plusieurs fois , mais je n'en ai pas dans ce moment. Plus n'a été interrogé.

Lecture à lui faite du présent interrogatoire et des réponses par lui données, il a déclaré qu'elles contenaient vérité et y persister, et a signé avec nous et M. Marrut du Varin, commissaire de police, les jour, mois et an susdits.

r. Signé Mabbttt du Yaain; P. Fibvb

* Deuxième interrogatoire de Fiévé, dit Champagne.

r Cejourd'hui, six du mois d'août mil huit cent dix-sept, par-devant

'■■ nous lieutenant de police à Lyon , est comparu le nommé Fiévé ,

b dit Champagne, charron, habitant la commune de Civrieux d'Azer-

«a gués, que nous avons interrogé de la manière suivante :

■■ D. Depuis quelle époque connaissez-vous M. B et le sieur

ri A. M. B est venu lui-môme me chercher à Civrieux; je

r* crois que c'était le deux ou le trois de juillet ; il ne me trouva pas t chez moi. Le soir en rentrant M. le curé me fit appeler et me dit

■ qu'il fallait aller trouver M. B , et il me donna une lettre pour

t- m'y adresser; et j'y vins le lendemain avec le garde champêtre de

notre commune. Avant ce temps, je connaissais bien M. B de

nom, mais je ne lui avais jamais parlé. Je le trouvai chez lui : il me i demanda des renseignements sur tout ce qui s'était passé, parce

qu'il savait que je connaissais Garlon et J acquit, et il me dit que si „ ■■ je voulais lui rendre compte de tout ce que je saurais je resterais ,* ici à sa charge et qu'il me payerait bien. Je lui avais dit aussi que £ je savais où il y avait des armes, et que j'espérais les trouver à Lyon.

J'acceptai ce que M. B voulait de moi, et tous les jours j'allais

K lui rendre compte de ce que j'apprenais. M. B s'absenta pour

i aller je ne sais où, et il me dit que je rendrais compte , pendant qu'il , / n'y serait pas, à un nommé V , qui était alors chez lui, et que

je ne connaissais pas avant. Je suis ensuite allé chez ce M. Y ,

i place Saint-Jean; ensuite j'ai fait connaissance de M. de M ,

qui vint un soir à l'auberge ou j'étais avec le garde, et me dit d'aller I le trouver le lendemain matin ; par exemple , il me dit de ne pas

entrer à la caserne pour que je ne fusse pas connu, et il me donna

rendez-vous chez un confiseur en {ace du parc, puis dans un café rn

arrêter te numnu1 Moulin ; Fav ier-vou» connu?

R. Je n'ai jamais connu Moulin, et voici cou faire arrêter. On m'avait dit qu'il y avait des arn: Irénée près de Saint-Just- Je m'y rendis avec commune pour en l'aire la recherche. En passa n iniii-*1" "m . ïe rencontrai le nommé < ImiiihI <jue le nommé Gauche, sellier-carrossier, place Gros j'étais fuyard avec le garde qui était avec nml . m étions mêlés de toutes ces dernières affaires, i .;. i nous avions tort de nous montrer, et nous mi nommé Gros, cabarctier. Là, il me dit qu\m de se sauver tout a l'heure des mains des gendarmes nommait Moulin, conducteur de voitures. Je lui i ami voulait se sauver avec nous , nous irions joind montagnes de l'Auvergne ou bien du côté de Tai pourrions le trouver. Clément me dit qu'il me ri lendemain matin. Le soir je vins le dire à M. B. que ce Moulin était un homme curieux à avoir, qui portait les correspondantes de madame de I demain matin je remontai avec le garde cbex Cl la réponse. Clément me dit qu'il avait parle à ce voulait pas encore partir; qu'il avait des alfaitM ; verrait; que d'ailleurs il espérait qu'on s'emploiera qu'il ne s'était mêlé de rien. Je revins raconter tout Je remontai à Saint-Jusl te lendemain matin ; je vi dit que je trouverais Moulin dans un chemin di Saiut-Iréuée , tout a coté des antiquités.

Je me rendis dans ce chemin , à six heures du : meut me l'avait dit, je devais y trouver M nul in njjM

ec mon chapeau , ces deux hommes me dirent qu'ils se réuniraient lendemain chez la sœur de Moulin qui reste à Saint-Just , et qui ppelle la veuve Fichet, que Moulin y viendrait, d'y aller moiftme, et que nous partirions tous ensemble dans la nuit. Je rendis

mpte de tout cela à M. B et au capitaine Mesmay , et il fut

invenu qu'on nous ferait tous arrêter chez la sœur de Moulin, i m'y rendis donc, ainsi que je l'avais promis à ces deux hommes, ec le garde champêtre de chez nous sans que la veuve Fichet se mtât de rien ; car il faut vous dire qu'elle tient auberge et reçoit ;s étrangers: mais nous n'y trouvâmes personne, et personne n'y nt. C'est pour cela que j'envoyai, sur les onze heures du soir,

>tre garde au capitaine de gendarmerie M , pour lui dire de ne

is faire monter la gendarmerie parce que nous n'avions trouvé pernnc. Je ne parlai de rien à la sœur de Moulin. Je passai cependant . nuit chez elle; le lendemain en me levant je lui demandai des 3uvelles de son frère Moulin ; elle me répondit qu'elle ne l'avait 13 vu depuis dix-huit mois, parce qu'elle était brouillée avec son ère et sa femme ; elle me dit aussi que son frère avait été arrêté à

ourgoin. Je vins rendre compte de tout cela à M. B et à M. de

; à qui j'ai rendu le pistolet que le garde de Saint-Just m'a-

ût prêté. C'est alors que ce coup a manqué, et ainsi que je l'ai dit ces messieurs , je crois que c'est parce que notre garde avait gardé i ganse à son chapeau et sa plaque à son bras. Il a été vu comme »la dans le faubourg de Vaize par le nommé Merle , père des comagnons forgeurs, et je me doute qu'il aura pu en prévenir Clément; ar notre garde , le jour qu'il est venu avec moi coucher chez la veuve le h et, n'était pas comme cela; il avait un chapeau rond que lui

watt prêté M. B , et il était bien déguisé. L'affaire de

loulin n'ayant pas réussi, ces messieurs me dirent que sï ce coup' à avait manqué, il fallait en remonter un autre. M. Baboin

t le capitaine de M me proposèrent de m* envoyer âans

ws communes où j'étais bien connu pour un ami de Garlon, et rue y y ferais tout ce que je pourrais pour ramasser des homme* t les engager à me suivre du côté de Tarare ou dans les montâmes de V A uvercjne ; car, monsieur, comme l'on me croyait du mrti, bien des hommes des communes voisines de Civrteuxse •aient peut-être venus avec moi, ceux sur-tout qui sont cachés , tt bien qu'il était convenu aue lorsque j'aurais ramassé le plm

te monde que j'aurais pu, je l'aurais fait dire à M. de M ,

le capitaine, qui nous aurait fait tous arrêter dans des maison,

tu des bois. M. de M m'avait donné un fusil et de la pou

tire, et ces messieurs m'avaient promis de me donner des bouton à l'aigle et des cocardes tricolores, ce qui aurait bien fait. Ce messieurs devaient me faire accompagner par le garde de Saint Just ou un gendarme déguisé qui devait être avec moi pour fair

n'avais pas été arrêté, je, que nous aurions été sut aurions pu trouver G, m'avaient bien recomnu des chefs. J'oubliais de.

qui devait venir avec i l'endroit où nous scrion tiommrjt pour (es faire a D. N'aves-vous jms et presbylère de la commum R- Oui, monsieur, mai cas-là ; c'est M. le curé qui qu'il ne le croyait pas.

D. Avant l'événement i avaient été donnés d'arrétt R- Oui, monsieur, les pour le prendre, mais je i venir le dimanche matin, :

Guillaume, que le coup ail dire à notre maire.

D. Ne vous rappelez-vo aux deux inconnus que voi terrngatoire ?

R. Non, monsieur, je v égard.

Plus n'a été inlerrogé. U toire, et des réponses par I vérité, y a persisté, et a sig dessus, ainsi que M. Marr

Irdre de M. le chevalier de Mesmay , trouvé dans les papiers de Champagne.

Le fusil que j'ai envoyé à M. Maguin, brigadier à Vaize, sera remis tu porteur du présent.

Lyon, fo iSjmn 1817.

Signé le chevalier de Mesmat.

Copie littérale par extraits de différents rapports du nommé Blanc, agent secret de M. te comte de Cfiabrolj Préfet du département du Rhône; lesquels rapports sont transcrits sur un carnet oh ledit Blanc écrivait ses opérations de police jour par four.

( Mon entrée an service de M. le comte de Chabrol, préfet du département du Rhône, date da icr juin 1817. )

Rapport du 22 Juin 1817.

J'ai été, le courant de la soirée, avec les personnes de qui je vous ai parlé. Ils sont parfaitement disposés à faire ce nue je vous ai annoncé. Mais n'étant pas encore en force suffisante , ifs cherchent à se renforcer. D'après ce que je peux voir, il n'existe pas d'autres moyens que de les prendre fur à mesure. J'en connais déjà plusieurs : que je sois autorisé à les faire arrêter , je vous les mettrai à votre disposition* Voilà le seul moyen qui vous reste , afin d'empêcher une enose qui est contre l'intérêt général. Je m'empresserai toujours à presser mou travail , afin de découvrir ce qui peut y en avoir, qui possèdent cette idée. Le genre de personnes , possédant ces intentions, la plupart sont des gens sans aveu , sans domicile fixe , roulant de logeur en logeur, et de différents pays , excités par des mauvais sujets qui leur font des promesses. La plupart de ces personnes méritent d'être arrêtées , pour, au mépris de l'autorité, ne s'être pas conformées aux règlements et ordonnances de police de Lyon. Pour cet effet ne faites point de scandale, je me charge chaque jour de vous livrer une partie de ces individus nuisibles. Si , au contraire , par une ordonnance , ou par les courses de la police, vous faites du bruit, ils s'évaderont, et vous n> nirex par les perdre. Confiez-moi le soin de les trouver , et vous ailes voir quelque chose d'intéressant. J'ai passé la nuit du it au 11 juin à la maison en surveillance : tout a été tranquille. Je n'ai rien vu comme

la veille. Cependant je ne veux pas désemparer.

Vous pourres faire part aux chefs des légions qu'il existe des cm- J>aucbeurs qui cherchent à égarer les soldats. ïvx d<ro\& &»^ fc«*^

que je suis pag à pas , que je vois boire avec des soldats. Ceci eu &b plus grande importance.

Rapport du a3 juin.

Dans le courant de la journée du a3 juin, j'ai fréquenté )w nemm-i

Ge...,Bc....,Hi.... ,Au...., Ver , Ba , Ge.... , Dou... Au... ,

Po , ïsaie. , Bo.... , Bl , La Lo , Me , Va „ Tu..

Bc... , Mo.... , Bu , Tu Be...f L» , Des , Au....'. jÛZ

As dit le Polonais, Bo , Ja , Ja Cr , le Bit....,

No , etc., formant le renfort de la bande de Ville-Franche, iliwn

une partie en route pour rejoindr- * chefs qui se tiennent a Ville- Franche, Beaujcu et Belleville, >rrespondance avec Micoo, où il existe aussi une horde qui re; ils m'ont excité i para.avec eux, je leur ai promis. Le s celte clique doit partir dui le courant delà journée du a^ ss portes de Vaite, de Sertie, et de la Croix-Rousse, ils m'e é qu'ils se divisaient errâu d'être observés. Parmi celte ban js marquants sont Tog...,ei-

officier de la garde, As dit lais , ex-officier de laocim,

Mon , ex-capitaine de la g ?...., ex-capitaine de la prit,

desquels je ne connais pas ena i de naissance, mais qui lo-

geaient à Lyon secrètement, et e la police. . . .

Je vois les dispositions tontes de face, une nouvelle mirer»

est nécessaire. Rien de nouveau a i eg.ird des prisons. La matsm H surveillance Et Kem-Cise, rien de nouveau, je vous le reculât, donnez avis aux chefs de la garnison qu'ils se doutaient garde à Embauchage,

Le sieur J.... est reconnu pour le chef de la bande republîaai Les personnes marquées ci-devant lui marquent beaucoup de re«a La plus grande surveillance sur lu deli vrauce des passe-ports , as en existe qui ne Sont donnes que sous des noms supposes.

L'on fut Courir pour bruit qu'à Madrid il y a eu une insurrecU

3 ni a tourné à l'avantage des prétendus républicains : il s'en dit ju1 . e Paris.

Rapport du i!\ juin.

Le restant de noire clique s'est mise- en route ce malin peu rejoindre leurs chefs. Ce n'est pas sans peine que je les ai d>:nJ - i me laisser ; iriuis les promesses que je leur ai dites les tienneiil ■ espérance que j'irai proinplcrncnt les rejoindre. Ils portent un iijne; le mot d'oi lire, au cas qu'ils rencontrent quelqu'un avant une tkui ou chapeau , est de les saluer, de leur demanderai* » Waicm ^Û; vu ou rencontré les Albicns

Kic, do nouveau sur la maison en .urveillancc. J'ai ,„„„:u

à parler de M. J 1 ceux qm sont partis; ils mer, „„t i„„j„u7i

parlé avec un grand respect, et m'ont dit que c'était en un ec-;

le plus brave , le plus solide de tons ceux qui gouvernaient la chose

Rapport du a5 juin.

Après avoir fait toutes les démarches â l'égard de tout ce que je tous ai promis , je n'ai rien appris, sinon que la bande du département'de l'Isère rétrograde. Il parait qu'ils ne se soucient pas de se rapprocher de Lyon. Quant au département de l'Ain , j'en ai eu pour renseignements qu'ils ne sont pas en nombre. Je ne vois pas, qu'ils osent encore rien entreprendre; cependant ils n'ignorent pas la menée des environs de Ville-Franche; car j'ai parlé à un de ceux initiés dans leur mystère, et qui m'a avoué qu'ils ne s'ignoraient pas les uns aux autres.

Les deux officiers italiens sont jparlis ce matin pour Mâcon. Je n'ai rien appris d'eux, sinon qu'ils ont promis de m'écrire à Lyon, poste restante. Ils ont reçu considérablement d'argent, mais j'ignore où.

Les mécontents se récrient toujours contre la cherté des vivres.

J'ai appris à la Guillottière que Bouvier était parti hier , le a4 > pour aller du côté de Mâcon. Voilà tous les renseignements que j'ai à son égard. On m'a assuré qu'Oudin se tenait du côté de Bagniolle , arrondissement de Ville-Franche.

Le rassemblement devra se faire entre Ville-Franche et Mâcon, en un pays que Ton nomme Roman ège, en raison des insurgés de Saône* et-Loire.

Je prendrai toutes précautions afin de savoir précisément ou il se fera , et vous en donnerai avis.

Lyon, à ce qu'il paraît, se vide de toute cette clique avec rapidité \ il en est peu apparent que Ton puisse désigner comme tels.

A l'égard de ce riche propriétaire du Charollais , qui a cette provision d'armes et de poudre, je n'ai' pas encore appris son nom,* mais je sais qu'il est dans les environs de Charolle.

Vous pouvez vous joindre avec M. le préfet de Saône~et-Loire , et pour cet effet, nous pouvons avoir réussite

Faites surveiller les prisons, car je suis pertinemment sûr que des détenus correspondent au dehors pour les affaires politiques, et d'après ce que j'ai appris, l'argent fait tout. J'ai vu dans les mains de deux de nos désignés , des lettres venant des prisons de Roanne et de Saint- Joseph, il est très-urgent de couper cette correspondance.

26 juin.

Je suis parti de Lyon pour Ville -Franche, avec un ordre secret de M. le préfet du Rhône.

27 juin.

Je suis arrivé à Ville-Franche lerô au soir. Je suis allé de suite près

M. le sons-préfet, à qui j culaire pot MM. I

( 52 ) donné mon ordre secret. Il m'araidii

maires de son arrondissement, jiin Ji remplir ma mission.

Je me suit trouve dans le besoin, il m'a donné R û u ,.

Rapport du 29 /"«in.

Je me suis rendu sur les lieux que je vous ai désignés. J'ai enplen tous les moyens , afin d'en venir au but que je m'étais proposé ; taxa la clique ayant disparu , changé même de département, j'ai cru devoir chercher à m' occuper ■ nuire chose.

t e suuj donc — :-

Ion. A force de recherche, le bai cherché à me joindre à lui ; mai; se présente a lui, il a repoussé 1 et m'a même obiervé, en me g m' éloigner de lui.

Enhardi par la présence de <ji 4 ou 5oo pas de moi, j'employ contre lui. Je me garantis d'un tait. Je l'étendis à mes pieds, je ou à le tuer, au hasard d'encoi encore étourdi des coups que je coup de Ml

:-r-rmer sur la marche de Gw- 1 procuré sa rencontre; j'ii le méfiance pour tout ce qui lemeni toutes propotiuou, ia roule à tenir , que j'sie i

jaysans, qui se trouvaient i se, mon adresse et ma Iôki oup de bilou qu'il me pot* Je manière à le déconcerta mande; enfin, il se rdm joncs, me porte encore m

11' frappe a la ligure, il vacille, il est prêt à t luis; mais la piésenco d'esprit lui 1 paysans necour

fu.

mtde

! de IV

V*yy.i

ipdemedt

quelqm quelque

;nd la luit utes ji lauqu

HiÛraut h

sis d'u nher une sentit ■up, et voyant kl lu pistolet .i-f.l je l'eu »

Iflll

ri Me.

ndcrciit le sujcl (le noire querelle. Craii'

, ...s uns de ses partisans, je leur dis que c

.i.uhit ii ma vie, pcui mon argent. Je !e ;

, , . -t de vue, il s'enfuyait du cote d

béiieux, où j'ai apjiris qu il avait deux maisons où. il se retin

et à M. le lieutenant de gendarmerie qui , sur-le-champ ,"nt\A.!i taurcr, pour me tirer du pileux état où j'étais. 11 commanda sa Rade sur-le-champ , et 11* lit partir, lui en tête. Celte scène m\> rivée près de Iïiotticz, sur la route même d'Amlérieux.

D'après ce que m'a du le lieutenant de gendarmerie , je crois 1 Hii'nt qu'ils ne l'échapperont pas.

J'ai pris la diligence et me suis rendu à Lyon , où avec Deim pu me rendre chez moi. Je me mis au lit samedi

IHti .1C

s de

je crois que d'ici quelques j

jouir du plaisir de vous réciter de vive voix notre combat , qui toin de me dégoûter de mon travail , ne me donnera que plus d'ardeur.

Tout ce que j'ai regretté de n'être pas armé a un tranchant quelconque , j'en aurais été quitte pour lui couper un jarret, et parce moyen y en aurais été le maître.

Je l'ai désigné sous son habillement de cotonne bleue rayée de blanc, une grande veste et un pantalon large , et chapeau rond ordinaire , ayant une botte dans une jambe, et un soulier de l'autre pied. Mi le lieutenant m'a dit qu'à la vérité il était blessé dans une jambe lors de sa poursuite par la gendarmerie. Tout ce que je peux vous dire, que c'est un dangereux coquin

Rapport du 3o juin.

J'ai fait arrêter le nommé Bernard Hautin qui allait sur les routes avec des croix de cuivre contrôlées, et qui depuis long-temps fait cet état en les vendant aux personnes qu'il rencontre, pour de l'or.

Le même m'a confié qu'il était bien malheureux depuis que ces scélérats de royalistes avaient détruit leurs projets , qu'il ne touchait plus d'argent en paye pour la conspiration tendante à renverser le gouvernement et à relever la république, mais qu'il se disposait à partir , afin de rejoindre des autres camarades qui ne seront ni si lâches ni si coquins que les Lyonnais.

D'après toutes réflexions faites, je crois qu'on peut tirer quelques renseignements de ces individus.

Rapport du Ier juillet.

Malgré nos démarches nous n'avons encore pu réussir de découvrir l'individu contre lequel nous avons informé dans différentes façons. Cependant nous ne lâchons pas prise et nous espérons l'avoir au plus lot. J'ai obtenu de nouveaux renseignements sur la bande; je Vous en ferai part et vous verres les moyens qu'il vous plaira employer. Je ne peux vous en dire davantage pour le moment , sinon que nous sommes à la poursuite de deux individus qui ont eu aujourd'hui l'audace de proclamer Napoléon II.

Toutes diligences à cet égard.

Rapport du 2 juillet.

Hier je me suis trouvé dans différens endroits où Ton criait hautement contre l'exécution des condaittnés , en disant que c'était une horreur de faire tant de victimes pour des choses qui n'ont eu aucunes suites, et qu'en un mot, les personnes gouvernant la ville de Lyon étaient des despotes reconnus, et qu'ils étaient à l'imitation des révolutionnaires de 1793.

De tels propos deviennent dangereux et doivent vous faire aperce Voir que loin a épouvanter cette canaille par le supplice des leurs, ik osent encore lever la tête et manifester leur entêtement pour le soutien de leur système mal établi. Les mots de terreur , d'agents de o3, et de guillotine permanente doivent faire redoubler vos soupçons à l'égard de ces lâches et audacieux brigands qui vous laîsssent apercevoir par leur conduite journalière ce qu'ils sont dans le cas de Uire. Laissons ce que vous pouvez penser a leur égard et occupons- bobs d'une caisse considérable qui doit se rouvrir. Occupons-nous encore d'une proclamation sur l'arrivée du rejetton du tyran. Occupons-nous enfin d'un ouvrage en vers ayant pour titre : L? espoir des bons Français sur le retour de leur père persécuté.

Tous ces objets doivent vous frapper l'imagination et mettre li la bonté , la clémence à part pour des sujets qui ne vous feraient aucunes questions , s'ils avaient leur retour , chose k laquelle ils ne doivent pas s'attendre malgré leurs tentatives. Je me donne une forte tâche en vous promettant de faire tout mon pouvoir afin de déjouer cette faction ; mais tous mes moyens seront employés. Aidez -moi à vos conseils et j'espère que cela n'ira pas loin. Je marcherai nuit et jour , s'il le faut, rien ne m'arrêtera ; je m'exposerai à tous dangers, rien ne m'intimidera ; que j'aie la douce satisfaction de délivrer noa roi et mon pays d'un ennemi qui lui devient à charge , ma gloire sert assez grande, et ma récompense sera la joie de cœur d'avoir réussit une telle entreprise. Que j'aie la continuité de l'honneur de votre confiance et celui de vous appartenir, je serai au comble de me^ désirs.

À l'égard des renseignements que je vous ai promis sur la bande ea fuite, ils doivent se renouveler du coté de Charolles, La Clayeltte, Charlieu et autres endroits; vous savez ce que vous devez faire à cet égard avec M. le préfet de Saône-et-Loire.

Voici la note des gouvernants cette machine : M. de Bal...., en son château à Bal....; M. G...., ex-commandant des corps francs de

Saône-et-Loire ; M. Lcg...., ex-général; M. Cli , ex-capitaine;

M. B , notaire, ex-capitaine de la garde nationale active de i8i5,

restante Saint-Bonnct-Dejoux; M. Gor.... fils , républicain connu, à Château prèsCluny, et quantité d'autres, desquels j'espère savoir le nom et le domicile.

Quant aux individus contre lesquels j'ai marché lundi et mardi, Je suis au désespoir de n'avoir pu les avoir , mais je continue ma marche*

Rapport du h juillet.

Quant a la nouvelle clique , qui jusqu'à ce jour a paru vouloir se renouveler, je connais» une partie de ces sujets qui sont peu de chose. Ce sont, la plupart, des hommes à l'œil de ia police, sans état, sans travail et vagabondant par Lyon , ne vivant que des dupes qu'ils font journellement. Cette clause d'hommes n'est pas celle sur laquelle je m'attache, car d'une parole le pavé est balayé de ces tristes eues.

Maïs ce qui m'intéresse le plus , c'est le dessein que j'ai de découvrir cette caisse dans laquelle on doit pécher pour la paye de cette nouvelle horde.

Non-seulement la caisse et le trésorier m'intéressent, mais je travaille encore afin de faire la découverte des chefs qui me paraissent les mêmes qui ont gouverné la première insurrection.

L'on m'a promis me placer dans ce mystère , mais il faut du grand ménagement, Je ferai tous heureux pour

fais de mon c&é tout mon pouvoir. Les murmures existent toujours fur les condamnations , mais je n'en sais pas encore davantage.

Rapport du S juillet.

Je me suis occupé de ce que je vous ai promis hier ; j'ai été en grande partie la journée avec mes bons sujets. J'ai employé plusieurs moyens afin d'en venir à mon honneur , mais je n'ai pu jusqu à ce moment y réussir. Selon ce qui m'a été dit et assuré , l'ouverture de la caisse n'est pas encore faite, mais on ne tardera pas à la faire : aussitôt qu'elle le sera, et que je pourrai connaître le trésorier, je vous en donnerai avis ; car je crois qu'avec la caisse on pourra trouver des papiers qui indiqueront ce que nous avons besoin pour déjouer les complots , ramasser les enrôlés avec leurs chefs.

J'espère aujourd'hi en faire arrêter un , qu'il y a plusieurs jours que je poursuis ; d'ici quelques jours, je vous remettrai les procès verbaux des arrestations que j'ai fait faire.

Rapport du 6 juillet.

Ce n'est pas sans peine que je suis parvenu à de nouveaux renseignements. Je me vois à la veille de connaître la trame en son entier. 11 me tarde d'être arrivé au but, afin de vous prouver jusqu'à l'évidence mon exactitude à fouiller dans un lieu qui se trouve caché pour bien des gens , même appartenant à la machine $ toute difficile qu'est mon entreprise j'y réussirai.

Par exemple, la chose va très-lentement , et il faut delà persévérance pour y bien réussir

Que les poudres et les armes ne s'effacent pas de votre mémoire. ^

Quant à mon travail, je vais le continuer, et y mettre toute la vigilance due à la chose*

Rapport du 8 juillet.

Depuis deux jours je n'ai quitté les personnes que, jusqu'à nouvel ordre, je suis obligé de fréquenter. Rien n'a changé dans les dispositions ; au contraire ,- journellement le nombre s'aocroît.

Quant au trésor et au trésorier , je ne tais pas encore ok ï est; et» pendant je m'emploie fortement pour le savoir» Croyez , SMasm, que je mets dans mes démarches toute l'activité possible.

L'on doit tenir des assemblées. Je vous en donne avis. Les certaines italiens reviennent; aussitôt arrivés, je vous en donnera tut.

Rapport du g juillet.

Je suis toujours à la suite de ce qui peut se passer. Je ne veux pis manquer un instant, vu la crainte que j ai de laisser échapper une occasion favorable. Je vous ai proposé de suivre les deux instigateurs qu se doivent incessamment mettre en route pour les campagnes. Poe cet effet, j'ai arrangé mon plan avec deux gendarmes qui seront déguisés, et qui accorderont a tout ce qu'on leur proposera j d'unsipe la forre armée , et nous serons en arrestation.

Pour ce faire , veuillez m'accorder une autorisation de faire anta ces personnes-là adressée à MM. les maires du ressort de votre préfecture , et nous en verrons l'issue*

Rapport du 3o juillet.

Je me suis mis en route pour Tarare en raison de la décision de nés deux eurôleurs. Le long ae la route il ne s'est rien passé qui vaille ia peine de réciter. Étant arrivé à Tarare , j'ai quitte un instant mes deux nommes , et je suis allé trouver M. le maire à qui j'ai donné connu»sance de mon dessein. 11 m'a promis de me seconder de tout son potvoir dans mon entreprise.

Parmi les renseignements que j'ai acquis à la mairie de Tarare, M* le secrétaire m'a donné les adresses ci-jointes.

L'ail , officier en retraite à Tarare, chez Glaize.

Tab , officier en retraite à Tarare , chez veuve Duibur.

Cab..y officier en retraite, maison Girin, grande rue.

PL..., chirurgien à Tarare , rue Grande.

Br.... , apprêteur rue des Ayet , à Tarare.

P , blanchisseur , rue Sayroux.

Ma , aubergiste, à Tarare.

Lac...., ancien matirc de poste.

J'ai vu les dénommés ci-contre qui m'ont laissé de bonnes espérances , et qui m'ont même mis dans le mystère. . J'ai tenu la main à la chose. J'ai averti M* le maire d'une assemblée secrète qu'ils tenaient la nuit ; en conséquence le lieu de cette assemblée se trouvant voisin de la propriété de ce magistrat , par le moyen d'un trou pratiqué dans un mur , je l'ai mis à même de tout voir et de tout entendre; nous sommes à la veille de nous saisir delà totalité <fc* assistons de cette assemblée ; mais avant tout , nous avons voulu bien sinus instruire j nous sommes persuadés qu'il fomente, et nous avons mêp*e çmcudu la liaison qu'ils ont avec d'antres bandes.

■ A Tint de ne rien arrêter, j'ai été invité par M. le maire d'aller k Thisy

f et autres lieux où il y a des sujets de celte machine , desquels il m'a

I donné le nom et m'a prié en outre d'avertir MM. les maires de leurs

»i communes, et il parait qu'ils vont s'entendre ensemble et avec M. le

ii § ous-préfet, et que l'arrestation de là totalité se fera tout le même jour

«fin a' empêcher ce qui est prémédité.

Je n'ai pas cru devoir rien entreprendre de plus sans vous en don-

. aer avis. M. le préfet , n'ayant pu venir moi-même vous trouver et

étant arrivé tara vu que je n'ai voulu confier ma lettre à qui que ce

* toit , j'ai pris le parti de vous l'envoyer par ma femme.

Rapport du i4 juillet.

Voici les noms des individus que vous m'avez demandés : Louis À. , Bernard G , domiciliés k Lyon, «

Si vous jugez à propos que je les fasse arrêter , fondez-moi de pou* yoir à leur égard et d ici dimanche je me charge et vous promets d'en mettre à votre disposition un certain nombre. L'on m'a assuré au soir

?ue M. P , épicier, port du Temple , était caissier; mais il faut que imagine un moyen pour m'en assurer.

Rapport du 1 5 juillet.

J'ai été près des deux personnes que je vous avais promis de voir , je n'en ai trouvé qu'uu l'autre étant absent ; j'ai agi sagement afiu de savoir ce qu'il y avait de nouveau.

J'ai été surpris de ce que Ton m'a exposé , et j'ai aperçu dans cea réponses qu'il y avait une remise. Je n'ai pu en savoir davantage.

De ces maisons, j'ai fait des démarches pour mesurer si M. P

était véritablement caissier. Je n'ai pu encore en venir à mon but ; la chose étant très-difficile, je me suis mis dans le cas de remettre mon entrevue. Par exemple, j'ai su qu'il y avait un livre de proscription appelé livre rouge. D'après ce qui bous a été dit je le erois entre les mains de M. 1

Souffrez que tant pour m'assurer du moment de l'éclat et de la caisse et du livre , que je fasse les démarches qui seront convenables. Soyez certain que je négligerai rien pour parvenir à tout savoir...

Rapport du 1 6 juillet.

Je me suis enfin tais au fait du plus fort de ma besogne. Des personnes qui m'ont été inconnues jusqu'à présent me sont parfaite-* ment connues. Par un stratagème bien imaginé , je me suis fait introduire à la source de la machine* Tout doit tomber k ma connaissance, oui je saurai tout d'après mon plan. Quant aux correspondans , je me flatte d'en devenir le maître $ quant an livre de proscription et à la caisse et leurs dépositaires , tout, je vous le répète , tombera eu mou.

pouvoir. Il en (soi finir une fois, il faut , dis- je , que le plui Un travail de ma vie m'obtienne la confiance de mon souverain et wtt

r lieu le

évolution qui dut ave iùt, laisse, !■ - tramer tout a lei mr parvenir à ce but , donnez-i de celte conspiration sera sui< tes à qui il repietLra des lettres

riout , tamot en ville , tantôt en campagne , afin de

i's indications nécessaires, et lorsqu'il en sera temps , ;

transmettrai mes notes, afin de vous remettre en facilite de

i3 cl i4 juillet ut rmot aise , leur chute s'approche, i de la force et du tcmpvLi en tous lieux ; je noterai la échappera, itxta

à propos de faire. J'é

le ce que j avance,

. Je pourrai être quel qu voir, en raison des démarches mon entreprise , mais soyei eerl portée de vous instruire de ce q

Que pour la dernière fois je v n'ignorez pas, monsieur, que le une entreprise aussi délicate , je r' ii agir avec toute l'économie nos somme de 100 francs me devient pense nécessitée par mon travail, «ne quinzaine do jours.

Voyce, M. le préfet, si vous me de vous, sans atténuer la confia™ coider jusqu'à et jour.

n serment sur ma vie sm, iromets que j'en aurai t<wlt

> qui seront nécesiitcei pi.ne négligerai pas auuuAti

a , de vous en donner avis.

incdetnande defouds;fw> police est l'argent, ttpxr

en passer. En conséquent, ce que j'ai & lermioerTw*

rand besoin, tant poorilc-

mr moyen d'existence pflo

Baigne d'obtenir cette »bw

des

Rapport du 21 juillet.

ts mon facteur. J'ai pri

repon

dans dlne'rei s à qui les le e pour Lyon; mais il doit retourner samedi

equence je le suivrai encore. Je n'ai pu me rendre le mr d'aucune des lettres qu'il portait; mais, samedi, je veux emplv' un moyen afin d'être le maître de la correspondance. Aussitôt c j'en serai le maître, je vous la remettrai entre les mains , et vous disposerez à votre lion vouloir.

préfet de Sa*

reliai

de m 'accorder u

! Ici

'Cl.iil

M. le préfet de l'A 1er dans ces deux départements, mon homme jusqu'à Chany et à la Clapet*

Rapport du 2.3 juillet.

Je n'ai cessé, de. ûi'oççwçm ç<m, 4c»i*vj').cs1 aussi mon temps n'esl-J

i pas perda, car je me sais mis à même de fréquenter le* personnes de v qui il est question , et qui m'ont paru toujours dans les intentions de grossir leur parti le plus qu'il est possible ; ils emploient un moyen £ qui est celui d'annoncer (accaparement des blés $ ils donnent des K craintes au public sur les vivres, et par ce moyen font des méu conte us

11 est passé secrètement un général à Lyon , qui a vu quantité de g ces personnes ; mais Ton ne m'a pas encore dit son nom. 11 a pris n la route de Trévoux, Mont-Merle et Toissey.

Pour ce qu'il y a de certain , il y a quatre départements qui se •m joignent pour le bouleversement du ?5 août ; j'espère d'ici quelques "~ jours vous donner de plus amples détails.

J'ai fait des démarches pour savoir où est le livre de proscription m et la caisse , mais je ne suis pas encore assez instruit pour assurer le lieu où ils sont, quoique j'établisse de grands doutes. Cependant, l'espère et je suis sûr que vous me verrez à même de vous en rendre

maître

Je veux vous donner d'ici peu des marques éclatantes de mon zèle*

Rapport du i^ juillet.

J'ai été instruit par mes hommes, qu'ils se reposaient fort sur Grenoble, et qu'ils en attendaient journellement des nouvelles; pour ce quil y a de certain, je vois que les dispositions seront prises avant le terme que je vous ai désigné , et je vois avec plaisir que le dénouement va se faire sous peu de jours

Peu-à-pcu je me verrai le maître de tout ce que je désire. Quant à la caisse et au livre de proscription , je me dispose à en être le maître sous peu. *

Il existe des circulaires dans Lyon, qui se communiquent aux amis du trouble et de l'insurrection. J'en ai pleine connaissance , et je travaille en sorte de vous rendre maitre du facteur desdites lettres. Quant au facteur pour le dehors, il doit incessamment partir samedi ; car d'après ce qu'il m'a dit , on lui a recommandé a se tenir prêt

Vu la promesse que vous m'avez faite, il y a huit jours, je vous récidive ma demande ; j'ai employé les 6o francs que vous m'avez donnés; j'en ai besoin d'autres, ainsi je vous prie de m'en accorder.

Rapport du 26 juillet.

Tout va selon mes désirs, je n'ai pas à me plaindre de mes démarches. J'obtiens assez facilement les renseignements qni me font besoin , en voici le détail :

Je suis enfin assuré que les principaux chefs de la révolte à faire au a5 août, sont ceux après qui j'ai couru le plus, je les connais

(fo)

une grande partie ; il ne me reste plus rien & faire que de découvrir l'endroit où existe les écritures , et vous serez au fait de tout.

Mot à mot voici le plan :

Le ?4 7 entre onze heures et minuit , un conp de cloche se fen entendre, tant dans Lyon que dans les faubourgs. Une réunion se , fera dans chaque quartier. D'autres , qui se seront réunis d'at aocc, à par avertissement , se tiendront postes du coté des casernes suisses, * et afin de s'opposer à leur passage , les gardes seront soignées de près , afin de leur empêcher tous mouvements. Les caserues de h garnison française seront soignées aussi ; mais , d'après ce que je vois, ils ne la craignent pas beaucoup , et il parait même qu'il y en a ose partie qui se propose d'abandonner armes et poste. On cherchai a s'emparer de l'arsenal; avant tout, des pelotons devront s'emparer de l'autorité.

Napoléon II sera le cri unanime , des avertissements sont déjà paît» pour les campagnes , et il en partira encore , afin de les faire sookro au même instant.

Enfin , je ne peux tout vous détailler , faute de mémoire , ce <p j'ai vu et entendu à cet égard. Tout se montre prêt; et, pour cette ibis , je regarde la chose comme terminée.

Je vous promets toutes diligences , afin d'apprendre le reste , et tous faire un état des principaux de cette machine.

Croyez que j'ai de grandes peines, je cours de grands risques, en Jouant un rôle pareil. Mais malgré cela , je ne désespère pas de réussir. I Sous peu de jours , je vous ferai un état des chefs, leurs noms, prénoms lieux de domicile , etc.

Vous devez cette fois vous apercevoir, Monsieur, que j'ai employé mon temps utilement, et que je n'ai rien négligé.

Je m'attends toujours à suivre mon lacteur demain , ou bien si vous jugez à propos de le faire arrêter avec sa correspondance, ce sera comme vous jugerez à propos.

Je n'ai plus un seul instant de tranquillité jusqu'au moment de ma réussite. Je brûle du désir de l'avancer, et terminer tout au gré de mes désirs. Mais j'hésite toutes les fois qu'il faut vous retracer mes demandes. Cependant je m'y vois obligé. Vous savez, M. le préfet , que dernièrement je vous ai fait une demande d'argent. Vous avez bien voulu m'aceorder la moitié de la somme que je vous ai demandée. Eh bien ! aujourd'hui , je me trouve dans le même cas , et pour 1» dernière fois, si vous jugez à propos de m'aceorder cette somme, elle me devient du plus grand besoin. La promesse que je vous ai faite, je vous la récidive. Oui, sur ma vie même, je vous promets

avoir toute satisfaction.

Rapport du 28 juillet.

Le 25 je suis allé pris de mes hommes , je m'y suis tenu une grande

ortie delà journée; ils sont entièrement décidés a mettre à exémtîo eur projet. Quant aux écrits de cette trame, je saurai où ils sont.

Dimanche j'ai recherché après B qui était a Lyon ; mes déniai

hesout été infructueuses. Je oie suis rendu dans l' après midi aurei les-vous- La j'y ai vu le contenu de tout.

Dans cette société il a été question d'une correspondance avec Ta are, Tizy, Bois-d'Oingt, Vil le- Franche, Beau jeu , Balleville, dans le: [iiels lieux il y a des chefs de chaque compagnie qui devront marchi i l'époque fixée.

Lundi je mit parti avec mon facteur, nous avons été* dans différen ndroils pour y distribuer ia correspondance. J'ai pris note des pei onnesàquiil a remis ses lettres, j'ai même parlé avec plusieurs qi iennenl fortement à la choie

Mardi je me suis enquêté du lieu ou existe la correspondance; < roici le résultat que j'en ai obfenn ; que dimanche prochain une assert liée doit avoir lieu. J'ai promis de m'y trouver. Voyez , monsieur,; fous voulez faire arrêter ceux qui y assisteront. Je voui donnerai pot sela la tenue du local et l'issue d'entrée et de sortie, en un mot 1 noyena généraux pour ne pas en échapper un seul. Quant aux pe: tonnes qui s'y trouveront il y en a qu'il vous est très-intéressant i mettre en votre pouvoir , vu que ce sont des chefs, non pas les prit cipaux,car ils sont b peine connus, mais par ce moyen on pourrai connaître et savoir tout.

Quant aux papiers, il y en aura assez pour prouver l'intention i ces mêmes personnes. Veuilles voir, monsieur, si vous jugez à prop que cela s'exécute tel que je vous le dis. Quant aux sociétés des antr endroits du département, la semaine me suffit peur vous en dono la note; pour ce qu'il y u de certain celle assemblée sera générale da les villes et bourgs du département, vu que tel qu'ils l'ont annon casera la dernière.

Nous voici bientôt arrivé a bon port. Secoures-moi dans une te! entreprise, et dans quatre jours nous en verrons l'issue; il est tem de donner le dernier coup avant l'éclat; car autrement il pourrait ari ver des choses qui ne vous feraient sans doute pas plaisir.

D'après ce que j'ai l'honneur de vous annoncer, monsieur le pr fet, des petits voyages me deviennent indispensables, afin de compl ter l'ouvrage commencé. Mon dessein est que dans chaque continu où il devra avoir une assemblée, de la dénoncer aux maires de l'c droit afin qu'il ait à se concerter avec vous selon ce que vous jugei convenable, et par ce moyen, du même jour, vous vous verres à met avec les précautions que vous aurez a prendre , d'avoir toute la cliq en votre pouvoir. Je ne crois pas pouvoir vous présenter un plusbc plan , et voilà le seul moyen d'empêcher le mal prémédité.

Rapport du 3i juillet.

Girlon est passé dernièrement à Mionnet près Neuville.

Mey..., cafetier à Neuville.

Pr..., chapelier.

Ch...., marchand de tabac à Neuville.

Bar , facteur.

H , père et 61s , hameau des fours à chaux. -

D , marchand de farine et de bled*

Tar...., ex-capitaine, à Neuville.

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