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A Son Excellence Mgr le Commissaire Apostolique au Canada [microforme]

À Son Excellence MGR LE COMMISSAIRE APOSTOLIQUE AU CaNaDa EXCELLENCE, J'ai l'honneur de vous Cnvoyer avec la présente les documents suivants : lo Supglique du 6 Août 1881, en faveur de la division du diocèse, suivie d'un

“ Supplément au Mémoire contre la division, en date du 30 Juin”; 20 Circulaire au Clergé ; 80 Lettre renouvelant la Sapplique du 14 Novembre dernicr, et

donnant les considérants de cette Supplique,

Je prie aussi Votre Excellence de vouloir bien me dire, dans sa réponse, si le Mimoire contre la division que j'ai eu l'honneur de Lai adresser avant mon départ de Rome, lui est Païvenu ; sinon, je me ferai un devoir de Lui en passer un autre exemplaire.

Je demeure avec la plus haute considération, de Votre Excellence, le tout dévoué serviteur,

t L. F. Ev. nes Trois-Rivières.

DOM HENRI SMEULDERS,

Le 14 Novembre dernier, j'ai eu l'honneur de vous faire présenter une supplique vous priant de définir le mode d'instruction, qui serait suivi dans la question de la division de mon diocèse.

En attendant la décision qu'il plaira à Votre Excellence de donner à cette supplique, il n’est peut-être pas tout à fait inutile que j'expose plus amplement les raisons qui m'ont porté à en agir ainsi.

Comme Votre Excellence ne l’ignore pas toute la pro’édure adoptée par le St. Siège à mon sujet est une des plus extraordinaires que l'on connaisse, si elle n'est pas sans précédent dans les annales ecclésiastiques. Il est inoui que l'on ait jamais procédé à la division d’un diocèse, hors la connaissance du Titulaire, et sans une demande régulière de Ja part des intéressés C’est ce que j'ai constaté dans mon récent voyage à Rome, par de nombreuses consultations et par les plus amples recherches.

Je ne fais pas cette remarque dans le but de jeter du blâme sur qui que ce soit, mais c’est un fait qu’il est nécessaire de constater pour faire connaitre à Votre Excellence combien est extraordinaire la cause dont elle est saisie, et combien il importe pour l'honneur même de l'Eglise que la sagesse du St. Siége ne soit pas mise en défant.

Si je n'avais pas été persuadé, ct si je ne l'étais pas encore plus que jamais, que les lettres apostoliques décrétant l'opportunité de diviser mon diocèse avaient été obtenues subrepticement et par fraude, je n'aurais pas fait les pénibles démarches que j'ai entreprises.

Personnellement il m'importe peu que mon diorèse soit divisé ou diminué, car je n'oublie pas que j'ai peu d'années à vivre et que moins nombreuses seront les âmes confiées à mes soins, moins lourde sera ma responsabilité. — Mais, de l'autre côté, je sais que si le St. Siége Ctait induit en erreur par ma faute, c'est-à-dire par mon silence, ou si le clergé et les fidèles confiés à mes soins devaient souffrir à cause de moi, je me rendrais grandement coupable.

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