‹ A Son Excellence Mgr le Commissaire Apostolique au Canada [microforme]Chapitre 2 sur 2 · PAR · texte numérisé non relu

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C'est pour rempiir ce devoir que je suis allé à Rome, et que je me tronve aujourd'hui devant Votre Excellence.

Et d'abord je dois le remarquer, les lettres apostoliques concernant la division de mon divsëse ne sont pas absolues, elles décrètent simplement l'opportunité de cette division, au cas sans doute que l'exposé qui a été fait pour les obtenir soit véridique ; car si ces lettres étaient un décret absolu et définitif, ‘+ n'aurais pas été admis à m'en plaindre, et votre Excellence elle-méme ne serait par chargé de faire une instruction à ce sujet.

Au reste c'est le St, Pore lui-môm: qui a fait disparaitre tons les doutes que j'aurais pu entretenir sur le sujet, en me faisant connaitre dans un langage énergique que Votre Excellence avait instruction de se rendre en Canada, et d'y demeurer tout lo temps nécessaire pour se mettre cn état de rensei- Sher exactement le St. Sigo sur les faits qui étaient en contestation, non-seulement pour ce qui regarde mon diocèse, mais aussi pour toutes les difficultés religieuses qui agitent les esprits et troublent les consciences catholiques.

Or pour me conformer aux vœux si formellement exprimés par le St. Père, et faire parvenir à la Connaissance du St, Siège des faits indiseutables, que me reste-t-il à faire antre chose que d'adopter ia procédure que l'Eglise considère comme la plus sage Ct la plus sûre pour terminer les différends.

C'est pour obtenir ce résultat que j'ai adressé une supplique à Votre Excellence, la priant instamment d'instruire ma cause selon les formes juridiques, comme toutes les causes ecclésiastiques.

Je ne m'arrêterai pas à signaler les inconvénients qui pourraient résulter de tout autre mode : mais n'est-il pas évident que si les informations nécessaires pour asseoir un Jugement, sont données ex parle sans être soumises à l'épreuve de la contradiction, elles n'auront pas plus de valeur que celles qui ont ét£ transmises au St. Siège, à Rome même, ct qui ont nécessité Votre pré. sence ici ?

C’est une chose indéniable que le St. Siége n’a Pas commet: des procédis pour diviser mon diocèse sans informations: le St. Siége n'agit pas ainsi à l’aveugle.

Or quelle est la valeur de ces informations ? Les Personnes qui les ont données ont elles eu en vue le bien de l'Eglise, on Poursuivaient-elles l'exécution d’une conspiration ourdie contre moi? Les faits invoqués à l'appui de cette demande sont-ils vrais ou faux? L'objet poursuivi dans cette demande ne serait-il pas de servir des intérêts Personnels, et de réduire an silence un évêque qui répétait trop fidèlement les paroles et l'enscignement du Pape ?

Voilà autant de faits a élucider et sur lesquels le St Siège a intérêt d'être renseigné

er de

Or comment pourrais-je ne rendre au désir du St Siège, si la nature des

informations qui lui ont été données m'est complètement inconnue ?

Je suis induit à croire que les informations données pour obtenir la division de mon diocèse ont les défants ci-dessus mentionnés. J'ai en main, comme vous le savez, la preuve authentique que le principal des documents fournis est rgée par un ou plusieurs faussaires, et qu'il contient les insinuales renseignements les plus faux sur mon Diocèse es de fondement à mon adresse, et à celle de

une pièce fo tions les plus malveillantes, et les accusations les plus dénué mon clergé.

11 semble que l'affaire de la division d'un diocèse est une chose d'un intérêt si général, qu'il n'y a pas de raison pour que ceux qui sont intéressés d’un côté où de l'autre cherchent a cacher leur demande et à la couvrir du secret, si les motifs qui les font agir sont honuôtes et appuyés sur le bien véritable de

ce diocèse.

Au reste, depuis quan d ceux qui font une demande quelconque de natu-

nt ils dispenss d'en faire la preuve en face de

re à causer du préjudice à autrui, 80

leur adversaire ?

C'est le St Siège lui-même qui a proclamé depuis des siècles les grands principes de droit, que j'invoque dans ma présente cause et je me demande pourquoi je n'en aurais pas le bénéfice et je serais mis hors du droit.

Je ne demande qu'une chose, c’est de mettre en lumière tous les faits que le St Siège a besoin de connaitre pour prononcer une décision équitable. Toute la preuve que j'ai à produire, j'offre de la produire en face de mes adversaires, afin qu'ils aient l'occasion de la contredire s'ils en ont le pouvoir. Pourquoi n'aurais-je pas la même liberté avec mes adversaires ?

‘ji n'y a que le mode régulier et ordinaire, qui offre des ause de division de mon diocèse et u'il soit suivi.

J'estime donc qu garaniies de justice pour l'instruction de lac c'est pourquoi j'insiste autant qu'il est en mon pouvoir pour q essivement de savoir si Votre Excellerce dis-

Toutefois il m'importe exc ve contre moi en ma présence, et si elle

pense mes adversaires de faire leur preu me privera de connaître leur preuve.

Votre Excellence comprendra aisément que je ne voudrais pas étre tenu plus longtemps dans l'incertitude à ce sujet, et que j'ai la plus grande impatience de savoir de quelle manière elle disposera de ma supplique.

Comme Votre Excellence possède une grande expérience en semblable matière, Elle ne doute pas de l'intérêt que j'ai à avoir par écrit la réponse qu'il Lui plaira de donner à ma Supplique, afin que cette réponse me serve Pour

ma gouverne.

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En conséquonce, je supplie encore une fois Votre Excellence de faire droit à ma Supplique du 14 Novembre dernier, et de vouloir bien me donner communication de tous les renseignements, qui y sont demandés,

Voici la liste des documents, dont la connaissance m'est indispensable pour traiter convenablement cette importante affaire de la division de mon diocèse :

10 Supplique et Mémoire des pétitionnaires de 1875, demandant la division du diocèse des Trois-Rivières, avec les signatures apposées au bus de ces documents ;

20 Rapport de l’Archevèque de Québec sur l'assemblée des Evèques de la Province, le 28 Mars 1876, ct ses observations en faveur du démembrement du diocèse, pièces envoyées à Rome en Avril 1876;

80 Rapport de Mgr Conroy, Délégué Apostolique en 1878, et autres documents sur ce sujet transmis par Son Excellence à la S. C, de ln Propagan-

de ;

40 Document auquel le Cardinal Franchi faisait allusion, lorsqu'il m'écrivait, le 24 Mai 1876, que l'Archevêque et trois Suffragants avaient fait savoir à la S. Congrégation que la division da diocèse des Trois-Rivières était nonseulement utile mais même nécessaire :

50 Lettre adressée à Mgr D. Racine, évêque de Chicoutimi, quelque temps après son arrivée à Rome l'hiver dernier, le priant de remettre à Son Excellence le Cardinal Préfet de la Propagande des documents relatifs à la division du diocèse ;

6o Documents que Mgr D. Racine a remis à Son Excellence le Cardinal Préfet, l'hiver dernier, pendant qu'il était à Rome, et qu'il m'a dit lui avoir été adressés par les mêmes pétitionnaires ;

To Lettre que Son Excellence le Cardinal Préfet m'a dit avoir été adressés confidentiellement et sous prétexte d'intimidation à la Propagande, l'hiver dernie:, demandant le démembrement du diocèse ;

80 Lettre que le Préfet 1°: dit avoir été écrite par moi-même avant que À q je fusse évêque, cn faveur de la division, et qu'il m'a dit être dans les mchives q de la Propagande :

60 Nouvel'e Supplique que l'on m'a dit avoir été adressée à Votre Excellence, ou au St Siège, pur les prêtres du Séminaire de Nicclet, et les documents appuyant cette Supplique ;

Enfin tort autre document relatif à cette question, qui aurait éé mis devant le Saint-Siége, ou présenté à Votre Excellence.

PT Suivant la promesse que Votre Excellence a bien voulu me faire, mardi dernier, j'attendrai sous le plus court délai l'honneur d'une réponse À ma

demande, et les documents sus-mentionnés.

Je demeure avec la plus haute considération, de Votre Excellence, le trèschumble et très dévoué serviteur,

4 L. F, Ev. nes TROIS-RIVIÈRES

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