SCÈNE IV
ALAIN, JENNY, ajant Vair de regarder du coté du parc par où est sorti Mombreuil.
ALAIN
Vous êtes au parc de bonne heure , Mademoiselle ?
JENKT.
Oui , je dors mal depuis quelque temps.
- ALAIN
Oh ! que c'est gentil une jeune fille qui dort mal!
JENNT.
Dis-moi, Alain, est-ce d'ici que sort un jeune homme qui vient de passer près de moi tout à l'heure ? ALAIN , embarrassé.
Non, Mademoiselle j est-ce que vous avez vu sa figure?
JENKT.
Non vraiment , son chapeau me la cachait.
ALAIN , à part.
Ouf ! c'est heureux.
JEKNT.
Mais il m'a paru d^une tournure charmante.
ALAIN
Oh ! ça , charmante , c'est vrai.
JENNT.
Tu sais donc qui je veux dire ?
ALAIN
Eh! à peu près-, c'est un jeune homme de famille qui demeure dans les environs.
JENNT.
Oui-, eh bien ! que ne se fait-il présenter au château ?
ALAIN , jinement.
Dam ! il y viendra peut-être.
JENNT.
Mon Dieu ! qu'il se dépèche donc -, je m'ennuie de ne A-t-d perdu? a
voir ici que mon oncle et monsieur de Merviile. Ils sont fort aimables tous deux-, mais mou oncle est un peu vieux, et l'autre finira , si cela dure , par me rendre tout aussi emportée que lui.
ALAIN
Il est sûr que vous vous querellez souvent.
JENNT.
Je m'en divertis ; mais ce qui me déplaît , c'est que quand je me brouille avec lui , c'est avec ma sœur qu'il se raccommode.
{MerviUe appelle de loin dans la coulisse.)
Alain ! Alain !
ALAIN
Ah ! voilà mon doux maître qui m'appelle ; j'y vais. ( // va pour sortir. ) JENNY , le retenant.
Tune pourrais me dire , avant, le nom du jeune homme.
ALAIN , embarrassé.
Le nom du jeune homme ! Oh ! mon Dieu ! sûrement ; si je le savais pourtant : c'est un jeune homme..»