‹ A travers cinq siècles de gravures, 1350-1903. Les estampes célèbres, rares ou curieuses (volume 2)Chapitre 30 sur 32 · NICOLETTO DA MODENA · texte numérisé non relu

NICOLETTO DA MODENA

On ne sait rien de sa vie, si ce n’est qu’il florissait au commencement du xvie siècle. Il rappelle Mantegna et appartient à l’école de Padoue. Il a à son actif 80 à 90 pièces et quelques nielles. Ses estampes sont rares.

Saint Antoine (Galichon 17). — Le saint précédé d’un cochon s’achemine vers la gauche, s’appuyant sur une béquille munie d’une clochette ; derrière lui on aperçoit un portique inachevé avec pilastres surmontés de cartouches ; dans celui de gauche sous des tailles perpendiculaires on distingue les lettres O. D. N. qui signifient Opus di Nicoleto.

Estampe inconnue à Bartsch et Passavant, de toute rareté, adjugée vente E. Galichon, 700.

1 Qui a eu lieu en avril et novembre 1844, et avril 1845 et non en lSi3 comme on le dit souvent par erreur, parce que la couverture et le titre du catalogue portent ce dernier millésime.

'i II n’y a que 11 exemplaires de connus ; le plat est devant le troisième personnage, en allant de droite à gauche.

ÉCOLE ITALIENNE

Hercule terrassant un Centaure (G 20). — Hercule, le genou posé sur les reins d’un centaure renversé et qui s’enfuyait vers la droite, frappe de sa massue son ennemi qui lève en vain une main suppliante. A droite aux branches desséchées d’un arbre, un cartouche dans lequel on lit : Divo Erculi.

Mêmes réflexions qu’à l’estampe précédente, adjugée vente Galichon, 905.

La Vestale Lucia ' (P 86 — G 59). — Une écharpe lui ceint le front et flotte autour d’elle, elle se dirige demi-nue vers la droite tenant de ses deux mains un crible plein d’eau ; derrière elles des plantes aquatiques. En haut au milieu de l’estampe dans un cartouche suspendu par des rubans, le monogramme ombré par des tailles.

Un exemplaire de 1« état passa à la vente E. Galichon et y fut adjugé 1950 francs, il était avant le monogramme ombré, c’est-à-dire avant les lettres N. D. M.

Vénus et l’Amour (B 47 — G 58). — A gauche de l’estampe, debout nue et de face, la déesse couronnée et chaussée de cothurnes tient dans sa main gauche une flèche et dans la droite une pomme ; à ses pieds à droite, l’Amour nu est couché et endormi appuyé sur le coude gauche. Derrière la déesse une sorte de temple en ruines à travers desquelles, au fond de l’estampe, on aperçoit la mer, un bateau et, au dernier plan, des montagnes. Au haut du pilier près duquel est la déesse on lit : Vénus.

Ventes : E. Galichon, 1305 — Angiolini, 169.

Sainte Catherine (P 84). — A droite, à l’entrée d’un riche portique, la sainte est debout, la main gauche qui relève sa robe, porte une palme, le coude repose sur un bouclier, la droite tient une longue épée pointe en terre ; à ses pieds une roue brisée et un livre ouvert. Au premier plan sur la base d’un socle à droite, on lit en gros caractères : Nicoleto da Modena.

Vente : Angiolini, 775. — Très rare.

Saint Sébastien. — Le saint demi-nu de face, regardant à droite, est ligotté au pied d’une colonne quadrangulaire qui occupe le milieu de la composition et semble appartenir à un temple en ruines.

1 Ou Tucia ou encore La Sybillc de Cumes.

ÉCOLE ITALIENNE

Derrière lui un canal bordé à droite et à gauche de constructions. En haut à droite au-dessus de la tête du martyr, sur une légère poutrelle est un oiseau, duquel se dégage un rayonnement ; il regarde le saint dont le corps est transpercé de cinq flèches. Sans signature.

Pièce d’une insigne rareté, inconnue à tous les iconographes, H. 248 mm L. 171 mm, Un superbe exemplaire fut adjugé à la vente Angiolini, 3762 francs.

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