‹ A travers cinq siécles de gravures, 1350-1903; les estampes célèbres rares ou curieuses (volume 3)Chapitre 44 sur 84 · MAITRE DES SUJETS TIRÉS DE BOCCACE · texte numérisé non relu

MAITRE DES SUJETS TIRÉS DE BOCCACE

L'artiste est ainsi dénommé parce qu'il a gravé plusieurs sujets tirés des ouvrages de cet écrivain. Son faire est serré et délicat, il rappelle un peu Israël van Meckenen dont on suppose même qu'il est l'élève.

i ( in n'csl absolument pas d'accord sur la personnalité de cette femme qui apparaît toujours

dans la reproduction de la scène de saint Georges tuant U dragon. Les uns y voient l'impureté,

i utres le <i< nu .h. cm ii Princesse Alexandre, d'autres enfin, tels que M. Ernest Hello dans sa

te des Saints, la Princesse Marguerite. Il raconte que ce dragon énorme habitait un

lac aux onvlrom de Beyrouth dont il la il sas pour se précipiter sur lis hommes. On lui

pendant deux brebis par jour, mais celles-ci s'étanl épuisées, on consulta alors l'oracle qui répondit qu'il lui (allait des créatures humaines Urées au sort. La Bile du mi lui désignée, on la coi tu une brebis la où le dragon devail la prendre, mais Saint Georges, ayant

frappe mortellement l'animal, ordonna a la jeune Bile de •! a r sa ceinture, de la passer

oui il ù cou du mon lire et de le ramener dans la cité, disant au Roi, que s'il voulait croire en Dieu 11 nchi eraltli dragon : le monarque e convertit sur le champ et avec lui vingt mille lu nés.

i volume de M. Mai Lehrs reproduit en phototypte 28 pièces de ce Maître, ce qui portes crolri' que les dernières recherche! ""i amené des nouvelles découvertes dans l'œuvre que

mai' viiiiuis de signaler.

Ses pièces sont de la plus insigne rareté ; nous pouvons nous tromper, mais nous ne nous souvenons pas en avoir vu passer en ventes publiques, à l'exception de celles du Département des Estampes, acquises aux collections Delessert et Delbecq. — Passavant mentionne 25 pièces.

En voici deux extrêmement curieuses qui sont du reste aux Estampes, à Paris.

L'Auteur écrit l'Histoire de nos premiers Parents (Passavant 4 — Bartsch 72). — Dans un étrange intérieur, assis de trois quarts à droite, devant un pupitre, une plume à la main posée sur un livre ouvert, l'auteur regarde Adam et Eve qui se présentent à lui complètement nus, la main sur la feuille de vigne qui cache leur sexualité, ils baissent les yeux, et la femme surtout paraît particulièrement intimidée; derrière eux à droite deux chiens1 jouent ensemble. Sur les murs sont représentées des scènes de l'Ancien Testament, entr'autres à droite, l'Ange une épée à la main chassant Adam et Eve du Paradis terrestre. Sans date, ni signature.

La Mort de Régulus* (P 8). — Sur des tonneaux, une sorte d'estrade est dressée, on y a étendu un homme nu sur des planches hérissées de clous et on l'attache avec des cordes ; il est entouré d'hommes d'armes ; son chapeau et ses vêtements sont jetés sur cette estrade. Par terre touchant presque le trait carré, trois cailloux à peine ombrés. Au fond de l'estampe, deux personnages sont à des fenêtres et assistent à cette scène. Sans signature, ni date.

Le Voyage d'un Iconophile, page 323, parle des deux pièces décrites ci-dessus. — A l'exposition Dutuit, en 1869, figurait Le Duel, pièce non décrite, de la dernière rareté, et considérée comme pendant à : Le Roi et l'Homme mort (P 5).

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