‹ A travers cinq siécles de gravures, 1350-1903; les estampes célèbres rares ou curieuses (volume 3)Chapitre 52 sur 84 · XVIII' SIÈCLE · texte numérisé non relu

XVIII' SIÈCLE

XVIMe SIECLE

Nous avons déjà dit un mot à Siégea sur la manière noire ou mezzotinte, procédé qui caractérise d'une façon si spéciale l'école anglaise du xvme siècle, nous n'aurons donc que quelques mots à ajouter, particulièrement sur les artistes qui l'ont employée dans ce pays et à les appuyer de quelques réflexions.

Tout collectionneur doit se munir de l'indispensable ouvrage anglais de John Chaloner Smith ' : British mezzotinto Portraits "-, 4 parties en 5 vol. 1878-1883, plus le portefeuille de même format contenant 125 portraits en réduction1. C'est un catalogue admirablement rédigé où 3800 portraits et 350 sujets de fantaisie dans lesquels on croit retrouver la ressemblance de personnages de marque, sont décrits avec concision et clarté ; on peut assurer qu'à l'exception de quelques pièces, tous les portraits gravés existants y figurent avec leurs différents états, c'est complet. On a ajouté également la série dite des Ihimorous, dont les litres seuls sont indiqués avec le numéro correspondant au catalogue Laurie et Whittle, successeurs de Robert Sayer, dont il sont extraits et que ce dernier publia en 1795. Ces estampes sont au nombre de 365, elles existent tantôt en noir, tantôt en couleurs, beaucoup sont sans nom de graveurs, elles sont intéressantes et précieuses au point de vue documents ; celles en noir se vendaient un shilling et celles en couleurs deux shillings.

Le nombre des graveurs signalés est d'environ 210; il a omis le nom de Samuel Cousins, ce qui ne laisse pas que de nous étonner, car le titre de

son ouvrage dit textuellement: « Descriptive Catalogue of thèse

engravings, from the introduction of the art to tlie earlg part of the présent cenlurij » ce qui signifie: Catalogue descriptif de ces gravures depuis l'introduction de cet art jusqu'aux premières années du présent siècle ; or, Cousins est né en 1801 cl mort en 1887 !

1 Son admirable collection fut dispersée et vendue en plusieurs fois par Sotheby et C° de 1890 à 1896.

- 11 cite aussi les principales pièces des premiers graveurs en manière noire étrangers, mais est muet sur toute pièce exécutée au pointillé, ne s'êlanl point occupe de ce dernier procédé.

:1 Chose curieuse à noter, aucun des portraits qui font fureur actuellement, tels que ceux de: Ladica Waldegrave, Af" Cornac, Duchesse <lc Rutland, Lady Bampfylde, etc., n'y est reproduit, le goût d'alors n'était pas celui d'aujourd'hui.

Des travaux précédents similaires avaient déjà été faits ; l'un par II. Bromlcy en 171)3, l'autre plus détaillé — il y avait 7 vol. — par J. Granger, 1804-1806, mais le classement était fait par personnages au lieu d'être comme il l'est ici par graveurs.

Parmi les graveurs anglais en manière noire les plus célèbres et les plus appréciés, citons en suivant, selon nous, l'ordre de leur mérite : J. Dixon, J. Watson, T. Watson, W. Dickinson, J. Ward, S. Cousins, Valcntine Green ', W. Ward, J.-R. Smith, W. lYther — .1. Dean, G. Keating, .T. Mac Ardcll — W. Sharp, R. Earlom, R. Houston, John Jones, Dunkarton, etc.

Ceux qui ont le plus gravé sont : John Faber Junior, -119 pièces ; J. Smith, 2.S7; J.-R. Smith, 21)11; Mac Ardell, 201; J. Watson, 1G7 ; Y. Green, 163; W. Dickinson, '.).">.

Les peintres qui ont été le plus reproduits sont: d'abord Reynolds, puis Kncller, Lely, Romney, T. Hudson, Hoppner et Gainsborough.

La belle et brillante période de la manière noire fut de 1730 à 1X10 ; Mac Ardcll fut le premier graveur qui remit le procédé en honneur, et Samuel Cousins le dernier artiste qui en usa.

A l'heure qu'il est un vent de folie souille en Angleterre sur les estampes en manière noire, les prix atteints en ventes publiques dépassent tout ce que l'imagination la plus dévergondée peut rêver — nous n'avons pas besoin de dire que les pièces qui bénéficient de ces faveurs exagérées — sont, en l,v état, tirées en noir et dans des conditions de marge, de conservation et de fraîcheur absolument exceptionnelles. On verra plus loin les prix obtenus aux grandes dernières ventes Ilulth, Edgeumbe, Normanton et Blyth, cette dernière surtout tient le record; 3-16 numéros ont produit 21717 livres sterling, c'est-à-dire 542925 francs ; mais les anglais sont patriotes, certaines pièces n'ont jamais quitté l'Angleterre et ils onl juré qu'elles n'en sortiraient jamais, l'argent dans la circonstance devient donc une quantité absolument négligeable.

Nous avouons pour noire pari ne guère comprendre pareil emballement el ces prix si hors de proportion avec la valeur artistique de l'objet. 11 y a dans celle école, nous le reconnaissons sans peine, d'exquises et délicieuses estampes, mais on ne peut nier néanmoins que le procédé par lui-même ne soit terriblement monotone et, de plus, essentiellement impersonnel; que CC soit gravé par Watson ou Ward, par Larloni ou par Green, nous vous délions d'en voir la différence. On confessera donc, que dans de telles conditions, une collection exclusivement composée de manière notre est loin d'avoir la séduction d'une réunion de pièces présentant les diversités d'aspect que donnent l'eau-forte, la pointe sèche, le bois, le vernis mou et même le burin.

Faisons observer que tous les premiers étals sont imprimés en noir cl que lorsque la planche commence à s'user, ce qui arrive très vite-, on la tire en

i M a paru dernièrement n [lais B. QuarUch une monographie très complète

de cet artiste par Alfred Whitman.

■ il ne but gui i < compter plus de 30 a 10 èpram es do l" état, c'est-à-dire d'exemplaire* (leur

de cuti ! ' ■<" ■ -i que les portraits m réputés ■ l « - : La Ducheeee <!<■ BuUand, U ' Carnac, badg

Bampfylde, etc... n'exl - couleur! originalement loul au moins ; il ne noua a, du Béate,

jamaisété 'I de li volt autrement qu'en n

couleurs pour masquer ses faiblesses. Notons aussi — bizarrerie des collectionneurs — que si les portraits ne sonl recherchés et surpayés qu'en noir, les sujets de fantaisies ne le sont, au contraire, qu'en couleurs.

En 1881, The Burlington fine Arts Club, toujours à la tète du mouvement artistique de son pays, fit une très remarquable exposition de gravures en manière noire depuis son origine jusqu'à nos jours, puis une seconde en 1902', cette dernière ne faisait figurer que les portraits de 1750 à 1830. Nous ne pouvons passer sous silence une inexplicable omission, celle de l'œuvre du célèbre artiste Samuel Cousins; comment se fait-il qu'un graveur de cette envergure ait été encore oublié? nous disons encore parce qu'il en fut de même en 1881. Le catalogue de cette exposition avait une préface de M. W.-G. Rawlinson extrêmement intéressante, il nous apprenait de curieuses choses sur la technique, le tirage, les états, les prix qu'on payait naguère une planche pour un portrait au xvm» siècle, prix qui variaient, suivant les dimensions, entre 500 et 1250 francs, et qu'aujourd'hui on ne pourrait obtenir à moins de 3700 et G000 francs et souvent davantage, il mentionnait aussi le procédé de l'aciérage- qui, pouvant se répéter indéfiniment, refait pour ainsi dire chaque fois une nouvelle virginité à la planche, à ce point que MM. Graves et O lui ont assuré avoir pu tirer d'un même cuivre aciéré sept ou huit fois, trois cents épreuves d'artistes, et plus de 10.000 épreuves courantes et ce, sans fatigue apparente de la planche.

Entre ces deux expositions, une troisième avait pris place en 18SG, c'était celle de l'œuvre à peu près complet de James Mac Ardell.

En 1900, les amoureux des belles estampes ont pu admirer à leur aise au Pavillon Royal d'Angleterre la collection ultra sélect de 21 portraits les plus célèbres gracieusement prêtés par lord Cheylesmore».

Signalons aux amateurs le complément obligé de Chaloner Smith, c'est-à-dire : Eighteenth century colour prints, an essay on certain stipple engravers and their ivork in colour, par Julia Erankau, London 1900 l. ("est un volume fort instructif, illustré de 52 planches avec un texte explicatif passant en revue les différents procédés au pointillé depuis son origine. Ce procédé n'est vraiment séduisant qu'en couleurs, en noir il est abominable. Les artistes qui s'en sont servis avec le plus d'habileté sont surtout : llarlolozzi, T. Collyer, J. Collyer, R.-S. Macuard, C. Knight, \V. Nutter, T. Gaugain, L. Schiavonetti, C. Wilkin et P.-W. Tomkins.

' Dans la première exposition, qui contenait 138 pièces. le classement avait été Tait chronologiquement par noms de graveurs, avec une notice biographique sur chacun d'eux ; dans la seconde, qui comprenait 101 pièces, on avait au contraire, procède au classement par le nom des personnages auxquels on avait également consacré une petite note biographique, sans préjudice de celle donnée aux artistes, qui avait été placée à la lin du catalogue. — Les plus belles collections de portraits actuellement en Angleterre sont chez le duc de Devonshire, le comte île Hardwick et le comte de Stanford.

'Inventé par Salmon et Garnier vers 1853 ou 18G0 ; c'est de cette époque que datent les galvanos.

3 Décédé en mai 1302, l'éniinenl amateur a t'ait don au lirilisli Muséum de sa collection composée d'environ H000 portraits qu'il avait commencé à réunir vers 1870.

* Nous pouvons ajouter encore : Masters o[ Mezzolint, par M. Alfred Whitman, du Brilish Muséum, publié chez George Bell & Sons de Londres. — M. Whitman est encore l'écrivain distingué du très intéressant volume The Print-Collector's llandbook.

LCOLE ANGLi

Mentionnons, pour en terrainei . les estampes en manière noire suivantes pu rachètenl leur laideur i »=> r une insigne rareté: Lady Xeville, d'après Pooley, par S. Leader, deux exemplaires connus Charles /". d'après Van Dyck, par H. Etobinson, exemplaire unique — William Bullock, par T. Johnson, cinq exemplaires M™ Cibber, d'après Hudson, par John Faber, quatre exemplaires — William King, d'après Dalh, par Thomas Beard, deux exemplaires.

El maintenant, passons en revue les plus délicates gravures de cette école qui, à l'heure qu'il est, tient presque la tête du marché quant aux prix payés.

BEECHEY (William, d'après)

Childrcn at Play (Smith <>). — Dans la campagne, quatre enfants tous tournés vers la droite — trois filles et un garçon — ce dernier, debout, s'apprête à décocher une Qèche en bandant son arc, il a près de lui par terre, au tout premier plan, son chapeau sur lequel deux flèches sont posées. Sous le trait carré à gauche, Painted by W. Beechcy ; à droite, Engraved />;/ Th. Pari;. Au milieu, Chidren ni Play, et au-dessous en dernière ligne, Published by Pari; 1/!)1 '.

Estampe en couleurs très rare.

Vvnlrs: En 1901, par .1. Halle, antiquaire à Munich, 2000, avec la lettre ouverte — C. .1. et G. K., 1380.

BIGG (W.-R. d'après)

The Romps- (par W. Ward). - Dans une salle de pensionnat où jouent sept fillettes, la maîtresse entre à droite cl réprimande vertement une élève qui, en renversant une table, a répandu l'encrier sur sa robe. Au fond de la pièce, une cheminée.

' Disons une fols pour toutes, que les estampes anglaises portent généralement, comme l<".

du ■ ' île, ■.mis li' irnll carré : n gauche le nom ilu peintre, a droite celui du graveur, au

milieu de la marge I'1 litre, cl en plus, cl en dernière ligne, ce qui n'a lieu que plus rarement

chez "■ u , h i i r. diti ur avec le quanllémc du moi-, ri l'année de la publication. Nous ne

reproduirons point m i etenso, toutes ces inscriptions qui surchnrgeralenl notre texte el

absoi i.i i i contenterons d'indiquer seulement en français les dates

de publications intéressantes au point de vue chronologique. Nous ajouterons, que le

prem i '!' manière! noirci, toujours extrêmement rare, esl vierge il'' toutes ces inscrlpuons

el ■ ' Imprimé i n noir.

I '■ bruyanlt.

Truants ' (par T\" VVard) Un professeur gronde de: enfants quj avaient accusé un pelil paysan d'avoir dérobé des fruits.

Fort jolies estampes en couleurs se faisanl pendants.

Ventes: Comte Esterhazy; the Romps, 700; Ihe Truants, 400 — Par Halle, les deux pièces, !)7.~> — C. .1. cl (i. K., les deux, 1580.

A Lady and herchildren reeving a Cottager -(parlîarlolozzi3). Devant une humble chaumière, une pauvre femme est agenouillée, son enfant dans ses bras, elle reçoit la visite d'une riche châtelaine accompagnée de ses deux enfants et d'un domestique nègre qui porte son vêlement et son ombrelle. Au premier plan à gauche, un petit chien aboie.

Pièce en couleurs au i>oiiilillé qui n'est pas très commune, adjugée vente G., 65 francs ♦.

Saturday morning favourite chickens going to market 3

(par J. Burke). — Devant une chaumière des fermiers et leurs enfants sont rassemblés ; à droite un âne et son ànon, et près d'eux une marchande de poulets accroupie tendant la main pour recevoir son argent sans doute. A droite s'étend la campagne.

Pointillé en couleurs charmant, une épreuve à la vente Esterhazy fut adjugée 182 lianes.

Shipwreek'd Sailor boy telling his story to a cottage tloor* 6

(par T. Gaugain). — Venant de la droite, nu-pieds, un bâton à la main, un petit mousse échappé d'un naufrage, raconte son histoire à trois femmes et deux enfants qui sont à la porte d'une chaumière à gauche. La campagne se déroule à droite.

Pointillé en couleurs dont un exemplaire fut adjugé ;'i la même vente 166 francs. — Cette pièce existe aussi gravée par J. Schmitz.

i L'Ecole buissonnière.

- i'nc Dame et ses enfants secourant nnc paysanne.

3 A la même époque que ce maître, vivait un contrefacteur qui, pour donner le change, copiait servilement l'artiste et signait Bartoloni, se défier de ne pasticheur déshonnête.

1 A cette venle faite par Bouillon le 10 mai 1894, le catalogue dil par erreur, croyons-nous, gravé par J.-H. Smith.

3 Le samedi matin les poules favorites allant an marché.

R Un Mousse naufrage raconte son histoire « /a ;)or/c d'an cottage.

The Sailor's Orphans or the Y°un9 Ladie's subscription '

(par Ward).

Une épreuve en couleurs à la vente C. J. et (1. K., 920 francs; à la même vente, une épreuve en noir avec son pendant The Soldier's widow or School boifs collection-, par Dunkarton, l'ut adjugée 2.">0 francs.

COSWAY (Richard, d'après)

Mr* Fitzherbert (par J. Condé). — Elle est assise de face au pied

d'un gros arbre, la main droite étendue horizontalement sur un tertre

gazon né, la gauche tenant un livre entr'ouvert ; son chien est près

d'elle à gauche qui la regarde, et derrière elle on aperçoit deux ramiers

sur une branche. Publié en 1792.

Pointillé en couleurs recherché et très rare.

Ventes: Defer IHunesnil, ôlO — Baron F. de L., 1937 - A Londres, le 19 février 1902, adjugé 2835.

The fair Moralist and lier Pupil (par Bartolozzi). — Une jeune femme coiffée d'un grand chapeau à plumes légèrement incliné à gauche, est assise de face sur un canapé, son bras gauche est étendu sur le dosier de ce siège, près d'elle un jeune enfant debout s'appuie sur ses genoux, feuilletant un livre que sa mère lient dans sa main droite. Publié en 1787.

Rare pointillé en couleurs représentant M Hbrdïng et son /ils.

Ventes: Par Halle, 1G00 — Baron F. de L., avec la lettre grise, 106.

COSWAY (Maria, d'après) 1760-1825

M" Cosway (par V. Green) — Smith 20. — A mi-corps, de trois quarts à gauche el regardant de face, elle est assise dans un fauteuil, les liras noises, à son cou un velours noir où pend une croix. Publié le 1" septembre 17.H7.

Ventes Ligaud, .'MO - Baron F. de L., 950 — C. J. et G. K , 1180.

' 1rs Orpheltm iiu marin <«i lu quèlt de» feami femma, i Vcuvt du ioldat ou la collecte du écolier*.

Georgiana Duchess of Devonshire (par V. Green) — S 30. — Sortant d'un nuage derrière lequel apparaît le ciel où scintillent quelques étoiles, elle semble descendre sur la terre ; elle est de face, un croissant dans les cheveux, le bras droit levé vers le ciel qu'elle vient de quitter. En bas cinq vers. Publié le 1er janvier 1783.

Jolie pièce dont il faut rejeter les épreuves portant le titre Cynthia ainsi que l'adresse 14 Percy street Bedford square.

DAYES (Ed., d'après)

A Promenade in S'-James's Park (par F.-D. Soiron).

Cette jolie et très rare estampe publiée en janvier 1793, fut adjugée avec .4;i airing in Hyde park, par Gaugain en 179G, à la vente Blyth, IG27 lianes ; à la vente C. J. et G. K., ces deux mêmes pièces atteignirent 3000 francs ; An airing... seule fit 1510 francs. Cette dernière estampe à une vente anonyme faite le 14 mars 1903, fut adjugée 3000 francs.

A la vente de M"** C. Lelong, A Promenade. . . avec A Tea Garden furent adjugés 5900 francs.

Nous n'avons fait qu'entrevoir ces gravures, ce qui nous prive d'en donner la description, leur souvenir n'étant pas assez présent à notre mémoire.

DOWNMAN (John, d'après) ? -1824

Lady Duneannon (par Barlolozzi, 1788). — Elle est dans un ovale, vue à mi-corps et coiffée d'un large chapeau empanaché.

Un rare exemplaire de cette pièce en couleurs fut adjugé à la vente C. J. et G. K., 780 francs, avec la lettre grise, et 755 à une vente anonyme faite le 14 mars 1903.

Duchess of Richmond (par T. Burke, 1797). — Dans un ovale, à mi-corps, assise de trois quarts à gauche, elle regarde de ce côté, un fichu sur les épaules vient se nouer sur la poitrine.

Ventes : Ligaud, en couleurs, 700; en noir, 91 — C. J. et G. K., 920, encadré mais ta marge inférieure manquait — Baron F. de L., 1400.

Miss Farren (par J. Collyer). — En l)iisle dans une bordure ovale, de profil à droite et à mi-corps. Publié le 14 février 1788 '.

Très rare.

Ymles : Ligaud, 1245, épreuve remargée — ('.. J. et (1. K , encadrée et en

bistre, S( 10 - Baron F. de I.., 1450,

Miss Kemble (par J. Jones). — Dans un ovale, à mi-corps, de lace et assise les bras croisés, elle regarde à gauche ; derrière elle de ce côté, une branche d'arbre feuillée. Publié en 17S4.

Ne pas confondre ce portrait avec celui gravé par le même artiste d'après Reynolds (Smith 42) — Les quatre estampes ci-dessus décrites sont toutes des pointillés.

L'n exemplaire fut adjugé par Halle, 425 francs.

ENGLEHEART (G. d'après)

MIS Mills (par J.-R. Smith) — Sin 108. — Elle est assise, tournée à gauche et regarde de face. Elle est coiffée d'un grand chapeau orné de plumes et tient une lettre dans la main droite. Public le 18 décembre lT.si;.

Ymlrs: A Londres, le 18 avril 1898, un exemplaire, 1575 — Ligaud, 2010, avec une grande marge; la même, avec une petite marge et un coloris différent, 210.

GAINSB0R0UGH (d'après)

M"1' Bacelli (par John Jones). — De l'ace, elle danse, la télé inclinée sur l'épaule droite, la main droite à la taille, la gauche suivant le mouvement de la cadence. Dans le coin de l'estampe on lit : S ignora Bacelli. Au fond s'étend la campagne. Publie le

.'> lévrier 17.SI.

i Noua croyon: . tant l'affirmer, qu'il > ;i ou un r< llragi daté do ianvli >r /

un. i rhon rouçh lus i.i/r mi. i Worki par V • Arlhan Bell, publié A I i

i Bell ,x Sun*.

ÉCOLE ANGLAISE '2f>.">

A rejeter les épreuves portant la date du l'i juin 1811. Ne pas confondre aussi ce portrait avec celui d'après Reynolds, gravé par notre artiste (Sm 6), où elle est dans un ovale de trois quarts ù droite regardant de face et tenant de la main droite, à la hauteur de son visage, le masque qu'elle vient d'enlever. Un exemplaire superbe de la ravissante pièce que nous venons de décrire figurait au Pavillon Britannique à l'Exposition de 1900.

Ventes: Gentien, 260— Blyth, une belle épreuve adjugée 12G0 francs.

Her Royal Highnessthe DuchessofCumberland(parV.Green) Smith 31. - - Debout au pied d'une colonne, de face, regardant à droite. La main gauche — une vraie main de duchesse, tant elle est fine et fuselée — s'appuie sur le dossier d'un fauteuil, la gauche pend le long du corps, soutenant les plis du long manteau doublé d'hermines dont elle est revêtue ; le cou se dégage gracieux d'un corsage légèrement échancré. Au fond, de lourdes draperies laissent entrevoir à gauche, au tout dernier plan, deux tours très élevées.

Adorable pièce qu'il faut avoir en 1er état, c'est-à-dire avec la date de publication du 1" janvier 1783 et non avec celle du le»' janvier 1790 publiée par Brydon et qui est de beaucoup inférieure, lîromley croit pouvoir affirmer que la tète seule est de Gainsborougb et que le reste est de Cosway.

Mrs Richards (par J. Spilsbury) — Sm 35. — Dans un ovale, à mi-corps et tournée à droite, elle regarde de face. La coiffure est basse quoique les cheveux soient relevés, elle porte des boucles d'oreilles, un collier de perles avec une collerette de dentelles à petits volants laissant entrevoir un peu de la poitrine. Au corsage, un bouquet que retient la main gauche. Publié le 20 septembre 176S.

On ne connaît qu'un exemplaire avant les inscriptions.

HAMILTON (W. d'après) 1751-1801

Morning (par P.-W. Tomkins). — A la porte d'une ferme, à gauche, une femme liait une vache, deux autres femmes sur le premier plan portent l'une un seau de lait, l'autre un joug ; à droite, deux enfants dont l'un boit un bol de lait. Au fond, dans une ferme, un autre baratte.

Evening ' (par le même). — Un troupeau de moutons rentre à droite ; à gauche, une femme est à genoux, et presqu'au milieu de l'estampe, un homme et une femme sont debout, l'un joue de la musette, l'autre tient une houlette; un chien est près d'eux. Au fond la campagne.

Jolis pointillés en couleurs publiés le i juin 17S9 se faisant pendants.

The Shepherdess of the Alps! (par J. Eginton 1792). — Assise dans la campagne au pied d'un gros arbre, de trois quarts à droite, elle regarde dans cette direction, les mains jointes sur les genoux, un bâton en travers sur le bras droit, elle garde ses moutons qui sont à droite. Au fond, des collines.

Cette estampe au pointillé ne justifie point, suivant nous, par sa valeur artistique les liants prix qu'on va lire:

Ventes par Halle, 1UG2 — Baron F. de L., 1250.

HOPPNER1 (John, d'après)

The children Douglas1 (par J. Ward) — Stn 14. — A droite, un petit garçon debout tourné à droite regarde de face, il est coiffé d'un chapeau à plumes et porte un large col blanc ; au centre, une fillette est assise sur un banc, regardant fixement devant elle ; derrière elle, sa sœur aînée; une autre jeune Bile à genoux et appuyée sur son bras droit, parle à la petite fille. Au fond, la campagne. Publié le 1er mars 1799.

Children bathing r (par le même) — Sm 27. — A gauche, un jeune garçon debout tourné à gauche regarde de face, il porte un large col blanc cl déboutonne sa jaquette; sur le bord d'un ruisseau deux autres enfants assis et à demi-déshabillés. Au fond, la campagne. Publié le 1" avril 1799.

(les deux estampes qui se l'ont pendants sont rares et extrêmement recherchées à la vente Blyth elles furent adjugées 9450.

i Lé Soir.

- La Bergi r.- du I

J L'artiste * gravé '<</ minu deux ou trois mezzotlntes.

* l.'- Bous-Utre est Juvénile ntlrenwnl -i1" itgnifle Inuuemenl <i" feunt

• i nfanti i baignant,

Daugthers of Sir Thomas Frankland (par W. Ward) — Sm 38. — Assises toutes deux dans la campagne, de trois quarts à gauche, un portefeuille d'estampes entre elles deux sur leurs genoux ; la jeune femme du deuxième plan a passé son bras gauche sur l'épaule de sa sœur qu'elle regarde de face, un chien est couché sur leurs jupes devant elles. Publié le 1er mars 1797.

C'est à coup sûr une des plus ravissantes pièces de l'école anglaise et l'on comprend facilement les sacrifices pécuniaires qu'on s'impose pour la posséder.

11 faut noter qu'au 4e état, c'est-à-dire avec le titre The Sisters, elle est infiniment moins séduisante quoique parfaitement digne encore de retenir l'attention du collectionneur.

Ventes : Hulth, en 1" état, 9975 — Le 18 février 1898 à Londres, 1er état, 9500 — Blyth, 4e état, 3281.

Lady Charlotte Gréville (par Young) — Sm 29. - Elle est assise sur un banc de gazon et caresse un jeune chien en regardant à gauche. Elle a un ruban dans les cheveux et les manches de sa robe sont étroites. Au fond, la campagne.

Délicieuse et rarissime estampe.

Ventes : Le 6 juin 1898 à Londres, 1100 — Blyth, 1" état, 2625 — C. .1. et G. K., 4100, épreuve encadrée et signée au verso par le graveur.

Mrs Parkyns (par Ch. Wilkin 1795). — Debout dans la campagne, de trois quarts à gauche, elle regarde de face. Elle est légèrement décolletée, coiffée d'une toque à plumes, un collier de perles au cou, un mantelet de dentelle sur les épaules, et la main gauche qui pend le long du corps tient un mouchoir de poche.

Pièce au pointillé.

The Right Honble Lady Anne Lambton and FamilY (par Young) — Sm 46. — Debout et regardant à droite, elle a le coude appuyé sur un piédestal ; près d'elle sa fille qui arrange le sabre de son frère aîné. Deux autres enfants complètent la scène, l'un d'eux a le pied droit déchaussé. Au fond, la campagne. Publié le 6 avril 1799.

Une fort belle épreuve atteignit à la vente Blyth, 5250 francs.

Lady Mildniay and Child (par W. Say 1803). — La jeune femme est nu-tête, de trois quarts à gauche, regardant de face, le bras gauche

demi-nu pend le long du corps, retenant une écharpe légère; sa fillette déchaussée est assise sur un socle rectangulaire, elle se penche vers elle, enlaçant son cou de ses bras. Derrière elles, une balustrade.

Très rare . un exemplaire — qui n'est pas cité dans Smith — fut adjugé vente Blyth, 9450 francs.

Sallad Girl (par W. Ward) — Sm 47. — Jeune fille légèrement tournée à gauche et regardant de face, elle porte un bonnet et un fichu et lient dans les mains un panier île salade. Publié le 10 février 1783.

A contemplative Youth ' (par G. Hodges) -- Sm 4. — Assis à droite et tourné à gauche, il regarde de face, les yeux levés au ciel, les mains appuyées sur les genoux. Au fond, la campagne. Publié le 3 avril 17SG.

Ces deux estampes qui ne semblent cependant pas se faire pendants, furent adjugées ensemble à la vente ('.. .1. et <1. K., 3350 francs: la première qui est 1res rare, était avec la faute, cVsl à-dire avec le mot écrit Sailad ; la seconde en 2'- étal, avant les inscriptions effacées.

The setting Sun ' (par.!. Young) — Sm27. — Dans la campagne à gauche de l'estampe, au pied d'un bouquet d'arbres, une jeune femme, le genou gauche en terre, soutient de son bras droit une lillelte à laquelle de la main droite elle indique le soleil qui sombre à l'horizon. L'enfant rejetée légèrement en arrière, lève la main gauche à la hauteur de ses yeux pour se les protéger contre la clarté de l'astre mourant. Devant elles, un petit garçon debout, le corps de profil à gauche, regarde de face. Publié le 'il janvier 1790.

Cette délicieuse estampe représente les enfants Godsale dans le parc de [SCO) d, dans le !■ lintsliire.

Ventes l'.n 1901, par Halle, 2812 - Baron F. de I... 3850.

Duehess of York (par W. Dickinson) — Sm 94. — Dans un parc, au pied de grands arbres, la duchesse est debout, de trois quarts à gauche et regardant de face, sa main droite s'appuie sur une balus-

trade, l'autre est ramenée sur sa hanche, un pelil chien la regarde;

• .l'.i |,i Reynoldi.

" / Soleil couchant.

derrière elle trois demoiselles d'honneur, l'une d'elle relève la traîne de sa jupe. Publié le 1er décembre 1795.

Rare et charmante pièce adjugée à la vente du baron F. de L., 012 lianes.

Sophia Western (par J.-R. Smith). — La jolie jeune femme — très probablement assise — est vue à mi-corps, de face, les bras croisés sont sans doute appuyés sur le montant d'une croisée, les brides qui parlent de derrière le chapeau viennent se rejoindre sur la gorge demi-nue, la tète est légèrement inclinée à gauche, les oreilles sont ornées de boucles en forme de poire.

Miranda ' (par W. Ward). — Au pied de rochers à gauche, bordés par la mer à droite, la jeune femme est debout, bras et tète nus, un simple ruban dans ses cheveux épars, le corsage fortement échancré laisse entrevoir la naissance du sein droit. Elle est de trois quarts à gauche, regardant de face, son bras droit est étendu vers le rocher, un vent violent soulève ses jupes et l'ample vêlement qui recouvre ses épaules. Derrière elle le flot avec son écume blanche, et au loin sur la mer un alcyon.

Pièce en couleurs délicieuse mais de la dernière rareté qui semble, ebose extraordinaire, ne pas exister en noir, car Smith n'en t'ait pas mention.

Une fort belle épreuve dans la collection de M. Frank T. Sabin, de Londres. — Le Connaisseur* nous apprend qu'un exemplaire superbe existe dans la collection de lord Cheylesmore et qu'il fut payé par le grand collectionneur 1000 francs ; il ajoutait que dernièrement un marchand lui en proposa un autre beaucoup moins beau, dont il demandait modestement (i.")0 livres sterling, soit 1G2.~>0 francs.

A citer encore: Duchess of Bedford (par S.-W. Reynolds), adjugé vente Blyth 4625 francs — M" Benwell (par W. Ward), Sin 7, publié le 7 mai 1783, adjugé vente Ligaud, en couleurs, 1850 francs.

KAUFMANN (Angelica, d'après)

Lady Rushout and Daughter (par Thomas Burke). — Dans la campagne, assise et presque de face au pied d'un gros arbre, la

1 C'est M" Michael Angelo Taylor.

3 Périodique mensuel anglais avec texte français r! illustration dont le 1 ■ numéro, a paru en septembre 1901. Actuellement le texte français es! supprime.

délicieuse jeune femme a près d'elle debout à sa droite sa fillette qui tient dans ses mains écartées une guirlande de fleurs.

Une épreuve de cette rare et fort jolie pièce au pointillé en couleurs fut adjugée à une vente faite en 1901 par Halle, !>37 francs.

LAWRANSON (W. d'après) ?

LadY at Haymaking (par J.-R. Smith) — Sm 183. — Une jeune femme coiffée d'un grand chapeau, debout et regardant de face, s'appuie sur une fourche; à droite, une charelle chargée de foin; au fond, la campagne. Publié le 8 octobre 1780.

Palemon et Lavinia (par le même) — Sm 184. — Au pied d'un gros arbre, au bas de la terrasse d'un château qu'on aperçoit au fond de l'estampe, un jeune homme presse tendrement la main d'une jeune Bile qui est à sa droite et qui baisse timidement les yeux. Au dernier plan à gauche, on distingue un autre couple. Publié le 10 novembre 1780.

Pièces se faisant pendants.

MIS Edwards (par J.Jones) — Sm 24. -- A mi-corps, de trois quarts à droite, regardant de face, les bras croisés sur une sorte d'entablement, elle tient dans sa main droite une lettre ouverte et s'appuie sur un manchon, un manteau de gaze légère est jeté sur ses i paules. Publié le lô mai 1780.

LAWRENCE (Thomas, d'après)

Miss Farren (par Bartolozzi, 17(.)'J). Kile est dans la campagne, debout de trois quarts, et se dirige vers la gauche, elle regarde de l.i ce, enveloppée dans un manteau bordé île fourrures, sa main gauche pend le long de son corps, tenant un énorme manchon.

Joli pointillé très: rme et fort recherché

Ventes: Hollandt, 706 Le 5 décembre 1898, ;ï Londres, 5500 Blyth, 2650 Baron l de I. , avant toutes lettres, 906 — Cl. et G. K, en bistre avec la lettre grise et une grande marge, 1300.

Master Lambton (par Samuel Cousins, 1827). — Assis de face sur un rocher battu par la mer et dominant les flots, l'adorable et délicieux enfant vêtu de velours, la main droite appuyée sur le roc, la gauche soutenant sa tète nue aux cheveux frisottants, regarde le ciel, les yeux perdus dans l'infini ; sa jambe droite est repliée sous la gauche, une collerette souple et échancrée laisse voir le cou. Publié le 26 mars 1827.

La séduction du modèle, l'habileté extraordinaire du graveur « font de ce portrait la plus magnifique estampe qu'on puisse rêver, c'est une des perles de l'école anglaise qui en compte de nombreuses.

Il existe un état de tirage postérieur et bien moins recherché avec l'adresse de Colnaghi son. — Celte estampe a aussi été gravée par Geo-H. Philipps, elle est sans valeur pour les collectionneurs.

M. Algernon Graves et M. E.-C. Lcggett, tous deux marchands d'estampes, de Londres, et amis personnels de Cousins' possèdent de cet artiste des raretés dont ils ne se sépareraient à aucun prix. — M. Pycroft d'Exeter a publié sur cet artiste une monographie tirée à très petit nombre et devenue actuellement absolument introuvable.

Ventes : En juin 1895, à Loiylres, un '!<• état 866 — Par Halle, avant la lettre, 981 — Blyth, même état, 3780 — C. J. et G. K., même état, 920 — Loyd, même état, 1875 — A une vente anonyme faite par Danlos le 14 mars 1903, une épreuve sans indication d'état fut adjugée 470 francs.

Marquise d'Exeter (par S.-W. Reynolds, 1803). — Assise dans un parc, sur un canapé, de trois quarts à gauche, elle regarde de face, son bras droit replié s'appuie sur le dossier du siège ; son chien est couché à sa droite. Au fond de l'estampe, dans une éclaircie, on aperçoit une maison.

Extrêmement rare et recherchée fut adjugée 812 francs à la vente du baron F. de L.

Elizabeth Countess Grosvenor (par S. Cousins). — A mi-corps de face, regardant de trois quarts à droite, vêtue d'une robe de mousseline transparente laissant voir les bras et deviner la naissance de la gorge sous l'échancrure du corsage, l'idéale jeune femme, les cheveux noirs ramenés en accroche cœur sur les tempes et sur le

1 En 1872 l'artiste fit don de son œuvre presque complet au British Muséum.

* Samuel Cousins, dont F, Keppel fit une exposition de l'œuvre en 1899, est un contemporain, car 11 est né en 1801 et mort en 1887; il peut être absolument assimilé comme métier à ses grands devanciers du xvnr siècle, c'est dire assez en quelle haute estime nous le tenons.

front, a ramené sa main gauche à la hauteur de sa ceinture. Publié par Colnaghi et C" en 1833.

Les traits d'une finesse exquise et la suprême distinction du personnage (ont de ce portrait une estampe (fane rare séduction. — Un \" état à la vente Blyth atteignit 1365 francs; ce même portrait, gravé par II. -T. Greenhead, à la vente ('.ope, de Philadelphie, 1000 francs. — Notons encore Coantess Gower and Child par le même qui, à la même vente, fut adjuge lâOO francs en 1" état.

LELY (Peter, d'après) 1617-1680

The Beauties of Windsor ' (par T. Watson) — Sm 5.

Suite de six portraits de femmes, connue sous la dénomination Les Beautés de Windsor, savoir :

Duchess of Cleveland — Countess of Northumberland — Countess ofOssory — Duchess of Richmond — Coantess of Rochester — Lady Whitmore.

Adjugé vente Blyth, avant la lettre, 21Ô0;" vente baron I". de L. 400, avec

la lettre.

Lady Grammont (par Mac Ardell) — Sm 91. — A mi-jambes, assise et regardant de face, les cheveux sont courts et bouclés, la main gauche tient une palme. Au dernier plan, une colonne et un fragment de roue. Sur le mur, le monogramme du peintre.

Cette superbe estampe, où le modèle semble être représenté en sainte Catherine, est dite aussi Lu Belle Hamilton. — Il faut rejeter le .'>•■ et dernier état, c'est-à-dire celui qui porte la mention : Sold bu l4'. Fischer ut the Golden Head..., la planche est usée. Un bel exemplaire de 1' état avant toutes lettres fut adjugé a la vente Blyth, 1800 francs.

Eleonora Gv/yiine (par 11. -H. Quiler). — Assise au pied d'un arbre, de face et regardant devant elle. 1 échancrure de la chemise laisse voir les seins nus, elle a sa main gauche appuyée sur la tête d'un mouton qu'elle a entouré d'une guirlande de Heurs. Kn bas. deux vers anglais commençant par : The Sculptor part M dont. . ■

Cette estampe ni manière noire, qui est fort laide, est de la plus insigne rareté, elle n'a point été signalée par Chaloner Smith, et Jnmes Holberl

i Le peintre Lelj exécuta n toiles sout c litre, dont les 6 que nous venons de mentionner lurent seules gra>

Wilson ne la possédait pas dans sa collection. Une épreuve qui passa à la vente du baron F. de L fut adjugée 506 francs. Le graveur Quiter est né dans la Frise vers 1620, et mourut fort vieux au commencement du xviii» siècle.

MORLAND (Georges, d'après) 1763-1804

Artiste fort intéressant dont les compositions de genre — chasses, scènes rustiques, etc. — sont extrêmement gracieuses et recherchées; il a souvent eu comme interprète son beau-frère W. Ward, un graveur de grand talent.

Dancing Dogs ' (par Gaugain). — A gauche de l'estampe, une jeune femme est assise au pied d'un gros arbre devant une maison, un enfant est sur ses genoux et les deux autres qui sont près d'elle regardent des chiens habillés que font danser deux personnages, l'un est armé d'un fouet, l'autre joue de la musette.

Guinea Pigs ° (par le même). — A la porte d'un cottage à droite, une jeune femme avec ses deux fillettes regardent un paysan qui, genou en terre et de profil à droite, vient de sortir de son panier trois petits cochons d'Inde; son bâton et son chapeau sont près de lui.

Ces deux pièces en couleurs se font pendants. Ventes : Par Halle, 1656 — Baron F. de L., 1356.

The contented Waterman 3 (par W. Ward). — Une chaumière sur le bord de l'eau devant laquelle sont quatre personnages: une femme assise et cousant, une (illelle jouant avec sa poupée, un homme jeune tenanl une longue pipe et un autre plus âgé assis et vu presque de dos, un pichet à la main qu'il appuie sur son genou gauche. Au tout premier plan à droite, la tète d'un porc sortant de son auge.

Jack in the Bilboes ' (par le même ). — Sur le bord d'un quai, accoste une barque que tire par une chaîne un homme qui est à terre

' Chiens dansant.

* Cochons d'Inde.

3 Le Marinier satisfait.

* Ce titre, dont nous avouons ne pas saisir exactement la signification, mais qui doit vouloir dire Jack dans les fers, fait sans doute allusion à la situation du personnage de la chanson célèbre de Dibbins intitulée : My Poil and my Partner Joe; d'où cette estampe et la précédente sont tirées.

et dans laquelle se trouvent Irois personnages: un homme et une femme jeunes assis à l'arrière, et un homme debout les mains jointes, l'anxiété peinte sur le visage, dont vont s'emparer deux autres hommes.

Pièces en couleurs se taisant pendants adjugées par Halle, 625 francs.

A Party Angling ' (par Heating). — Dans un bateau, à l'ombre de grands arbres, six personnages, dont deux femmes, sont en train de pécher à la ligne ; celui qui est sur l'avant du bateau est penché en avant et s'efforce de faire entrer dans son épuiselle le poisson qui est au bout de la ligne et que vient de prendre son voisin.

The Anglers Repast5 (par W. Ward). — Dans la campagne où nos pêcheurs viennent de débarquer pour prendre leur repas, une nappe est étendue par terre; à droite, le domestique nègre qui est dans le bateau qui accoste, passe une bouteille au gentleman qui est de ce coté et qui a un plat sous le bras droit.

Ces deux estampes qui se font pendants ont été publiées en 1789, elles sont adorablement jolies et tout à fait hors pair, elles sont rares et fort enviables.

Ycnlc.s : Par Halle, en noir, les deux, 1337; les mêmes, en couleurs, 3725 — Le 11 juin 19U1, à Londres, en noir, 1312; en couleurs 3675 — Baron F. <lc L., en couleurs, 4344.

A Visit to the Boarding School ' (par W. Ward). - Deux femmes sont assises à droite de l'estampe : celle du premier plan est coiffée d'un large chapeau à plumes cl a une boite de fruits sur les genoux, elle regarde la porte qui est en face d'elle, et par laquelle entre sa fille (pie la maîtresse d'école lui amène par la main, et au devant de laquelle se précipite son petit frère sans doute; tout à fait à gauche, deux fillettes regardent curieusement celle scène.

A Visit to the Child at nurse ' (par le même). — Une grande et élégante jeune femme au large chapeau à plumes suivie de sa petite Bile, vient (rentrer dans une modiste chambre, cl penchée en avant.

1 l.:i Partie ,ir pèche.

' i Repcu de pi i heure.

' Vnt Vielle .i fa peiulon,

' l'w Vielle d l'en fanl en nourrice.

va prendre dans ses bras son enfant qui est dans ceux de la nourrice assise; de profil à gauche, derrière celle-ci, une petite fille dort sur un lit où elle a été portée tout habillée ; un quatrième enfant assis sur le premier plan à gauche, joue. Au milieu de l'estampe, on voit une petite charelte à deux roues à laquelle est attelé un petit cheval de bois.

Délicieux pendants en couleurs au moins aussi séduisants que les deux pièces précédentes.

Veilles : Dccloux, 545 — G., la seconde, 225 — Le 21 mars 1900 à une vente anonyme par Danlos, la seconde seulement, 1020 — Le 11 juin 1901, à Londres, les deux, 2153 — Lacroix, les deux 260, mais en très mauvais état — Par Halle, les deux en noir, 1169; les mêmes en couleurs, 4475 — Baron F. de L., les deux en couleurs, 3037 — Les deux en couleurs adjugées le 25 novembre 1902, à Londres, 3281.

Morning or the benevolent Sportman ' (par J. Grozcr). — Dans la campagne à gauche de l'estampe, deux paysans leur enfant et leur chien sont assis près d'une petite hutte; un second enfant plus âgé s'est levé et s'approchant d'un chasseur à cheval qui arrive de la droite suivi de son porte carnier et de ses trois chiens, lui tend son chapeau dans lequel le sportman jette une pièce de monnaie. Au tout premier plan à droite, un âne est couché.

Evening or the Sportman Return -'(par le même). — Le chasseur arrivant de gauche est descendu de son cheval dont la bride est passée à son bras droit qui tient le fusil, tandis que de l'autre il montre à sa femme et à ses enfants qui sont à la porte du cottage, un faisan. Le fils aine assis tout à fait à droite sur le premier plan, montre un lièvre à un de ses frères. En face de l'habitation à gauche, une grange et quatre chiens autour du chasseur.

Pendants en couleurs publiés en 1795 et adjugés 2S19 francs à la vente du baron F. de L., ils étaient avec la lettre tracée.

Délia in the CountrY3 (par J.-R. Smith, 1788). —Jolie, elle est assise dans un parc au pied d'un arbre, de trois quarts à droite, la tète complètement de profil est baissée sur le livre ouvert qu'elle tient

1 Le Malin on le Chasseur bienveillant. i Le Soir on le Retour du chasseur.

3 Délia dans la campagne.

dans sa main gauche ; clic est coilTée d'un large chapeau de feutre et une écharpe de dentelle couvre ses épaules. Sous le litre, 8 vers sur deux colonnes commençant par ces mots: At lenght froin Toum the peerless Maid. . . Publié à Londres, le 10 février 1788. . .

Charmante pièce ovale au pointillé en couleurs adjugée 1450 francs à la vcule Ligaud.

The Tavern Door ■ (par J.-R. Smith). — Deux femmes à la porte d'une taverne, celle de gauche coiffée d'un large chapeau, le poing sur la hanche, semble en vouloir défendre l'entrée à un homme qui la regarde, la cravache passée sous les bras croisés, dans une altitude menaçante ; derrière lui arrive une petite fille, un bidon d'une main, un papier de l'autre.

Ravissante pièce au pointillé en couleurs.

The Public House Door f (par \V. Ward). — Un chasseur suivi de ses deux chiens, son fusil dans la main droite, un lapin dans la gauche, franchit le seuil d'une maison qui est à gauche, pendant que son compagnon attache son cheval à un gros arbre au pied duquel est une table circulaire où ont été déposés une pipe et un verre.

Un exemplaire en noir niais avant la lettre, en 1901, fut vendu par Halle, .r>31 francs.

Blind Mail Buff ' (par W. Ward). — Scène de colin-maillard à laquelle prennent pari huit enfants, parmi lesquels une jeune Bile les yeux bandés qui étend ses deux bras vers la droite, un jeune garçon accroupi qui lui touche le pied de sa main droite, et une fillette qui s'apprête à lui présenter un chien qu'elle soulève dans ses bras.

Children nutting ' (par E. Dayes). — Devant une ferme, des enfants en train de cueillir des noisettes ; la petite Bile qui esl à droite, lève les bras pour en atteindre dans une branche qu'elle tire à elle;

1 i a porte de la rai

' / a porte de FAubt

i U Colin Valllard.

' Enfants cueillant det noisette».

au premier plan derrière elle, un pelit garçon assis examine celle qu'il a dans la main.

Ventes: En 1901, par Halle, la seconde avec Childrcn birds nestings' (par Ward), 1437 — Baron F. de L., les deux décrites, 1250.

Rural Amusement- (par J.-R. Smith). — Une jeune femme au grand chapeau à plumes, tournée à droite, un chien près d'elle, arrose des arbustes.

Rustic Employment ■' (par le même). — Une jeune femme au grand chapeau à plumes, tournée à gauche, un panier dans la main gauche, donne de la main droite des graines aux poules qui sont autour d'elle.

Nous signalerons ces deux pendants en couleurs publiés en 1788 et absolument médiocres, à cause de leur rareté et du prix scandaleux — 4950 francs — auxquels ils ont été adjugés à la vente du baron F. de L.

Notons, par contre, deux autres délicieuses pièces: Saint James Park cl A Tea Garden adjugées le 5 décembre 1898, à Londres, 2300 francs, et le 4 mars 1902, dans la même ville, 2363, toutes deux gravées par F. D. Soiron.

NORTHCOTE (J. d'après) 1746-1831

A Young L'ady encouraging the low Comedian * (par J.-R. Smith 17S7). — Accompagnée de sa fdlette, une élégante jeune femme de profil à droite, jette une pièce de monnaie dans le chapeau d'un petit garçon assis avec son singe sur l'épaule ; effrayée par la vue de cet animal, l'enfant se réfugie dans le giron maternel.

A une vente anonyme faite par Danlos le 24 mars 1900, celte délicieuse pièce en couleurs fut adjugée 1120 francs; le 11 juin 1901, à Londres, elle atteignit 1375, et Halle de Munich, la vit pousser jusqu'à 2337.

Visit to the Grand Mother= (par J.-R. Smith) — Sm 185. - Une vieille dame est assise à gauche, un chat près d'elle, un panier à

1 Enfanls cherchant des nids.

- Amusement <lc la campagne.

• Occupation de la campagne.

* Une jeune femme encourageant un comédien de bas étage. 3 La Visite à la grand'mcrc.

ouvrage à ses pieds; à droite une jeune femme lit, pendant que derrière elle une autre jeune femme coiffée d'un chapeau à plumes, coud. Publié le 14 mai 1785.

On donne comme pendant à celte pièce Visit lo the grand father, par et d'après J.-R. Smith '.

Ventes: G., les deux pièces 125 — Lacroix, les deux pièces en noir, 500 — Par Halle, les deux mêmes en noir, !),">().

OPIE (J. d'après)

Almeria (par J.-R. Smith) — Sm 10(i. — A mi-corps, assise de profil à gauche et regardant de face, elle est coiffée d'un immense chapeau de feutre noir orné d'un nœud de ruban sur le devant, les mains sont croisées sur les genoux; au cou, un nœud de mousseline blanche formant une sorte de collerette plate; les cheveux ondulés et frisottants s'épandent sur les épaules. Au bas, deux vers commençant par ces mots : Not onlij hère. . .

Ce charmant portrait en couleurs, i>nblié le 72 mai //<S'7, n'est autre que celui d'Elizabelh Meymot, il est extrêmement recherchent à différentes ventes

anonymes faites à Londres, il obtint les gros prix suivants : 2.S mais 1901, en noir, I T.sr> lianes — 30 avril même aimée, en noir, 2205, et en couleurs, 5900 francs — 25 novembre 1902, en couleurs, 5512.

PETERS (William, d'après)

The Fortune Teller? (par J.-R. Smith) — Sm 186. — De profil à droite, une bohémienne a pris la main d'une élégante jeune femme coiffée d'un ample chapeau, et levant vers elle l'index gauche, lui prédit un avenir joyeux sans doute, car la jolie interrogatrice sourit. Derrii re elle, un petit garçon un doigt sur les lèvres, semble se moquer de sa crédulité. Publié le 22 mai 17.SC).

1 Voir ce nom.

The Gamesters ' (par W. Ward) — Sm 97. — Au milieu de la composition, un jeune homme à une table tient ses cartes à la main, à gauche un vieil homme s'appuie sur son épaule, et avec sa main droite désigne une carte qu'il a dans la main, tandis que de la gauche il la signale à l'adversaire de droite qui lui montre l'as de carreau. Publié le 22 mai 1786.

Estampes en couleurs extrêmement jolies qui se font pendants.

Ventes; La première, adjugée le 6 juin 1898, à Londres, 1575 — Ligaud, la même, 200 — Le 14 mai 1901, a Londres, les deux pièces 2887 — Blyth, la seconde, seule avec une autre pièce, 145.

Sophia (par J. Hogg). — Dans un médaillon, elle est assise de face, les jambes reployées sous elle, un râteau dans la main droite, la gauche appuyée sur un panier qui est près d'elle ainsi que deux bouteilles, la tête est légèrement penchée à gauche.

Assez recherchée, quoique vraiment peu intéressante. — Adjugée le G juin, à Londres, 1050, et à la vente Ligaud 350, tirée en bistre.

Love in her eye sits playing2 (par J.-R. Smith) — Sm 187. — A mi-corps, de face et regardant de même, la tête légèrement inclinée à droite, coiffée d'un large chapeau à plumes, des boucles de cheveux sur le cou, le bras gauche orné d'un bracelet de perles et ramené sur la poitrine, une gaze légère sur les épaules, derrière elle une lourde draperie, la jeune femme sourit. Publié le 1er mai 1778.

Ventes : Hollandt, 350 — Ligaud, 405.

Lydia (par W. Dickinson) — Sm 95. — Une rieuse et jolie fille est couchée dans son lit sur le dos, la tête coiffée d'un coquet bonnet de nuit, elle regarde de face ; les draps rejetés en avant laissent voir les seins complètement nus.

Les bonnes épreuves ont été publiées le 1" décembre 1716, il y a eu des retirages le 10 juillet 1824 qu'il faut rejeter.

Ventes : G., 160 — Deux exemplaires de celte gracieuse estampe en noir passèrent à la vente Ligaud, ils furent adjugés, l'un avec les noms des artistes en grands caractères, 75 francs, l'autre, avec ces noms en petites lettres, 50 francs.

1 Les Joueurs.

s L'Amour se joue dans ses yeux.

Notons encore : Much ado nboul nothing ' et The Merrij wives of Windsor'1, suite de quatre estampes au pointillé tirées de scènes de Shakspeare, qui sont extrêmement jolies, elles peuvent valoir ensemble de ISOO à 2U00 francs (?) et sont difficiles à trouver réunies.

RAMBERG (d'après)

Hésitation (parWard). — Assise de trois quarts à droite, devant une petile table ronde où elle repose son coude gauche et sur laquelle on voit un encrier el du papier à lellre, elle regarde presque de face ; la main droite qui lient la plume, pend négligemment dans un mouvement d'abandon plein de grâce, elle songe..., un chapeaubonnet recouvre une abondante chevelure.

Temptation (par le même). — Accoudée à un balcon, une jeune femme semble regarder dans une rue invisible mais qui se devine, sa main droite lient un éventail et elle porle un fichu menteur qui découvre légèrement la gorge ; à sa gauche, un chien est couché près d'une lourde portière.

Fort jolis pointillés en couleurs qui se font pendants.

REYNOLDS ' (Sir Joshua, d'après)

M" Abinyton ' (par T. Walson) — Sm 1. — Debout de face, elle regarde à gauche, sa coiffure est haute, sa main droite tient un masque et son coude s'appuie sur une sorte de piédestal; au tond, la campagne. Public le 17 août 17(59.

Ventes: Mailand, 71 - (1., avant la lettre, 111(11» - I.e t.". janvier 1901, à Londres, 1987 - Blyth, 11G2 — Le 16 juin 1902, à Londres, 7ô76.

' Beaucoup de bruit pour rien.

s Les JoyeuseM Commères de Windsor.

i I.e catalogue <!<• son œuvre gravé a été rail en 1874 par Ifamllton, i n très Intéressant article lui :i nussl 'ii consacré par Frederick Keppel dans le numéro de janvier is'.n du Serlbner's

ifagastne (page 93) K la vente Cnslmtr-Périer, s uvre gravé par Samuel-William Reynolds,

n r du Roi, | > 1 1 1 • 1 ■ • par s.-\v. Reynolds Bayswater en Juillet 1820, recueil de :is;i pièces écs :i l'aquatinte en toutes pi épreuves n toulei n renfermé dans qu

volumes demi reliure, lui adjugé 1035 fi • Ou : I lu Comlt

Lady Bampfylde (par T. Watson) — Sm 2. -- Debout dans la campagne, de face et regardant à gauche, elle a le coude droit appuyé sur une murette en pierre, une écharpe en gaze légère est sur ses épaules, une sorte de turban orne sa haute coiffure, et un corsage légèrement échancré permet de voir son cou qu'entoure un collier de perles. A droite, ne dépassant pas la hauteur du mur, un lys à longue tige aux fleurs épanouies. Publié le 1er mai 1779.

Ravissant portrait extrêmement rare et recherché en 1*» état. — La toile originale se trouve actuellement chez le baron Alfred de Rothschild.

Ventes: Blyth, 23100 — Edgambe, 12G00 - Le 30 avril 1901, à Londres, 12600 — Le 11 juillet même année, même ville, 9187 — Le 10 juin 1902, a Londres, 9175 — Critchley, en 1902, à Londres, 9187 — Toutes estampes superbes et de /« état,

The Honnie M,s Beresford, M,s Gardiner, The Right Hon^ Anne Vicountess Townshend (par T. Watson 177C) — Sin G. - Dans la campagne, trois femmes occupées à enguirlander de fleurs une statue de l'Hymen sans doute, posée sur un socle en forme de gaine qui lient une torche entre ses bras. La femme de gauche — M,ne Beresford — est à genoux de profil à droite, en train de passer des fleurs à celle qui est à sa gauche, agenouillée sur le banc qui est près du socle. La troisième enfin, celle qui se trouve tout à fait à droite, est debout une urne à ses pieds.

Il faut rejeter les épreuves qui portent le titre : A sacrifice to Hymen. — Cette estampe existe aussi en reproduction moderne.

Ventes: Mailand, 78 — Blyth, 11550 — Le 4 juillet 1901, à Londres, un 2« état, 2806 — Le 16 juin 1902, même ville, 12850.

Elisabeth Duchess of Buceleugh and Daughter (par J. Watson)

Sm 10. — Assise dans la campagne au pied d'un gros arbre, la duchesse de trois quarts à droite, tient dans ses bras sa fille qui, debout et de face, s'appuie sur ses genoux ; à gauche une table, à droite un griffon et un autre chien sautant sur sa robe. Au fond, des arbres et des champs.

Vente : Blyth, 7875 francs.

Lady Elizabeth Compton (par V. Green) — Sm 27. — Dans un parc, debout et regardant de face, ayant au cou un collier de perles, elle a la main gauche sur la hanche et l'autre appuyée sur un mur. Publié le 1er décembre 1781.

Vente: Blyth, 3413 francs.

LadY Betty Delmé and Children (V. Green) — Sm35. — Assise de face flans la campagne au pied d'un gros arbre, elle regarde devant elle, elle a passé son bras gauche sur les épaules de ses deux enfants qui se serrent près d'elle ; le petit garçon qui est de trois quarts à droite, a un petit grillon couché à ses pieds, que la fillette regarde en souriant d'un air attentif. Publié le 1er juillet 1779.

Une des plus jolies scènes de famille qui se puisse rêver. — Estampe extrêmement recherchée dont il faut rejeter les épreuves portant la date de publication d'avril 1790. — Le cuivre doit encore exister, car il fut vendu le 23 avril 1844, lorsque Richardson se sépara de sa collection.

Ventes: Blyth, 1" état, 21120 — Le 16 juin 1002, à Londres, un 2>- état l'ut adjugé 4575 — Le 18 mars même année, à Londres, lw état, 0825.

Lady Hamilton (par J.-R. Smith) — Sm 75. — Dans la campagne, à mi-corps, de profil à droite, elle regarde de face, la tète est couronnée de Heurs, elle esquisse un sourire le doigt de la main droite malicieusement appuyé sur sa bouche, une longue mèche de cheveux retombe sur ses épaules. Publié le 6 septembre 1784.

Cette femme s'appelait Emma Harl de son nom de fille, mais c'est sous la rubrique de la gravure, A Bacchante, que Smith l'a cataloguée: elle était, dit-on, d'une beauté merveilleuse et comme telle exhibée par un charlatan nommé le 1)> Graham ; de nourrice qu'elle était autrefois, clic devint grâce à ses charmes et par son mariage, lady Hamilton. — Il faut avoir l'étal avec la première adresse, <S'3 Oxford Street et rejeter ceux portant .'{/ King street Covent Gardai. — M. Gosselin fils, graveur et marchand d'estampes du quai des Grands-Augustins, très épris de la manière nuire, en a fait une intéressante reproduction, il a aussi consacré un long article sur ce procédé dans l'Estampe du 15 décembre 1901, et est entré dans des détails techniques t ré s précieux pour les amateurs de ce genre de gravure.

Ventes : Le (i juin 1898, à Londres, 2075 — Ligaud, en couleurs, 800 Le 2 mai 1901, à Londres, 1175 — Blyth, 0300 — Normanlon, 8138 — Baron F. de L., avec la 2 adresse, 1000.

Jane Countess of Harrington (V. Green) — Sm (12. — Dans un parc, de prolil à droite et se dirigeant de ce côté, elle porte dans sa main gauche une couronne de fleurs, retenant de la droite une ceinture légère que le venl fait flotter, des boucles de cheveux tombent sur son cou légèrement décolleté. Publié le 1" juin l7.so.

Vente: Blyth, 5250 francs.

Lady Elizabeth Herbert nnd Son (par .1. Dean) Sm 11. Elle est assise dans la campagne et regarde à gauche son lils qui lui

touche le menton de sa main gauche, elle a son bras droit appuyé sur une pierre qui est derrière l'enfant. Publié le 1er février 1779.

Ventes: Blyth, 7875 — Normanton, 1068.

Mrs Haie (par J. Watson) — Sm 69. — Dans la campagne, décolletée, bras nus, rayonnante de jeunesse, une rose au corsage, chaussée de cothurnes, elle esquisse un pas. Derrière elle, deux enfants frappent sur un triangle, pendant qu'à droite deux autres encore jouent, l'un de la flûte, l'autre des cymbales. Au deuxième plan, un groupe de danseurs à droite. En bas : L'Allégro.

Il existe une 2? planche gravée également par J. Watson, avec de nombreuses mais légères modifications, et une 3« par Corbutt (Sm 36).

Ventes : Mailand, 130 - Blyth, 525.

Mrs Payne Galwey and Son (par J.-R. Smith) — Sm 133. — De profil, les yeux baissés et l'air attristé, elle se dirige vers la gauche, son fds sur son dos. L'enfant a sa main droite passée au cou de sa mère et regarde de face. Publié le lor février 1780.

Cette estampe est extrêmement rare.

Ventes : Par Halle, 1062 — Le 31 juillet 1901, à Londres, 1675 — Esterhazy, 450 — Blyth, 7613 — Baron F. de L., 812.

Lady Caroline Howard (par V. Green) — Sm G8. -- Elle est assise par terre et regarde à gauche un bouquet dans lequel elle prend une rose. Elle est vêtue d'un ample manteau. Au fond, la campagne. Publié le 7 décembre 1778.

Extrêmement rare.

Ventes: Normanton, 11550 — Le 4 juillet 1901, a Londres, 5250 — Baron F. de L., 475.

Miss Jacobs (par J. Spilsburg) — Sm 21. — Assise de profil à droite, la gorge découverte, le coude droit appuyé sur le bras du fauteuil, elle tient des fleurs sur ses genoux, elle baisse les yeux et son cou est orné d'un collier de perles. Publié le 1er janvier 1762.

Vente : Blyth, 4463 francs.

Miss Frances Kemble (par J. Jones) — Sm 42. — Elle regarde en bas à gauche et porte un ruban autour du cou et un bonnet avec

un double plissé. Au fond, un paysage de montagnes. Publié le 23 mars 1784.

I):ms le 1m état, qui est avant toutes lettres et avec le bonnet au simple plissé, le personnage est habille de blanc, tandis que dans le 2e il est habille de noir.

Ventes : Huth, 2« état, 1785 — Edgcumbe, 2t> état, 2411 — Fordham, 1^ état, 4069 — Hlyth, 1« état, 3938; 2'- état, 2573 — Le 16 juin 1902, à Londres, lei état 4050.

Elizabeth Duchess of Manchester and Son (par .1. Watson) —

Sm 97. — A la campagne sous de grands ombrages, elle est assise, un croissant au Iront, une lance dans la main, elle se penche en avant à gauche. Elle cherche à enlever l'arc à son lils qui personnifie l'Amour et qui est couché au pied d'un arbre ; le bambin souril, son carquois est auprès de lui. Au fond, la campagne.

A la vente Ulytli un exemplaire fut adjugé 28NS francs — Le Département des Estampes en possède une épreuve superbe avant la lettre. — l'iéce liés rare.

M,s Musters (par C.-H. Hodges) — Sm 25. — Elle est en Hèbé sur un nuage, tournée à droite et regarde de face, elle tient une coupe de la main gauche dans laquelle un aigle se désaltère et qu'elle remplit de la main droite. Publié le 20 octobre 1785.

Vente : Hlyth, 0038 francs.

M- Musters (par J.-R. Smith) — Sm 120. — Debout de profil à gauche, elle regarde de face et cueille des fleurs qui sont devant elle, au-dessus de la balustrade d'une terrasse sur laquelle elle se trouve; à gauche, son chien la regarde. Au fond, la campagne. Publié le 27 avril 177'.».

La toile originale se trouve actuellement chez Lord Leconfield.

Ventes: Sligo, 6956 — Blyth, 9'.i7."> — En mars 1902, même prix que vente Blyth.

M- Pelham feeding Chickens (par \Y. Dickinson) — Sm 59. — Debout et de lace, elle prend dans un crible qui est sous son bras, des graines pour jeter aux poules qui sont devant elle; un pigeon arrive en volant pour se joindre à celles ci. A gauche au fond, un étang derrière lequel on aperçoit des fermes. Publié le 8 mai 1775.

Il n'existe, croyons-nous, qu'un seul état de celte estampe. — La toile originale est actuellement chez le comte de Yarborough.

Ventes : Huth, 8137 — En mai 1895, à Londres, 3125 — Le 1« mars 1898, à Londres, 11035 — Riggal, 750(1 — Blyth, 8531.

Lady Catherine Pelham Clinton (parJ.-R. Smith) — Sm 43. — Une fillette debout et de face regarde tout à l'ait à droite, pendant que de sa main droite elle laisse tomber des graines qu'elle a prises dans son tablier relevé, aux poulets qui sont à sa gauche. Au tond de l'estampe, s'étend la campagne avec un petit lac. Publié le 1" février 1782.

A la vente Blyth un 1" état tut adjugé à 24G75 francs!!! C'est un prix de folie, pour une gravure qui est du dernier ordinaire. Comme c'est triste de voir ainsi gaspiller l'argent pour des pièces tout à fait d'arrière plan, et comment, si l'on est de sang-froid, peut-on se laisser aller à un pareil emballement que rien ne saurait justifier.

Mary Isabella Duchess of Rutland (par V. Green) — Sm 115. — Dans un parc, en pied, de face, haute coiffure avec turban et plumes, la jolie jeune femme regarde à droite, le coude gauche est appuyé et la main droite pend négligemment le long du corps, à demi perdue dans les plis de la robe ; la jambe gauche est légèrement repliée et le pied dépasse la jupe, son vêtement doublé d'hermines a glissé de l'épaule droite qu'il laisse découverte. Publié le 1er juillet 1780.

Délicieuse et ravissante pièce qu'il faut avoir au moins en 2* état, c'est-à-dire avec l'adresse : 2!) Newman strcet Oxford street et non avec celle de Charing Cross 13.

A la vente Blyth un exemplaire d'une beauté exceptionnelle atteignit le prix fabuleux de 1000 guinées', c'est-à-dire 26250 francs !!! L'année suivante, le 19 février 1902, à une vente faite par MM. Christie, Manson and Woods, une épreuve d'égale beauté et de même état eut de la peine à atteindre 000 guinées, soit 15750 francs, chiffre néanmoins fort honorable. On raconte que cette pièce avait été trouvée dans la boutique d'un marchand de campagne et payée 15 shillings par un amateur qui, à cette époque, n'en soupçonnait pas lui-même la valeur.

Le 10 juin 1902, à une vente anonyme faite à Londres, une épreuve de 2e état fut adjugée 44G2 francs.

La toile originale fut détruite par l'incendie, en 1810, au château de Belvoir.

1 Dans son intéressante préface du catalogue de la dernière Exposition an Burîington-Club

(1!>02) L'érudit M. W.-G. lïawlinson nous apprend que celle pièce et certaines autres de même valeur étaient publiées à l'époque aux prix de là shillings pour les épreuves d'artistes, et de 5 shillings 6 pence pour les exemplaires de lirage courant.

Mrs Carnac (par J.-R. Smith) — Sm 31. — Dans la campagne, debout, ayant de gros arbres derrière elle, le corps de face, elle regarde à droite ; elle porte une haute coiffure avec des plumes et un corsage décemment échancré, une large ceinture lui enserre la taille, la main gauche est ramenée sur la hanche enfouie dans les plis de la jupe, la droite pend le long du corps ; pleine de grâce et de séduction, elle semble sourire. Publié le 10 juin 1778.

Peut-être plus séduisante encore que la précédente, celte estampe, de la dernière rareté1, lui adjugée en avril 1901 à la vente Edgcumbe, en !«' état, 11G0 Ruinées, soit 30450 francs; c'est le chiffre le plus extravagamment élevé obtenu par une estampe quelle qu'elle soit — exception faite pour les Rembrandt — depuis tantôt cinq cents ans qu'on en vend. On a beau essayer de s'accoutumer aux gros prix, ceux-là surprennent toujours, d'autant que c'est absolument factice, c'est du soufflé. Allez donc avec votre exemplaire — si vous en possédez — chez les marchands des deux mondes et demandezleur ce qu'ils vous en offriraient, nous serons heureux d'avoir la réponse.

La même année, le 1 juillet 1901, un autre exemplaire vint sur le marché, on le paya 11700 francs; voilà déjà un progrès sensible-. A la vente Mailand un exemplaire de dernier état, très ordinaire, fut adjugé 135 lianes, nous ne signalons, bien entendu, ce prix qu'à titre de renseignement et il n'entre nullement dans notre pensée d'établir un parallèle entre ce prix et les précédents, cet état étant sans aucune valeur artistique. Le 10 mars 1902 une épreuve de 1" tirage atteignit, à Londres, 300 francs. La 1" adresse de la pièce que nous venons de décrire est : 10 Bateman's Buildings Soho square , l'autre est : 18 New Bond street, elle est à rejeter. — Il existe aussi des épreuves modernes, mais l'amateur ne peut s'y tromper.

La toile originale esl actuellement chez lady Wallace, elle fut achetée en 1861 par lord Hcrtl'ord et payée 14953 francs.

Emily Mary Countess of SalisburY (par V. Green) — Sm 1 16. — Sous un grand arbre dans la campagne, le corps de profil à gauche, elle se dirige de ce côté, regardant de face. Klle glisse sa main gauche dans un long gant pendant qu'un petit épagneul court devant elle, jouant avec le volant de sa robe qu'il a saisi dans sa gueule. Publié le l,r décembre 1781.

Ventes: Blyth, 10813— Le 19 février 1902, à Londres, même 1er état que vente Blyth, 13125 - Le 10 murs même année, un 2« état fut payé 3875.

The Right Honourable Lady. Talbot (par V.Green) Sm 128.

Tournée à gauche, elle regarde de face, sa main droite est posée sur

1 Elle ne (lgurall ml me poa dnni la collection Blyth.

i a'oteroni \k\s cependant asiurer d'une /ai ■"< foi m I mi me ■ lai

le vase qui est sur un autel à gauche et duquel se dégage de l'encens ; au fond une colonne cannelée, et à gauche une statue de Minerve. Publié le 1er mai 1782.

Vente : Blyth, 5513 francs.

Ladies Elizabeth Laura, Charlotte Maria, Anne Horatia Waldegrave (par V. Grcen) — Sm 133. — Toutes trois assises devant des colonnes que masquent presque de lourdes draperies, elles travaillent autour d'une petite table ronde, celle de droite qui brode au tambour est Lady Horatia. Au fond à droite, la campagne. Publié le 1er décembre 1781.

Pièce délicieuse. — A rejeter les épreuves où l'adresse est effacée. — Existe en tirage moderne.

Ventes : Mailand, 100 — Le 18 lévrier 1808, à Londres, 8250 — Blyth, 13125 — Edgcumbe, 10500 — Fordham, 2» étal, 3038 — Sligo, 9712 - Le 16 juin 1902, à Londres, 1<- état, 4075.

Guardian Angels (par C.-H. Hodges). — Vus tous à mi-corps ; à droite, un tout petit enfant de trois quarts à gauche, que deux anges enlacent de leurs bras ; l'aile gauche de l'ange qui est au milieu, se déploie pour abriter le chérubin. Au-dessous d'eux, le ciel et les nuages. Publié le 30 mars 1786.

Très rare pointillé très doux de ton.

Ventes: Mailand, avec la lettre tracée, 110 — C. J. et G. K., avec les inscriptions à la pointe, en couleurs, 1700 — Baron F. de L., 262.

Lady Georgia Spencer Duehess of De vonshire (par Barlolozzi). De trois quarts à gauche et penchée en avant, elle est dans un parc, la main droite appuyée sur une balustrade en pierres et regardant de face, plumes dans les cheveux, cou et bras nus, le bras gauche pend le long du corps.

Une épreuve avant toutes lettres existe au Département des Estampes, elle fut donnée par le frère de la duchesse. — A la vente DeTer Dumesnil, un l" état avant toutes lettres de ce pointillé tiré en bistre fut adjugé 680 lianes à Colnaghi.

David Garrick between Tragedy and ComedY (par Ed. Fisher, 17G2) — Sm 20. — Presque de face, le célèbre acteur est tiraillé par la Comédie à gauche qui lui sourit, et par la Tragédie à droite qui d'un

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geste olympien, semble lui montrer le ciel ; la première a l'air provocant et mutin, la seconde impassible et sévère; il semble fort bésitant.

Ce sont M""- Slieridan et Abington <]iii personnifient la Tragédie et la

Comédie. — En mars 1000, dans une vente anonyme faite par Danlos une épreuve ordinaire fut adjugée 185 francs, tandis qu'à celle île Blytb, un état (wunl Id lettre atteignit 2573 francs

The Honourable Miss Bingham (par Barlolozzi). — A mi-corps de trois quarts à gauche, elle regarde de face, coiffée d'un grand chapeau posé sur le côté, une boucle de cheveux tombant sur l'épaule; les bras ramenés sur les genoux ne laissent pas voir les mains.

Pointillé en couleurs.

Ventes . Mailand, 26 — Blyth, 2-' état en bistre, 383 — Baron F. de L., en couleurs, 3450.

Misses Crewe (par J. Dixon) — Sm 12. — Au pied d'un arbre, à mi-jambes, toutes deux regardant à gauche, les deux sœurs se. tiennent enlacées; l'aînée, celle de droite, a une corbeille de fleurs passée au bras gauebe. Publié le 30 septembre 17<S2.

Un exemplaire, vente Blyth, 180(1 francs — Vente Kdwin IL Cope, à Philadelphie, avant le titre, 1000, très rare. — Il existe des épreuves en tirage moderne.

Georyiana Duchess of Devonshire (par V. Green) — Sm 37. — Elle regarde de l'ace et se dirige vers la gauche pour descendre les marches d'un perron sur la balustrade duquel elle appuie la main droite, les cheveux sont relevés avec plumes. Au fond la campagne, et à l'extrême gauche un tertre sur lequel est une statue sur un socle. Publié le 1" juillet 1780.

Dans cette estampe nous ferons remarquer combien les mains sont mal dessinées. — La (Inclusse liait tellement jolie, qu'un jour un balayeur la voyant passer, s'avança vers elle pour lui demander la permission d'allumer sa pipe an feu de sis veux. — La toile originale est actuellement la propriété ilu comte Spencer.

Ventes: Mailand, 1X0 - Le I juin 1001, à Londres, 1628.

Lady Caroline Priée (par J. Jones) Sm (H. A mi-corps de profil à gauebe, elle regarde de lace et porte un spencer (?) à double collet et au cou un fichu de mousseline blanche, les cheveux sont poudrés. Publié le ,'i juin 17KH,

Pièce que nous considérons comme très ordinaire, mais que nous mentionnons néanmoins à cause du prix de 1988 francs qu'elle atteignit à la vente Blylh ; elle avait été précédemment payée 1050 francs à Londres le 5 décembre 1898.

Diana Viscountess Crosbie (par W. Dickinson) — Sm 14. — Dans la campagne, regardant de face, l'air étonnée, elle se dirige précipitamment vers la droite ; le bras gauche est étendue et la main droite soulève légèrement sa seconde jupe. Publié le 20 septembre 1779.

Cette estampe est extrêmement recherchée.

Ventes : Mailand, 81 — Par Halle, 1787 — Normanton, 1er état, 15200.

Lady Smyth and Children (par F. Bartolozzi, 1789). — Elle est assise au pied d'un gros arbre, le corps de face, regardant à droite, elle est coiffée d'un large chapeau plat orné de plumes, ayant devant elle ses trois enfants, deux fillettes qui soulèvent de terre, en le prenant par sous la jambe, leur petit frère.

Pointillé absolument charmant.

Ventes: Mailand, 32 — Blyth, 1901.

Jane Countess of Harrington (par le même). — Au pied d'un fût de colonne dans la campagne, de trois quarts à droite, elle retient par la jupe sa petite fille qui est debout près d'elle, sur le banc où elle est assise ; derrière elle, son second enfant a posé sa main droite sur son épaule.

Pointillé rare.

Ventes: G., avec la pièce précédente, 535 — Le 18 avril 1898, à Londres, 1850 — Par Halle, 3475; avec la pièce précédente, 1887 - Blyth, 280 - Baron F. de L., 562.

The Honble Miss Monckton (par John Jacobe) — Sm (3. — Assise dans un parc, de trois quarts à droite, elle regarde de face, le coude gauche appuyé sur un piédestal où est posé un vase sur lequel sont sculptées des figures à demi-cachées par le feuillage ; un king Charles est couché à ses pieds. Légèrement penchée en avant, l'index appuyé sur la lèvre, elle semble rêver en souriant.

A une vente faite en 1901 par Halle, il a passé un curieux état qui n'a été décrit ni par Hamilton, /!/' par Smith, il était avec le nom des artistes et: London Publ /si of Januarg 1770 by John Jacobe and M^ Slcdgcs, Henrielta street Covent Garden and Dickinson and Walson w 1ÔH New Bond strect , il

fut adjugé 1250 francs. A la vente du baron F. de L. ce même exemplaire, croyons-nous, ne lit que 95G francs. Le 10 décembre 1902, un fort bel exemplaire à Londres atteignit 23025 francs ! ! ! — La toile originale est actuellement chez M Monckton.

LadY Henrietta Herbert (par V. Grcen) — Sm 04. — A mijambes, clic est tournée à gauche et regarde de face, haute coiffure et longs gants. Au fond la campagne, à droite des arbres. Publié le 16 octobre 1778.

Il faut rejeter les seconds tirages qui ont été publiés le 1" janvier 1779.

Ventes: N'ormanton, 1" état, 11288 — Edgcumbe, même état, 5011.

Signalons encore: Lailij Sarah Bunbury (par E. Fischer, 1766), Sm 0; adjugé, vente lilyth, 3019 francs — M" Bonfoy (par Mac Ardell, 1755). Sm 23 — Ltuiij Cockburn and lier C.hildrcn (par Ch. Wilkin, Ie' décembre 1791), très rare pointillé qui vaut, avant le titre, dans les 1200 francs — Caroline, countess of Carliste (par J. Watson). Sm 23, charmant — Masler John Crcwe. en Henri VIII (par .1. H. Smith). Sm 47; adjugé, vente Blyth, 2625 francs — Miss Fronces Harris (par .1. Crozer).

RICHMOND (G., d'après)

Elizabeth Fry (par S. Cousins). — Elle est debout, de face, coiffée d'un bonnet blanc, un châle sur les épaules, la main gauche ramenée à la hauteur de la ceinture, le bras droit pendant le long du corps. A droite au fond, on distingue seulement le pied d'une colonne ronde, dont le fût n'est pas achevé '.

Une épreuve de ce rare portrait passa à la vente Edwin R. ('.ope, à Philadelphie, il était sur chine avant l'inscription et avec le nom des artistes à la pointe et fut adjugé 510 dollars, soit 2550 francs.

R0MNEY (G., d'après)

Caroline Duchess of Malborough (par J. Joncs) — Sm 53. — Elle est debout, regardant légèrement à droite, une boucle de cheveux tombe sur l'épaule droite, le corsage est un peu ouvert, elle s'appuie

1 Tout au moins dani l'exemplaire <ic i:i vente, dont nous donnom le prix.

sur une sorte de piédcslal ; au fond à droite, on dislingue dans l'éloignement un bâtiment en forme de rotonde. Publié le 30 juillet 1791.

Vente : Blyth, 2625 francs.

Louisa Lady Stormount (par J.-R. Smitb) — Sm 159. — Elle est assise, les bras croisés et regarde à gauche. Publié le 18 mai 1780.

Vente : Blyth, 4331 francs.

Miss Francis Woodley (par J. Walker) — Sm 19. — Dans la campagne, de face, elle regarde à gauche, le coude droit est appuyé sur un piédestal et la main soutient le cou, la gauche pend négligemment le long du corps. Publié le 10 décembre 1781.

Il faut rejeter les épreuves qui portent la date du 72 décembre 1781. Vente : Blyth, 4138 francs.

Emma Lady Hamilton (par J. Jones). — Assise dans un fauteuil, de trois quarts à gauche, elle regarde de face ; le bras droit est ramené sur les genoux et le menton repose dans la main gauche. Elle est coiffée d'un grand chapeau autour duquel est passé un large ruban qui semble là pour le maintenir contre le vent qui le pourrait enlever. Publié le 29 décembre 1785.

Pièce au pointillé.

Ventes : Le 5 décembre 1898, à Londres, 4450 — Ligaud, avant la lettre, grande marge, 1750, en noir; la même, en couleurs, 410 — Le 10 juin 1902, à Londres, 1" état, 6125.

Miss Ann Parr (par J. Dean) — Sm 20. — A mi-corps, complètement de profil à gauche, elle regarde de face, la coiffure est un peu haute, une boucle de cheveux retombe dans le cou, la robe est claire avec semis de petites fleurs. Publié le 5 février 1778.

Cette estampe est très rare, un exemplaire, à la vente du baron F. de L., atteignit 312 francs.

Lady Hamilton' (par Thomas Cheesman, 1789). — Assise de profil à droite et regardant de face, elle est devant son rouet et tient

i As Ihe Spinster dite Lu Piteuse.

le fil de sa quenouille dans la main gauche ; à ses pieds, une poule et ses poussins.

Fort joli pointillé adjugé, à la vente Fonlham 3301 francs, et 6168 en juin 1902.

Lady Isabella Hamilton (par J. Walker) — Sm 6. — Sur les marches d'un perron sans doute, et adossée à un gros arbre, elle est debout de profil à gauche et regarde de face ; le corsage est décolleté, le bras gauche demi-nu pend le long du corps, la main tient un livre, le coude droit s'appuie sur une balustrade invisible. Au fond à gauche, la campagne et des montagnes à l'horizon. Publié le 6 mars 1782.

Estampe fort jolie, rare et recherchée, dont un exemplaire de fw état fut adjugé le 11 juillet 1901, a Londres, 11025 francs.

Nature (par J.-R. Smith) — Sm 76. — Vue à mi-corps de trois quarts à gauche, elle est souriante et regarde de face, elle a sous son bras gauche un king chartes ; le corsage ouvert laisse entrevoir la naissance des seins, elle est nu-tête. A gauche au fond, la campagne. En bas. cinq lignes de légende : Flush'd bg llie sjiiril ofthe génial year. . .

Un exemplaire de ce charmant portrait, qui n'est autre que celui de Emma Hait, fut adjugé, à la vente lluth, 5250 francs.

Miss Cumberland (par .J.-R. Smith) — Sm 4'J. — Les mains enfoncées dans son manchon, elle se dirige vers la droite et regarde de face, elle est coiffée d'un vaste chapeau dont les brides se rattachent sous le menton. Publié le 30 décembre 1779.

Le l«f état est, croyons-nous, avant toute inscription, il est rarissime; le 2e, avec l'adresse : .Y II) Bateman's Buildings Soho square; le 3'', avec la nouvelle adresse : 'iH New Bond streel, épreuves à rejeter.

Venter, lluth, 2» état, 2125 — Le même état, vendu le 15 janvier 1901, à Londres, 6562 — G. Beaufoy, même état, 3360.

A mentionner encore: Henriella countess of Warwick (par J. M. Smith). Sm 171 The Seanutress, portrait île Lady Hamilton, par Cheesman, 1787 Children of Earl Goiver (par J. R. Smith), publié le 20 août 1781. Sm 68 — Elizabeth countess ofDerbg (par J. Dean), publié le 24 mai 1780. Sm 7.

1 Celle collection, vendue en février 1902, produiill 116.725 franc*.

ROWLANDSON (Thomas, d'après)

Le Vaux Hall (gravé par Robert Pollard, aquatinte par F. Jukcs, le 28 juin 1785). — Dans un jardin, de noirbreux personnages vont et viennent, écoulant une chanteuse debout de trois quarts à droite, un cahier de musique à la main ; derrière elle, est un orchestre.

Pièce extrêmement rare en épreuve ancienne — toujours alors imprimée en bistre — elle vaut, suivant état et condition, de 500 à 800 francs. Il en existe, paraît-il, des réductions in-4°; le regretté Jules Uouillon et Paul Roblin en vendirent chacun leur exemplaire le 10 janvier et le 22 avril 1895, il ne nous a pas été donné de les voir. — Le cuivre existe.

SMITH (J.-R., d'après) 1752-1812

Thoughts on MatrimonY (par W. Ward, 1786). — Une ravissante jeune femme assise de trois quarts à droite, à mi-corps, regarde de face, le coude droit est appuyé sur le bras du fauteuil et la main soutient le menton, une lettre est dans la main gauche. Elle est coiffée d'un large chapeau et son vêtement est rejeté en arrière sur le dos du fauteuil.

Joli pointillé ovale en couleurs.

Ventes: Decloux, 253 — Ligaud, 455 — Baron F. de L., avec Louisa, les deux pièces 3000.

Miss Thompson (par Jane Thompson) — Sm 2. — Assise dans la campagne, des perles dans les cheveux, un jabot frisé autour du cou, elle regarde à gauche.

Vente : Ligaud, en couleurs, 1220 francs.

The Widow's Taie ' (par W. Ward) — Sm 102. — Assise près d'une table à droite, une veuve raconte à son amie placée en face

L'Histoire tic la Vctwe.

d'elle, son histoire. Derrière cette amie, une petite tille est debout. La veuve a la main gauche gantée. Publié le 2 juin 17.S',).

Ventes: Gentien, avec The Disaster, la première 610, la seconde 500 — Lacroix, 400 — J. C. et G. K., avec The Disaster, les deux pièces 2900; à la même vente, The Widow's talc seul 1600.

Visit to the Grand Father ' (par J.-R. Smith) — Sm 101. — Un vieillard est assis, près de lui est une fillette avec un cheval de bois; à gauche, une dame amène avec elle un garçon et une petite Bile. Publié le 12 janvier 1788.

On donne comme pendant à cette pièce : Visit to the Grand Mother, d'après Northcote, gravé également par J. R. Smith. — Voir Norlhcote.

Ventes : Dccloux, les deux pièces avec marge, 425 — Lacroix, les deux pièces, 500 — C. J. et G. K., les deux sans marge, 410.

What you will (par J.-R. Smith).

Un exemplaire de cette très rare estampe gravée en 1791 fut adjugé, vente Dccloux, 3S7 francs, superbe de qualité, 605 à la vente Ligaud, 2020 à celle de .1. ('.. et G. K. et 3950, en mars 1903, par Danlos, c'était an tout premier

tirage, avec le nom du maître écrit sous le trait carré au milieu de l'estampe.

The Promenade at Carlisle HouseJ (par le Maître, 17.S1). — La Duchesse de Devonshire et Lady Duncannon occupent le milieu de la composition, l'une est de profil, l'autre de face, elles se dirigent vers la droite. Derrière elles, plusieurs personnes prennent le llié autour d'un guéridon. A droite, debout et coiffé d'un tricorne, un homme appuyé sur sa canne, regarde les deux femmes qui s'avancent vers lui.

Ventes: Bebague, en noir et avec les lettres Iraeées. 530 — Muhlbacher, avant taule* lettres, 620 — Decloux, même état, 995 — Destailleur, même état, 905 -- Blyth, état Behague, 1100.

STUART (C.-G., d'après)

George Washington Esq,c (par .lames Fischer). — A mi corps,

di' trois quarts à gauche, il regarde de face, le cou enserré dans une

haute cravate blanche à rabat île dentelles. En bas, on y lit : From

1 La Visite au grand-père.

' Gosaelln Mis en vend la reproduction l!S francs. Il en existe uns autre copie.

the original Picture in the possession of J. Seb, de Franco Esq. of Devonshire square London — Publîsh'd bu P. Fische, april 10"' 1S01.

Celte estampe, qui est de la plus insigne rareté, a échappé à tous les iconographes, même a Baker; il y a quelques années, J. Halle, le grand marchand d'estampes de Munich, en possédait une épreuve dont il demandait 450 marks, soit 562 francs. Elle manquait à la précieuse collection du D> Charles E. Clark, si remarquable par la réunion de portraits des Américains célèbres, et en particulier de ceux de Washington, qui fut vendue a Boston, en janvier 1901, par le ministère de MM. C. F. Libbie et C° de cette ville.

TURNER (Joseph-Mallord-William)

Célèbre peintre paysagiste anglais né à Londres en 1775, mort à Chclsea en 1851 ; c'est donc, on peut presque dire, un contemporain. Sa place est ici marquée par son recueil Liber Studioram, dont le plus bel exemplaire connu est celui du British Muséum. Il fut formé par John Pye, graveur de grand talent et ami intime du peintre, auquel il fut acheté en 1SG9; il avait mis plus de cinquante ans à le réunir.

Cette publication devait avoir primitivement 100 planches, mais pour des causes qu'on ignore, il n'en parut que 70 ' plus un frontispice -'. C'est en 1807 qu'on commença à les publier par série de cinq pièces, en 1819 c'était terminé. Le catalogue en a été dressé par M. W. G. Rawlinson à Londres en 1878.

Voici comment procédait l'artiste : il faisait et terminait complètement ses dessins à la sepia, puis gravait lui-même les contours de ces derniers au trait seulement et donnait la planche à terminer en mezzotinle à des graveurs de profession '. Huit planches cependant furent entièrement exécutées de sa main, et trois autres mezzotintées seulement, l'eau-forte n'était pas de lui. La curiosité du procédé consiste dans la combinaison de l'eau-forte et de la mezzotinte sur une seule planche, et dans l'usage d'une encre brune et chaude qui donne à l'estampe, en le rappelant, la saveur du dessin original. Malheureusement, ces cuivres étaient très délicats et baissaient rapidement au tirage, après environ vingt-cinq épreuves il les fallait retoucher et c'était presque toujours le Maître qui le faisait lui-même.

Au début de la publication, le graveur Charles Turner devait tout graver et s'occuper du placement de cet œuvre, mais par suite de difficultés survenues il fut remercié, et l'artiste créateur devint alors son propre éditeur.

Dans le Turncr's liber Sludiorum c'est le paysage qui domine, les quelques sujets d'architecture ou de genre qui s'y rencontrent sont en infime minorité. Ce recueil est le pendant, pourrait-on dire, du Liber Veritatis de Claude

' Sur lesquelles. 1G sont sans titre.

- Vingt autres restèrent inachevées à l'état d'eau-forte et ne lurent jamais publiées, elles sont rarissimes; l'une d'elles surtout, The Tirantes near Kingston, est introuvable et ne figura même pas à l'Exposition qui eut lieu tle l'œuvre au Burlington Fine-Arts Club en 1S72.

3 Qui se nommaient : C. Turaer, W. Say, H. Dunkarton, T. Hodgetts, .J. C. Easling, W. Annis. G. Clint, F. C. Lewis, IL Dawe. Th. Luplon, S. W. Reynolds, tous graveurs en mezzotinte.

déliée dit Le Lorrain. Mais l'œuvre de Tuilier est infiniment supérieur et

tle beaucoup plus rare; les épreuves varient, suivant état et conditions, de 50 à 1800 francs '. Nous devons noter cependant que ce recueil est fort déprécié depuis quelques années et (pie l'engouement un peu factice dont il avait joui a considérablement diminué.

Une première exposition du Liber Studiorum eut lieu, en janvier 1888, au Grolier-Club de Xew-York, et une seconde en niai-juin 1000, à lu Bibliothèque publique de cette ville. M. J. Iwine Smith, d'Kdimbourg, possède une collection très remarquable et pour ainsi dire complet? de cette suite.

WARD (James, d'après)

The Citizen's Retreat '- (par W. Ward). — Devant un cottage, une jeune femme très éclairée, entourée de son mari et de ses enfants, ilonne à manger à des poules. Au deuxième plan à gauche, un porc sort de son é table, Publié en 179G.

Selling Rabbits' (par le même). — Dans un intérieur rustique, contre le mur duquel à gauche on aperçoit des cages à poules; un paysan tient dans ses deux mains, un lapin qu'il cherche à vendre à une vieille femme. A gauche, un chien se profile; à droite et parterre, deux lapins sur le premier plan. Cinq autres personnages complètent le tableau.

Deux manières noires extrêmement jolies et recherchées se faisaient pendants.

Ventes : G., 155 — Le 10 avril 1001, à Londres, 1312 - Baron F. de L , 712.

The Daipy Farm' (par et d'après .1 Ward). — A gauche sous un gros arbre, une grange, devant laquelle est une charrette dans laquelle une femme est montée ; au milieu de l'estampe, un métayer remplissant de lait une sorte de grand bidon ou récipient ; à droite de la ferme, des vaches et une femme en train de traire l'une d'elles.

Une des plus jolies pièces rustiques de l'école, en manière noire également, et au moins aussi séduisante que les précédentes.

i i ■ ■•> j p > ix hirenl pratiqué! <n mon is.st :i In première vente du <l»r de Bueeleueh. Ajoutons, pour mémoire, qu'un artiste contemporain, M. Short. ;i reproduit [un- ce procédé plusieurs planches du Maître si aussi quelques dessina Inédits cl ce, avec une maestria • i ti i (nil le plu» i i and honneur ;i son talent.

* /.h Retraite du citadin, ■ t.n Vente tir* Initias.

• La Laiterie.

WHEATLEY (Francis d'après)

The Full of the HoneY Moon ' (par L. Laurie). — Un homme est assis à une table, dans un fauteuil de trois quarts à droite, il vient de s'endormir devant la lettre qu'il a écrite ; la bougie qui était dans le flambeau est consumée, mais fume encore. Derrière lui, la gorge demi-nue, une femme s'approche pour saisir la lettre en question.

The Wane of the Honey Moon '■ (par le même). — Une femme

est assise de trois quarts à droite sur un canapé et vient doter son

masque, un homme à ses genoux la saisit par la taille et détourne la

tète, elle le regarde d'un air étonné, son tricorne et son masque sont

à terre près de lui.

Ces deux manières noires qui se font pendants, très curieuses au point de vue du costume, ont été publiées en 1789.

Ventes : Par Halle, les deux pièces, C25 — Baron F. de L., 562.

The Disaster ' (par W. Ward) — Sm 104. — A gauche, un piano

ouvert avec un cahier de musique, et devant ce piano, un fauteuil sur

le dos duquel un vêtement est jeté ; à droite, une jeune femme et une

fillette atterrées de voir par terre, renversée par le chat, une cage de

laquelle un serin s'est envolé ; derrière elles, une croisée ouverte

laissant apercevoir le paysage. Publié le 26 juillet 1789.

Pièce extrêmement séduisante en couleurs.

Ventes: J. C. et G. K., avec The Widow's taie (Voir J. R. Smith), deux pièces, 2900 — Baron F. de L., 77ô — Par Danlos, le UT mars 1902, vente anonyme avec The Widow's taie, deux superbes exemplaires en couleurs, 4200 francs.

The Return from Coursing '. — Deux cavaliers rentrent à leur château, à la grille duquel ils sont attendus par une jeune femme avec ses deux enfants, A gauche, au premier plan, un porteur de gibier avec deux lévriers ; à droite, deux paons montés sur un banc circulaire.

1 La Pleine Lune de Miel.

- Le Dêelin de la lune de miel.

1 Le Désastre.

* Retour de lu ehasse à courre.

The Return from Shooting '■ — Sous des arbres en bordure de bois, trois cavaliers dont l'un est descendu de son cheval ; un des gardes accroupi est en train de passer une laisse au collier d'un des chiens qui occupent le premier plan. Le gibier jonche le sol. Au fond, la campagne.

Fort jolis sujets de chasse au pointillé en couleurs, se faisant jiendants, d'après Wheatley et W. HamUton, gravés par A. Cardon et Hartolozzi, adjugés à la vente du baron F. de L. 1702 francs.

The Cries of London -.

Suite de 13 planches en couleurs, dont les noms suivent, cri reniement recherchées et rares à trouver réunies et de belle qualité. Ces estampes valent fort cher comme on va pouvoir en juger:

Strawberries, scarlet Slrawberries par Vendramini.

OUI chairs to mend »

Fresh gathered peas, young hastings »

Uni spice Ginger bread, smoking hot »

Knives, seissors and razors lo grind »

A new lovesong onhj ha' penny a pièce par Cardon.

Round and sound five pence a pound u[ Duke sherries »

Do ijou wani ang matches »

Scie mackrel, new mackrel par Schiavonetti.

Sweet china oranges, swect china »

Mil!; below maids »

Two bunches a penny »

Turnips and canots par Gaugain.

Ventes: Voici quelques-uns des prix atteints pour la série complète en couleurs pendant l'année 1901 à Londres , V.i'Ml — 21212 — l.r>750. Le 11 juin de cette même année, une série d'une insurpassable beauté fut poussée en vente publique jusqu'à 26250 francs ! ! ! Ce prix, assez coquet cependant, ne parut pas suffisant au vendeur qui la lit retirer A Munich, par le ministère de I. Halle, 11819 - Baron F. de L„ 21625. Quand on songe qu'en 1891, à la vente Kinnen, la suite complète lut adjugée 3100 francs, quel chemin parcouru ! A la vente Blyth elles n'atteignirent que le chiffre de 3150, mais elles étaient tirées en bistre, parlant infiniment moins intéressantes,

A Londres voici, pendant l'année 1902, les derniers prix pratiqués : 11287 — 9712 - 18375 et 20I7;> lianes.

The itinérant Potters' (par J. W'hessell). — Sur une roule à travers la campagne, un potier et sa femme cheminent, ils sont accompagnés d'un âne qui porte leur marchandise. L'homme est vu

de dos et la femme qui le suit se détourne pour regarder.

i Retour de la chaut d tir.

» Les cris >/.• Londres. D existe une réimpression de celte suite qui se paye dani les ISO A lsu IV. Les J '"/i. m QjnbuianU

The Woodman's Return ' (par le même). — Sur le premier plan, un bûcheron portant sur ses épaules un fagot au bout d'un bâton ; près de lui à droite, sa femme, son chien et deux enfants. Au fond à gauche, des moulons sont couchés.

Charmantes estampes se faisant pendants, elles sont — si notre mémoire est fidèle — au pointillé.

WRIGHT (Joseph, d'après) 1734-1797

A Blaeksmith's Shop3 (par Richard Earlom) — Sm 47. — Un atelier de forge; sur l'enclume, une pièce de fer rouge que deux liommes sont occupés à marteler ; l'ouvrier du deuxième plan qui lient la pièce de la main droite est violemment éclairé. Sur le premier plan à droite, un vieillard et deux enfants regardent les forgerons. Publié le 25 août 1771.

Nous avons mentionné cette estampe en manière noire, comme un spécimen du summum d'effet que peut donner ce procédé, il y a là une puissance d'éclairage dont la vigueur serait, croyons-nous, difficilement surpassée. — A la vente Kinnen une épreuve fut adjugée 90 francs.

Nous sommes heureux de signaler parmi les collectionneurs français de cette gracieuse époque un très galant homme, M. George Usslaub, l'aimable administrateur délégué des Docks libres et Magasins généraux de Marseille, qui possède environ 4000 pièces des différents artistes français et étrangers des xve, xvf, xvue et xvni1-' siècles, il a, entre autre, su réunir l'œuvre à peu prés complet de Jean Morin en épreuves superbes; les amateurs provinciaux sont trop rares pour qu'on ne se fasse pas un plaisir île mentionner leurs noms et de les donner en exemple.

1 Le Retour du bûcheron.

- /.(( Boutique thi forgeron.

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École Française

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