JAZET (J.-P.-M
Voir au xixe Siècle.
KRANZÏNGER (d’après)
Marie-Antoinette (par Louis Bonnet). — Dans un médaillon fixé sur une tablette rectangulaire et reposant sur un socle, la Reine est à mi-corps, tournée de trois quarts à gauche et regardant de face, coiffure demi-haute avec de grosses nattes roulées derrière la tête, un épais nœud de ruban sur un corsage décolleté, un collier de perles et un manteau de fourrure. Dans la tablette : Marie-Antoinette II Sœur de l’Emp1' Archiduchesse née à Vienne le 2 Novre 1755; puis sous le trait carré : Gravé par Louis Bonnet. . .
C’est un des portraits les plus rares de la Reine, peut-être même le plus rare, il est en imitation de pastel et de format in-12. — Il existe en contre-partie par le même artiste.
Ventes: Ducoin, 570 — Decloux, 296; le même, en contre-partie et en noir, 90 — Goncourt, avant toutes lettres, 700; le même, en contre-partie, 145.
LAGRENÉE (J.-J., d’après)
L'Oiseau privé (par Janinet). — Sous son chapeau un jeune paysan est censé tenir sur ses genoux un oiseau que des petites filles examinent avec curiosité.
Nous ne la connaissons qu’en avant-lettre, elle vaut, selon sa conservation, 150 à 200 francs.
' Deuxième vente en 1896; celle précédemment mentionnée était de 1888, il y en avait encore eu une autre en 1878.
ÉCOLE FRANÇAISE
LANCRET* (Nicolas, d’après) 1690-1743
Signalons particulièrement: Les quatre Saisons — Les quatre Ages de la Vie — Les quatre Heures du Jour — Le Repas Italien (par Le Bas) — Le Jeu de Colin-Maillard — Le Jeu des quatre Coins — Le Jeu de Pied de Bœuf — Le Jeu de Cache-Cache Mitoulas — La Conversation — La Partie de Plaisir — La Visite Matinale, une des plus jolies. En somme, oeuvre quelquefois intéressant mais peu recherché et de petits prix, bien peu de pièces dépassent 150 francs et encore ces dernières sont-elles fort rares.
LAVEREINCEi 2 (Nicolas, d’après)
Les estampes d’après ce Maître, dont quelques-unes en couleurs, sont parmi les plus recherchées de notre école. — M. Bocher en relève soixante-trois, plus dix attribuées. Certaines atteignent des prix fort élevés comme on va pouvoir en juger, parmi celles-ci il y en a d’adorablement jolies.
Ah î laisse-moi donc voir (par Janinet) — B 2. — Dans un parc, un couple se dirige vers la gauche, l’homme a posé son chapeau sur le priape d’une statue de Silène, ce qui lui vaut de la part de sa compagne l’apostrophe qui fait le titre de la gravure.
Pièce en couleurs.
Ventes : Beliague, avec la lettre, t. m., 240 — Roth, 1er état avant toutes lettres, 400 — Muhlbacher, même état, t. m., 1100 — Decloux, avec la lettre, m., 240; sous le titre Bois d’ Amour, sans doute le 3e état de Bocher, où le côté libre a disparu pour faire place à un portrait qu’un amant aurait disputé à sa belle, avec le Bosquet d’ Amour, deux pièces, 03 — Destailleur, avec la lettre, l. m., 305 — Kinnen, même état, 225 — Pavie, avant toutes lettres, t. m., 905 — Bayard, avant toutes lettres, 220 — Baudet, t. m., 325 — Josse, l’exemplaire de Muhlbacher, 600 ! ! — Pichon, 125 — Gentien, avec la lettre, t. m., 250 — Ligaud, avec la lettre, extrêmement fraîche, 515 — Patellier, g. m., 360 avec la lettre — Roux, 335.
i Voir le catalogue de M. Emmanuel Bocher, Paris, 1877 et à Eloge de Lancrel par J. -J. Guifïrev , Paris. Rapilly, s. d.
a Consulter le catalogue établi par E. Bocher, Paris, 1875. — Nous suivrons l’ordre alphabétique adopté par le sympathique écrivain, en groupant cependant celles qui se font pendants.
ECOLE FRANÇAISE
Ah ! quel doux plaisir (par Copia) — B 3. — Près d’un bois, un jeune homme et une jeune femme les jambes écartées. . . s’oublient sur une botte de paille, l’amoureux tient à deux mains la tête de la femme qu’il embrasse sur la bouche.
Je touche au bonheur (par Copia) — B 34. — Assis l’un près de l’autre dans la campagne, un jeune homme a laissé sa main s’égarer sous les jupons d’une jeune femme ; sa canne et son chapeau sont près de lui.
Pendants au pointillé en couleurs, extrêmement rares.
Ventes: Muhlbacher, 905 — Aubin, 285 — Decloux, 440 — Bayard, la première seule, en bistre, 45.
Les Apprêts du Ballet (par Tresca) — B 4. — Des danseuses s’habillent ; celle de gauche, vue de dos, esquisse un pas ; une, au milieu, se fait lacer par l’habilleur ; à droite, une autre se fait coiffer.
La gouache originale fut adjugée à la vente Josse, 3900 francs.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, les noms des artistes seulement, en noir, 305; avec la lettre, coloriée, g. m., 380 — Muhlbacher, état Behague avant toutes lettres, 321 — Hocquart, même état, 115 — Decloux, 176 — Destailleur, t. m., 150 — Kinnen, avant toutes lettres, 160 — Bayard, état Behague avant toutes lettres, 67 — Baudet, encadrée, 122 — Patellier, en bistre, 2e état, 155.
L’Assemblée au Concert (par Dequevauviller) — B 5. — Dans un salon somptueux, de nombreux personnages sont réunis pour faire de la musique. A gauche, plusieurs femmes assises ou debout se laissent courtiser par un abbé ; au milieu de l’estampe, une femme au clavecin accompagnée par un violoncelliste; à droite, un homme assis devant son pupitre, joue de la flûte.
L’Assemblée au Salon (par Dequevauviller) — B 6. — Dans un riche salon, à gauche, une femme assise et lisant, un abbé et une dame jouent au trictrac; près de la cheminée plus loin, un jeune seigneur cause avec une femme assise ; à droite autour d’une table, cinq personnages jouent aux cartes ; enfin sur le premier plan, deux chiens gambadent.
Fort jolies pièces se faisant pendants. — Les deux gouaches originales qui avaient été achetées par M. Muhlbacher 25000 francs furent adjugées à sa vente 61000 francs!! elles provenaient de chez M. de la Béraudière; nous croyons qu’elles sont actuellement chez M. G. Boin.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ventes: Behague, avant la dédicace, t. m., 520; L’Assemblée au Salon, eau-forte pure, 455 — Roth, eau-forte pure, 1550; 2e état, avec le titre, mais avant la dédicace, 7(50 — Wasset, l 'Assemblée au Salon, eau-forte pure, 1520 — Muhlbacher, la première, eau-forte pure, 280; la seconde, même état, 305; les deux avant la dédicace, 745 — Decloux, avec la lettre, 450 — Destailleur, même état, 400; la seconde, eau-forte pure, 235; Kinnen, avant la dédicace, 800; avec la lettre, g. m., 620 — Bayard, la première, avant la dédicace, mais avec les armes, état non décrit, 375 — Pavie, la première, eau-forte pure, 200 — Gentien, avant la dédicace, 1400 — Goncourt, état d’eau-forte, s. m., 78; la seconde, avant la dédicace, 310 — Pichon, 425 — Ligaud, la première, 325 — Lacroix, encadrées, 745 — C. J. et G. K., la seconde, avant la dédicace encadrée, 1000 — Patellier, 550.
L’Aveu difficile 1 (par Janine!) — B 8. — Une jeune femme assise à sa table de toilette éclairée par une croisée à gauche, se retourne vers une amie qui, une rose dans la main droite, l’air attristé, vient lui faire une confidence ; un petit chien jape à leurs pieds. Sur le fauteuil de gauche est une guitare.
La Comparaison (par Janinet) — B 12. — Deux jeunes femmes, l’une assise, l’autre debout, près d’une petite table sur laquelle est une glace, comparent l’opulence de leurs seins.
L’Indiscrétion (par Janinet) — B 30. — Devant un lit, une femme assise se penche pour saisir une lettre qu’une amie debout près d’elle semble vouloir lui dérober.
Suite en couleurs extrêmement recherchée.
Ventes : Behague, la première avant toutes lettres, seulement Janinet à la pointe sous le trait carré, 2e état, 505; la deuxième, avant toutes lettres, 585 ; la troisième, état de la première, 455 — Roth, la première, même état que Behague, 505; la deuxième, avec la lettre, g. m., 205; la troisième, 2e état, on voit le pied de la femme assise, Janinet à la pointe sous le trait carré, 299 — Muhlbacher, la première, avant toutes lettres, la robe de la femme qui est debout est ici lilas, jusqu’à ce jour on ne la connaissait que bleue, 3000; 2e état, 1090; la seconde, avant toutes lettres, 610; la même, réduite par Chapuy, avec quelques changements dans les détails, 150; la troisième, toute première épreuve, seulement Janinet à la pointe, avant toutes lettres, le j>ied et les boucles de cheveux de la femme assise n’existent pas encore, 1500 — Decloux, la première, avant toutes lettres, avant le troisième pied du fauteuil où est la guitare, 1er état, 2045; la seconde, avant toutes lettres, 855; avec la lettre, 440 ; réduite par Chapuy, 150 ; la même, par Partout, 100; la troisième, état Muhlbacher, 1905 — Kinnen, la première, état Decloux, 4550; la
1 A élé gravée en réduction par Chapuy d’après Brion sous le titre La Réponce embarrassante, adjugée vente Decloux 120 francs.
ÉCOLE FRANÇAISE
deuxième, avant toutes lettres, 555; la même, par Partout ', 80; la troisième, état Muhlbacher, marge vierge, 2000 — Pavie, la première, avec la lettre, 390; la seconde, avec la lettre, 450; La Réponse embarrassante et La Comparaison, par Chapuy, les deux, 325 — Gentien, La Comparaison, marge vierge, 4G0; L’Indiscrétion, avant toutes lettres, seulement les noms des artistes à la pointe, 1200 — Concourt, la première marge du cuivre 1er état, 3020; la seconde, m., 500; la troisième, état Muhlbacher, 1500 — Ligaud, L’Aveu difficile, 350; la troisième, 550 — G. J. et G. K., la première, avant le double filet servant d’encadrement, étal non décrit, grande marge, lu seule épreuve connue, condition superbe, 7000i 2 ; la même, en 1er état, 2200; la même, avant toutes lettres, 1620 ; la seconde, avant toutes lettres, 1620 ; la même, encadrée, 950 ; la troisième, avant toutes lettres, 2250 — Patellier, La Comparaison, m., 685 — Vente anonyme du 14 mars 1903, L’Indiscrétion, 3000; La Comparaison, 1550 — Lelong, L'Aveu difficile, 1950; La Comparaison, 1900; L’Indiscrétion, 2500 — Roux, les deux premières, 2870.
La Balançoire mystérieuse — Les Nymphes scrupuleuses (par Vidal) — B 9-42.
Pendants. — 11 faut avoir la première avant le flot et la seconde avant la guirlande ; dans cet état, elles valent de 350 à 400 francs. A la vente Lacroix dans ces conditions elles ont fait 480 francs ; précédemment à la vente Heredia elles n’avaient atteint que 305. — On rencontre quelquefois des épreuves des Nymphes scrupuleuses coloriées.
Le Billet doux (par N. de Launay) — B 1U. — Dans un riche intérieur, une vieille femme assise à gauche près d’une cheminée, est en train de parcourir un cahier de musique, pendant que le jeune homme qui lui adresse la parole, tend la main derrière lui pour recevoir le billet que lui glisse une jeune femme occupée à broder à droite.
Qu’en dit l’abbé (par N. de Launay) — B 51. — Une jolie femme en négligé galant, la gorge demi-nue, assise à sa toilette, se retourne pour regarder une bande de tapisserie qu’on montre à un abbé qui est à gauche. Scène de neuf personnages.
La gouache originale du Billet doux fut vendue le 17 décembre 1900 par Paul Roblin, 5500 francs, elle était parfaitement authentique et mesurait 27 centimètres de hauteur sur 20 de large. — Ces deux pièces se font pendants.
i Gravée eu contre-partie format ovale avec titre anglais The Comparaison et 4 vers, fut publiée à Londres en 1787.
* Elle était dans un cadre ancien Louis XVI en bois sculpté et doré.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ventes : Behague, la première, eau-forte pure, lc>' état, le chat qui dort au pied de la jeune femme n’existe pas, 401 ; la même, avant la lettre, 405 ; la seconde, 1er état, eau-forte pure, avant le changement dans l’expression des personnages, 401 ; la même, avant toutes lettres et avant les armes, 2e état, 400 ; la même, avant la lettre seulement, le titre et les noms des artistes, t. m., 355 — Wasset, la première, 1er état, 2300, avec la lettre, 155 ; la seconde, avec la lettre, 130 — Muhlbacher, la première, eau-forte pure, 460 ; la même, 2e état, t. m., 510 ; la seconde, 1er état, avec quelques griffonis à droite sous le trait carré, représentant des arbrisseaux au bord de l’eau, 920, rarissime ; la même, état d’eau-forte plus avancé, 890 ; la même, 2e état, 980; la même, avec les armes, le titre, les noms des artistes sans autre lettre, 3e état, 550 — Mailand, épreuves avec la lettre, 250 — Decloux, la première, 185 ; la seconde, 3e état, 640 — Destailleur, la première, 1er état, 350; les deux 405 — Kinnen, t. m., 485 — L. Galichon, la première, 360 — Pavie, la première, eau-forte pure, ? ; la seconde, eau-forte avancée, avant toutes lettres et avant les armes, 355 — Goncourt, la première, eau-forte pure, sans le chat, 140 ; la même, 2e état, avec les armes et au-dessus de ces armes dans un nuage le Billet doux en capitales grises, le nom des artistes sans autres lettres, 300; la seconde, eau-forte, 245 — Pichon, 310 — Heredia, les deux, la première est avec la lettre grise, 770 — Ligaud, 215 — Lacroix, la première, remargée au trait carré, 90 ; la seconde, avec graveur du Roi, 4e état, 125 — G. J. et G. K., la première avec la lettre grise, 2e état, la seconde en 4e état, les deux m. vierges, 760 ; la première avec le Billet doux dans le nuage en capitales grises, g. m., dans un superbe cadre ancien, 920 — Patellier. les deux avec la lettre, 290 — Vente anonyme du 14 mars 1903, Le Billet doux, le titre en capitales grises, g. m., 1220.
Le Bosquet d’Amour (par Chapuy) — B 11. — Trois femmes réunies dans un bosquet, l’une est assise par terre ; sur un socle à gauche près d’elles, une statue de l’Amour.
La Promenade au Bois de Vincennes (par Chapuy) — B 50. — Trois jeunes femmes dans un bois, celle qui est à gauche, porte une ombrelle ; un chien gambade près d’elles.
Pièces en couleurs se faisant pendants et extrêmement recherchées *. — A la vente Mulilbacher, l’aquarelle de La Promenade fut adjugée 4750 et celle du Bosquet, 3550, elles provenaient toutes deux de la collection Audouin.
1 Voici, scion nous, comment nous établissons les états du Bosquet d'Amour, dont 2 seulement sont mentionnés par M. Bocher.
1" état : avant toutes lettres.
2‘ état : avec le titre : Le Bosquet d'amour et l’adresse de Gamble et Coipel.
il- état : avec le litre : Les trois Soeurs au l’arc de Saint-Cloud, avant l’adresse chez Constantin. 4’ état : avec ce même titre et l’adresse.
Quant à La Promenade : au 2' état son titre est changé en celui de : Les Grâces parisiennes au Bois de Vincennes.
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Ventes : Roth, sous le titre Les trois Sœurs..., avant l’adresse, 3<- état, 635 ; la seconde en 2e état, t. m., 765 — Muhlbacher, Le Bosquet, avant toutes lettres, 320; la même, le titre changé, t. m. 665; Les Grâces, t. m., 650 — Decloux, Les Grâces, 445 — Destailleur, les deux pièces, Les trois Sœurs, 3« état, 1585 — Pavie, les deux, 1750 — Kinnen, Les trois Sœurs, 4c état, 158 — Baudet, les deux en 2* état, g. m., encadrées, 2510.
La Consolation de l’absence (par N. de Launay) — B 14. — Une jeune femme assise tient de la main droite un médaillon qu’elle contemple ; à droite sur un canapé, une mandoline, et devant elle, un petit bonheur du jour sur lequel une cafetière et une tasse sont posées.
L’Heureux Moment (par N. de Launay) — B 28. — Assise sur un canapé, la gorge demi-nue, une jeune femme se laisse tendrement enlacer la taille par un jeune seigneur à genoux près d’elle. Un petit chien à gauche sur le canapé.
Les Soins mérités (par R. de Launay) — B 60. — Une jeune femme tient sur ses genoux, un petit chien dont elle relève la queue, pendant qu’une vieille servante s’apprête à lui donner un lavement.
Voici les prix sur lesquels on peut généralement tabler pour chacune de ces pièces, suivant états et conditions, bien entendu : La Consolation, de 100 à 700 ; L’Heureux Moment, mêmes prix ; Les Soins, 60 à 250, c’est la moins estimée de beaucoup, tant à cause du sujet que du graveur Robert de Launay qui est très inférieur à son frère Nicolas. — A la vente Muhlbacher, la gouache originale, La Consolation de l’absence, fut adjugée 20000 francs, et celle de L’Heureux Moment, 13200 ; une première pensée de ce sujet attribuée au Maître, aquarelle gouachée fut le même jour adjugée 1120 francs.
Une petite réduction de La Consolation de l’absence sous la rubrique : Th ? happij Resemblance, gravée au pointillé par C. Taylor, fut publiée à Londres en 1786; un exemplaire fut vendu par Danlos en mai 1898.
Le Coucher des Ouvrières en modes (par Dequevauviller) — B 16. — Dix ouvrières dans un dortoir se déshabillent ; les unes lisent, cinq autour d’une table se tirent les cartes, une autre non encore dévêtue, cherche dans un tiroir de commode.
Le Lever des Ouvrières en modes (par le même) — B 36. — Dans une pièce qui reçoit le jour par la droite, neuf ouvrières se lèvent ; à gauche, trois complètement habillées sont près d’un lit où l’une d’elle est encore couchée. Au milieu, deux autres demi-nues
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causent ensemble ; enfin à droite, deux sont assises à une table, pendant qu’une troisième lit une lettre que vient de lui apporter un petit commissionnaire.
L’Ecole de Danse (par le même) — B 22. — Des femmes sont réunies dans une chambre qui reçoit le jour par deux vastes fenêtres qui sont à gauche et entre lesquelles un violoneux est assis sur une table ; à droite, une danseuse esquisse un pas, pendant qu’une autre rajuste sa jarretière, le pied droit posé sur un tabouret.
A la vente Muhlbacher, la gouache originale de L’Ecole de Danse fut adjugée 31500 francs ; à la vente Josse, celle du Lever des Ouvrières en modes atteignit 8900 et celle du Coucher, 4705, toutes deux provenaient de la collection du baron d’Ivry.
Ventes : Behague, Le Lever, avant l’adresse de Bance qui est celle du dernier état, 250 ; Le Coucher, 3e état (?), 209 ; L’Ecole, 1er état, avant la lettre avec le nom des artistes à la pointe, 455 ; Muhlbacher, Le Coucher, avec le titre et les noms des artistes sans aucune lettre, 100 ; Le Lever, eau-forte pure, 190, en 2b état, avant toutes lettres, 340, avec la lettre, 107 ; L’Ecole de Danse, état Behague, 225 — Deeloux, Le Lever et Le Coucher, le titre, le privilège et les noms des artistes sans aucune lettre, marge, 390 ; L’Ecole avec l’adresse du graveur, 87 ; Le Lever, épreuve en bistre réduite, 76 — Destailleur, Le Lever et Le Coucher, état Deeloux, 250, les mêmes avec la lettre, g. m., 185 ; Le Lever, épreuve coloriée au pointillé à la roulette par J. -B. Compagnie, avant la dédicace, 16 — Pavie, Le Lever, par Lecœur, 220 — Concourt, Le Lever et Le Coucher, état Deeloux, t. m., 280 — Heredia, ces deux mêmes avec l’adresse du graveur, 445 — Roux, Le Lever et Le Coucher, avec l’adresse de Dequevauviller, 277.
Le Déjeuner anglais — La Leçon interrompue (par Vidal) — B 17-35.
Ces pièces en couleurs peuvent valoir, les deux avec la lettre, 300 à 400 francs et 600 à 700 avant toutes lettres ; mais tout cela n’est que très approximatif, tant de facteurs venant exercer leur influence, tels que marge, fraîcheur, état, etc...
Le Déjeuner en tête-à-tête — B 18. — Une jeune femme assise sur les genoux d’un jeune homme, a passé son bras droit dans sa chemise entrouverte et l’embrasse sur la bouche.
L’Ouvrière en dentelles — B 45. — Dans un modeste intérieur, un jeune homme assis dans un fauteuil, tient enlacé dans ses bras, une jeune ouvrière qui le regarde les yeux baissés. A gauche, une taille et une porte entrebâillée.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ces petites pièces en couleurs sans nom d’artistes, sont d’une absolue rareté et extrêmement jolies, nous venons de les revoir chez Roblin en épreuves délicieuses.
Ventes : Muhlbacher, remargées, 707 — Ilocquart, avant toutes lettres, 1600 — Aubin, même état, 1715 — Bérend, même état, 1550 — Pavie, 2500 C. J. et G. K., Le Déjeuner, seul, 600 — Roux, Le Déjeuner anglais, en noir, 285 — Leroy, L’Ouvricre en dentelles, 650.
Le Directeur des toilettes (par Voyez aîné) — R 21. — Une jeune femme que sa camériste est en train de coiffer, laisse examiner par un jeune abbé avec son lorgnon une pièce d’étoffe qu’elle a sur les genoux. Trois marchandes à la toilette avec leurs cartons, attendent leur tour.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, 485, avec la lettre, ni., 305 — Michelot, avec la lettre, 126 — Muhlbacher, avant toutes lettres, t. m. 1150 — Hocquart, même état, t. m., 260 — Destailleur, 130.
L’Elève discret (par Janinet) — B 23. — Allongée sur un canapé, les jambes écartées, une jeune femme coiffée d’un chapeau, fait signe de la main gauche à un petit chien qui fait le beau devant elle. Sur le premier plan par terre, un livre ouvert.
Pauvre Minet que ne suis-je à ta place (par Janinet) — B 47. — Une jeune femme assise sur un canapé, tient sur ses genoux, un chat qu’elle caresse ; par terre à gauche, un livre.
Pièces en couleurs absolument surfaites. — La gouache originale de L'Elève discret fut adjugée à la vente Muhlbacher, 2050 francs, nous la retrouvons, croyons-nous, un an plus tard, le 14 juin 1000, à la vente du marquis de B. où on la paya 4900.
Ventes : Muhlbacher, L’Elève, 755 ; Pauvre Minet, 800 — Hocquart, les deux avant toutes lettres, les seules épreuves connues, 1600 — Decloux, épreuves éblouissantes, t. m., 3005 — Josse, épreuves superbes, t. m., 1705.
Haï le joli petit chien (par Janinet) — B 27. — Assise à gauche devant un métier à broder, une jeune femme pousse une exclamation en voyant entrer une de ses amies un petit chien sous le bras.
Le petit Conseil (par Janinet) — B 48. — Assise de profil à gauche à une petite table, une jeune femme écrit, semblant interroger du regard l’amie qui est debout devant elle, les bras croisés.
ÉCOLE FRANÇAISE
Estampes en couleurs médiocres, mais fort recherchées, elles sont payées des prix absolument ridicules quand on les rencontre bien pures — Le 11 mai 1901, Paul Roblin vendit, gravé par Janinet, croit-on, un petit médaillon représentant une jeune femme assise et écrivant — l’une des femmes du Petit conseil — estampe inconnue à MM. Boclier, baron Portalis et Béraldi, elle était avant toutes lettres et mesurait 65 millimètres y compris le double fdet, et fut adjugée 410 francs. — A la vente Muhlbacher, une esquisse, aquarelle et encre de chine de : Ha ! le joli petit Chien, atteignit 400 francs.
Ventes : Behague, la première, t. m., 330; la seconde, g. m., 255 — Muhlbacher, la première, 1180; la seconde, 1160 — Decloux, les deux, 805; S’il m’aime il viendra < et Elle ne s’etait pas trompée 1 2, 190 ; les mêmes en bistre, les mains et les figures seules sont en couleurs, 85 — Bérend, les deux pièces, 920 — Kinnen, les deux, marge vierge, 4505 — Bayard, 601 — Bardin, marge vierge, 3500 — Josse, même condition, 3200 — Pavie, 615 ; S’il m'aime... et Elle ne s’était..., 350 — Gentien, 550 — J. C. et G. K., encadrées, 1200 — Fontenay, la première, 420 — Leroy, Le petit Conseil, toute marge, 1005.
Jamais d’accord (par Denargle 3) — B 32. — Une femme debout à gauche, tient sous son bras, un chat quelle montre à une amie assise de profil à gauche qui tient un chien ; les deux animaux semblent vouloir sauter l’un sur l’autre.
Le Serin chéri (par Denargle) — B 59. — Une jeune femme assise à gauche près d’une cheminée, vient d’ouvrir une cage placée sur une table devant elle, d’où s’est échappé un serin qui s’est allé poser sur la gorge de l’amie qui est debout près d’elle à droite.
Estampes en couleurs se faisant pendants. — A la vente Muhlbacher, la gouache de Jamais d’accord fut adjugée 1580 francs, et celle du Serin chéri, 1550.
Ventes : Behague, la première, 115 — Roth, la seconde, eau-forte pure au trait, 380 — Wasset, épreuves s. m., 250 — Michelot, la première sous le titre La Petite Guerre par Mixelle avec quelques variantes, 121 — Muhlbacher, la première, 300 ; la seconde, 190 — Decloux, 550 — Josse, 805 — Pavie, 1555 — Gentien, 805 — C. J. et G. K., 1150.
La Marchande à la toilette (par Vidal) — B 37. — Au milieu de l’estampe, une jeune femme en négligé du malin est assise presque
1 Réduction en contre-partie ovale du Petit Conseil avec quelques modifications, signée D. V.
2 Pendant de la précédente et réduction de Vous ave r la clef... mais il a trouvé la serrure d'après Borel.
3 Anagramme de Legrand, mauvais graveur de deuxième catégorie, signataire de ces deux pièces ineptes qui néanmoins font de l’argent; on s’est toujours demandé pourquoi?
de face, en train de faire admirer à sa camériste un bijou en forme de poire qu’une marchande debout à droite et de profil à gauche, vient de lui apporter. Sous le fauteuil qui est à gauche, un chien endormi.
La Soubrette confidente (par Vidal) — B 61. — Une jeune femme assise devant sa table, tient dans sa main droite une lettre que vient de lui apporter sans doute une vieille femme debout à gauche ; la servante est penchée sur le dossier du fauteuil derrière sa maîtresse qui s’est retournée pour lui demander un conseil.
Pièces faisant pendants. — Nous avons vu chez Marius Pauline, l’érudit et si distingué marchand d’estampes de la rue Chauchat, dont l’amabilité pour nous est inlassable et chez qui nous avons trouvé maints renseignements curieux consignés dans ce volume — nous avons vu disons-nous — une réduction de la Marchande à la toilette en contre-partie imprimée en couleurs à la poupée, épreuve unique sans doute, sans aucune lettre et qui peut être attribuée à Legrand ; le 24 mars 1900, elle fut adjugée 480 francs.
Ventes : Behague, la première seulement les noms des artistes, 255 ; la deuxième, avant toutes lettres, 2« état, 490 ; la même avant la dédicace, 3e état, 205, avec la lettre, 91 — Roth, la première, eau-forte pure, 490, avec la lettre, 113; la seconde, m. v., 271 — Muhlbacher, hr première, eau-forte, état non décrit dans lequel on lit sous le trait carré à la pointe La Chaussée, 320 ; la même, 2e état avec titre et armes sans autre lettre, 395 ; la deuxième, eau-forte pure, 305 ; la même, 3e état avec le titre avant la dédicace, 205 — Destailleur, la seconde, 150; la première, t. m., 160 — Ivinnen, la seconde en 3c état avec le titre, les armes, les noms des artistes, 255 — Lacroix, les deux pièces, 200 — C. J. et G. K., la première, m. v., 230 ; la seconde, m. v., 260.
On Y va deux (par Benossi) — B 44. — Bras dessus bras dessous, une jeune femme et un jeune homme — ce dernier ayant une canne à la main — se dirigent vers un bosquet où se voit une statue de l’Amour.
Epreuve en couleurs dont il existe aussi des tirages en bistre.
Ventes : Wasset, 105 — Muhlbacher, avec II n’est plus temps', toutes deux avec l’adresse de Joly remplacée plus tard par celle de Bénard, t. m., 980 — Decloux, les deux mêmes pièces sans désignation d’adresse, 150 — Destailleur, On y va, seul, avec la première adresse, 200 — Bayard, la même avec la première adresse, 225 ; avec la seconde adresse, 36 — L. Galichon, les deux avec la première adresse, 285 — Genticn, avec la première adresse, 520 — Pavie, les deux en bistre, 230 — Greppe, avec Pauvre Minet que ne suis-je à ta place, 61.
1 Une jeune femme à l’air désolé, est assise au pied d’une statue de l’Amour, à ses genoux un homme semble lui demander pardon en la saisissant tendrement par le bras gauche.
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Le Restaurant (par Déni) — B 53. — Dans un séduisant intérieur, une jeune femme demi-étendue sur un canapé à gauche, cause tendrement en prenant une tasse de café avec un jeune seigneur qui l’a enlacée de son bras droit ; devant eux, une servante vue de dos à droite, apporte à l’amoureux un réconfortant ! Sur un fauteuil à gauche, son épée est appuyée la pointe en l’air.
Cette estampe rare est en noir, mais il y a aussi des épreuves en couleurs. Elle existe aussi en contre-partie sous la rubrique Le Consommé. La pièce que nous venons de décrire, n’est recherchée qu’en avant tontes lettres avec le titre à la pointe ; elle vaut alors, suivant conservation, de 300 à 500 francs.
Le Retour à la Vertu (chez Vidal) — B 55. — Une jeune femme assise sur son lit, se laisse prendre tendrement la main par un jeune homme à genoux près d’elle, pendant que repentante déjà, elle regarde un buste, celui de son mari, sans doute.
Pièce en couleurs de la dernière rareté, adjugée 160 francs avec toute sa marge à la vente Aubin, et à celle de Ligand, remargée, 145. — Elle n’est pas bien intéressante, sa rareté seule la fait rechercher. — A la vente du comte Jacques de Bryas, l’aquarelle originale atteignit 2050 francs.
Le Colin-Maillard, 1789 (par Lecœur) — B app. 1. — Un jeune couple se dérobe sur la terrasse d’un château, poursuivi par un homme aux yeux bandés qui cherche à le saisir. Au fond de l’estampe, un jet d’eau, et près du couple, un chien sur un banc à gauche.
Pièce en couleurs fort rare qui n’est qu'attribuée à Lavereincc.
Elle existe aussi avec ce titre Le Bandeau favorable.
Ventes: Muhlbacher, eau-forte pure, 190; avant toutes lettres, 520; avec le titre Le Bandeau... 115 — Dubois du Bais, avec ce titre, 246; avec le titre Le Colin-Maillard avant toutes lettres, mais avec les armes, 1255 — Decloux, avec le litre Le Colin-Maillard, avec les armes et la dédicace à Mme la Princesse de Craon, sous la bordure : Gravé par Louis-F. Lesueur ' en 1789, adjugé 2080 — Bayard, la même, avant toutes lettres, mais avec les armes, 1255 — Baudet, avec le titre Le Bandeau..., 360 — Gentien, avant toutes lettres, mais avec les armes, très fraîche, 1250 — Ligaud, remargée, 450 — C. J. et G. K., sans marge, encadrée, 950.
Le joli Chien ou les petits Favoris (par ?) — B app. 4. — Couchée sur le dos et demi-nue, une jeune femme dans un lit tient sur sa jambe un petit chien auquel elle présente une gimblette ;
i C'est indubitablement une erreur du graveur de lettres qui devait écrire Le Cœur.
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à gauche, table de nuit avec un chandelier; par terre, des pantoufles, un livre ouvert ; à droite, un fauteuil sur lequel des vêtements sont jetés, et de ce côté au fond de la pièce, un paravent-.
Pièce en couleur ovale, réminiscence de la Gimblelte de Fragonard, à laquelle on fait dans les venles un honneur qu’elle est, certes, loin de mériter.
Ventes : Behague, avant toutes lettres et avant la réduction en ovale de la planche1, 270 — Muhlbacher, eau-forte pure dans le gofit de Dequevauviller, dans cet état un homme est caché derrière les rideaux regardant la femme, 500; la même, avec la planche ovale au pointillé, 111 ; avant toutes lettres et la planche carrée, il n’y a encore qu'un chien, 1105; autre état, non décrit, avec le titre Les petits Favoris, les noms des artistes Lawreincc pinx, Chapmj sculp. et l’adresse de Joly... il y a alors deux chiens sur le lit, 505 — Dubois du Bais, avant toutes lettres, le titre Les Petits Favoris et un seul chien, 800; la même, en ovale gravé par Bertaud, 100 — Hocquart, état Muhlbacher adjugé 1105 francs, payé ici 580! — Aubin, avec le titre Le joli Chien, pointillé ovale par Legrand, 160 — Kinnen, état Muhlbacher précité, 510 — Baudet, état Dubois du Bais, avec un seul chien, 755 — Josse, avant toutes lettres et avec un seul chien, 1025 — Gentien, même état, 900 — Pavie, 345 — C. J. et G. K., état Josse, 460, épreuve remargée.
Le joli petit Serin 2.
Ventes : Aubin, 200 — Decloux, avec La petite Guerre 3, 500 — Kinnen, les deux mêmes, 700 — Josse, Le joli pelit Serin seul, 905.
Le Financier.
En avril 1897, à la vente de Mme O., cette pièce en couleurs, d’après Lavereince, inconnue jusqu’à ce jour, et gravée dans le goût de Sergent ou de Guyot, fut adjugée 1200.
Nous pourrions encore citer les pièces suivantes, quoique, selon nous, d’un intérêt secondaire : Le Roman dangereux (Helman), B 56, dont la gouache originale fut adjugée, à la vente Muhlbacher, 7200 francs — L’Innocence en danger (Caquet), 31 — Eh ! vite, l’on nous voit, B app. 3, et Si tu voulais, B app. 8, en couleurs, par Le Cœur, rarissime, valant 600 ou 700 francs les deux, elles ne sont qu’attribuées à Laveirence, et enfin cette autre attribution : Non, je ne veux pas voir, gravé par Chapuy, composition ovale de trois figures, adjugée 95 francs à la vente Pavie.
1 Dans cet état les parties de la femme ne sont pas voilées.
! Ne figure pas au catalogue Bocher, n’est qu’attribuée à Lavereince et pourrait bien être gravée par Mixelle. De toute rareté, nous n’avons pu nous la procurer pour la décrire.
3 La même pièce que Jamais d’accord avec quelques variantes.
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LECŒUR (Louis, à Paris, chez)
Une promesse... Aht laissez donc, 1787 — Néant à la Requête, 1788.
Pièces en couleurs assez rares valant, les deux, dans les 300 à 400 francs.
Gare à l’eau. — Sur la droite de l’estampe, on aperçoit deux femmes renversées ; sur l’une d’elles qui a les jambes en l’air et les jupons retroussés, un homme se précipite, pendant qu’une troisième qui est à gauche, saisit un broc pour arroser ce que montre la femme aux jambes en l’air.
Pièce en couleurs de toute rareté valant dans les 250 francs.
LONGrUEIL’ (Joseph de, par)
Les Dons imprudents (P 33). — Près de sa table de toilette, assise de trois quarts à droite, une jeune femme est en train de couper avec des ciseaux une longue mèche de cheveux à un jeune homme à genoux devant elle, elle est aidée dans cette besogne par sa camériste qui est debout à sa gauche ; une large fenêtre à gauche éclaire cette scène.
Le Retour à la Vertu (P 34). — Dans un riche intérieur, sur un lit de repos, un jeune homme est assis près d’une femme qui, la gorge demi-nue et le coude droit appuyé sur un coussin, se lamente.
Pendants en couleurs recherchés, d’après Borel, croit-on. — Il existe aussi des épreuves en noir.
Ventes : Pavie, avant toutes lettres, m., 1005 — Pichon, avant toutes lettres, en noir, 355 — Ligaud, la première, avant toutes lettres, 450; la deuxième, avec la lettre, 365 — C. J. et G. K., les deux, mêmes états et conditions, 1400.
t Consulter le catalogue établi par Panhard. Paris, Morgand et Fatout, 1880,
LEMOINE (d’après)
Mademoiselle D. 1 (par Janinet 1779). — Elle est assise devant sa toilette dont le miroir réflèle son profil. La main gauche appuyée sur la table lient une lettre, l’autre pend le long du corps tenant un bouquet de roses. Le corsage est décolleté avec un fichu de mousseline, et les cheveux relevés sont retenus par des rubans.
Estampe en couleurs que l’on rencontre rarement avec la planche carrée qui l’entoure, on la trouve presque toujours rognée ci l'ovale avec un cadre rapporté. Elle existe aussi en noir ; le dessin original aux crayons noir et de couleurs fut adjugé 7000 francs à la vente Muhlbacher.
Ventes: Behague, avec la planche carrée, 140 — Wassct, avant la lettre et la planche carrée, 250 — Muhlbacher, avec la bordure non découpée, 400 — Michelot, même condition, g. m., 360 — L. Galichon, même condition, 390 — Pavie, avec la bordure découpée et encadrée, 1010 — Goncourt, découpée à l’ovale, 910 — C. J. et G. Iv., découpée à l’ovale et reportée sur un cadre à fond vert où se trouvent imprimées toutes les inscriptions, 3020 — Leroy, découpée à l’ovale, 1000.
LIOTARD J.-E., (d’après)
Mademoiselle Lavergne (par Daullé et Ravenet). — Assise dans une chaise à mi-jambes de trois quarts à gauche, lisant une lettre ; le corsage est en pointe et lacé sur le devant, les manches avec revers de brocard relevées jusqu’au coude ; au cou, un velours où pend une croix.
Belle pièce rare adjugée, vente Didot, 300 — Behague, 251 — Muhlbacher, 130 — Goncourt, 153. — Elle est restée inconnue à Delignières.
MARGENAY DE GUY 5 (Antoine de)
Graveur amateur dont M. L. Morand vient de relever avec soin 71 pièces se décomposant en 31 portraits et 40 sujets divers, dans lesquels les
• Portrait de Rosalie Duthé.
3 Le catalogue de son œuvre vient d’être fait par M. Louis Morand. Paris, Rapilly, 1901 ; tirée à 100 exemplaires, cette intéressante plaquette se raréfiera promptement.
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paysages dominent; 21 morceaux sont d’après lui-même, les 50 autres d’après divers.
Parmi les plus remarquables nous retiendrons :
Comle de Mirabeau (2) — Henri Le Grand (14) — Vicomte de Turenne (33) — Stanislas Auguste, d’après Bacciarelli (29), gravé presque avec la finesse d'un Ficquet, mais d’un métier tout différent, car il se sert de points pour modeler le visage — Le Maréchal de Villars (34), avec quatre paysages sur le même cuivre, très rare — L’Amour fixé, d’après Le Brun, gravé en 1763 (48).
A la vente Guichardot, en 1875, l’œuvre formé sans doute par l’artiste lui-même, fut adjugé 1000 francs et acheté par Destaillcur; à sa vente, en 1895, les 65 pièces plus quelques dessins firent 1200 francs.
MOREAU le jeune' (Jean-Michel, par et d’après)
C’est le merveilleux dessinateur des deuxième et troisième suites du Monument du Costumei 2, dont voici les titres avec le nom des artistes qui les ont gravées et les numéros du catalogue Bocher.
Deuxième Suite
La Déclaration de la Grossesse (Martini) — B 1348.
Les Précautions (Martini) — B 1349.
J'en accepte l'heureux Présage (Trière) — B 1350.
N’ayez pas peur, ma bonne amie (Helman) — B 1351.
C'est un fils, Monsieur (Baquoy) — B 1352.
Les petits Parains (Baquoy, l’eau-forte; Patas, le burin) — B 1353. Les Délices de la Maternité (Helman) — B 1354.
L’Accord parfait (Helman) — B 1355.
Le Rendez-vous pour Marly (C. Guttenberg) — B 1356.
Les Adieux (R. de Launay) — B 1357.
La Rencontre au Bois de Boulogne (H. Guttenberg) — B 1358.
La Dame du Palais de la Reine (Marlini) — B 1359.
i Consulter le catalogue du Maître établi par M. E. Rocher, Paris, Morgand et Fatout, 1882 — ainsi que celui de MM. baron Roger Portalis et Henri Beraldi, Paris, 1879; même libraire.
> Voir Frcudcbcrg, page 825. pour La première suite,
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Troisième Suite
Le Lever (Halbou) — B 13G0.
La petite Toilette (Martini) — B 13G1.
La grande Toilette (Romanet) — B 13G2.
La Course des Chevaux (H. Guttenberg) — B 1363. Le Pari gagné (Camligue) — B 13G4.
La Partie de Whist (Dambrun) — B 1365.
Oui ou non (Thomas) — B 1366.
Le Seigneur chez son Fermier (Delignon) — B 1367. La petite Loge (Palas) — B 1368.
La Sortie de l'Opéra (Malbeste) — B 1369.
Le Souper fin (Helman) — B 1370.
Le Vrai Bonheur (Simonet) — B 1371.
Voici les prix atteints par les dessins originaux de ces suites dans ces dernières années : C’est un fils, Monsieur, 21500 francs, et La petite Toilette, 22500, adjugés tous deux le 22 avril 1899 par le ministère «le M. Paul Chevallier. Un catalogue reproduisait par le procédé Dujardin ces deux merveilles 1 qui furent trouvées chez la Princesse Radziville, à Nantes, par M. Maris, un artiste peintre aussi aimable que fureteur qui, doué d’un flair tout spécial, les signala à M. Ferdinand Jacob, le marchand de curiosités de la rue de Châteaudun, qui les paya 8000 francs les deux; et dire que nous, qui avions réussi à retrouver la trace de presque tous les autres originaux 2, les avions là sous la main, à notre porte... n’est-ce pas le comble de la guigne. Enfin! tant mieux pour Messieurs Maris et Jacob. — Vente Muhlbachcr: Les Délices de la Maternité, 31000 francs; une première pensée de ce dessin, au crayon noir et à la sanguine rehaussé de blanc, 15200; Le Seigneur chez son Fermier, 1900. En mai 1896 nous nous trouvions à Paris chez Morgand qui nous apprit que de Berlin on venait d’envoyer en communication l’original du Rendez-vous pour Marty dont on demandait 22000 francs plus 10 % de commission, le prix fut trouvé trop élevé, et on le retourna; en est-il revenu, nous l’ignorons? Le 20 octobre 1895 nous avons reçu une lettre fort aimable de M. E. Ehlers, professeur à l’Université de Goltingen, nous avisant que le dessin original de La grande Toilette, bistre sous trait de plume signé et daté de 1777, se
* Sépias, d'une conservation exceptionnelle, et supérieures aux Moreau de Berlin.
5 Car à l'heure qu'il est, nous connaissons le nom de tous les possesseurs des 36 dessins originaux qui constituent Le Monument du Costume, à l’exception cependant de ceux de La Promenade du matin de Freudeberg, de La Course de Chenaux et de La Sortie de l’Opéra de Moreau, si toutefois ils existent encore et n'ont pas été anéantis, ce que l’on peut craindre.
trouvait dans sa collection. — On peut dire que, suivant conditions très variables de marges et de fraîcheur, les eaux-fortes de ces deux séries valent — la pièce — 800 à 900 francs ; les avant-lettre, 500 à 600 ; avec privilège, 100 à 180 ; avec la lettre, 40 à 60 ; ce sont-là, bien entendu, des ii peu près exprimés seulement pour donner une idée de l’échelle des cotes. Ayant déjà relaté les prix d’adjudication des trois séries à Freudeberg nous renvoyons à ce Maître.
Le Bal Masqué — B 200 — Le Festin Royal — B 201.
Pendants gravés par le Maître — Le Bal eut lieu le 23 janvier 1872 ; Le Festin, le 21 janvier 1781. — Les deux pièces en avant lettre valent dans les 400 à 500 francs, avec la lettre, 100 à 140. — On peut y joindre les deux pièces suivantes *, elles sont en travers et se font pendants : Arrivée de la Reine à l’Hàtel de Ville (B 202) et Le Feu d’ Artifice (B 203).
Exemple d’humanité donné par Madame la Dauphine, le 16 octobre 1773 (Eau-forte de Marlini, burin de Godefroy) — B 244. — Tèle nue, la Dauphine entourée de seigneurs et de piqueurs à cheval, s’avance pour consoler une pauvre vieille en larmes dont le mari a été blessé par le cerf que l’on chassait; près d’elle, deux enfants et deux femmes. Un valet tient à gauche deux chiens couplés.
En avril 1899, nous vîmes chez Roblin un dessin du Maître d’une toute autre interprétation ; il était à la plume, relevé de gouache et de lavis sur papier blanc ; il fut vendu 1500 francs.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, 200 ; avec la lettre, 105 — Wasset, eau-forte pure, 185 — Maherault, avant toutes lettres, 260 — Muhlbacher, eau-forte avec une note du Maître manuscrite, 205 — Destailleur, avant la lettre, 350 — Bayard, eau-forte, 250 ; avant la lettre, mais avec les armes, 5^ état, 325 — Goncourt, avec la lettre, g. m., 50.
A noter encore : Couronnement de Voltaire (par Gaucher) - B 260 — La Cinquantaine, 1771 (par le Maître) - B 240 — vente Goncourt, 285. — La Revue du Roi à la plaine des Sablons, dont le dessin original, encre de chine sur trait de plume, fut adjugé 29000 francs à M. Chauchard à la vente de Goncourt.
MOUCHET (F., d’après)
Les Chagrins de l’Enfance (par Lecœur). — Dans un intérieur, une femme à gauche, de profil à droite, une guitare dans la main
i Les dessins originaux île ces deux pièces et des deux précédentes, appartiennent à M. Delaroclic-Vcrnet, ils ont figuré à l’Exposition de Marie-Antoinette et son temps qui eut lieu à la galerie Sedelmeyer en 1894.
ÉCOLE FHANÇAISE
gauche, lève le bras droit' à la vue d’un petit serin envolé d’une cage placée sur une table ; une fillette près d’elle, lève aussi les bras au ciel. A droite, dans le coin de l’estampe par terre, les poupées de l’enfant.
Pièce en couleurs assez recherchée, quoique très médiocre. — En mars 189G, Marins Paulme nous en montra une curieuse épreuve avant le trait carré, avant le fleuron, et autres particularités dans les couleurs et dans la direction de l’oiseau envolé ; il l’avait trouvée à Paris chez un marchand.
Ventes : Behague, avec la lettre, 58 — Decloux, avant la dédicace et les armoiries changées, 171 — Kinnen, avant la dédicace, avec un croquis de paysage et une cage comme armoiries, 110; avant la dédicace et avec les armoiries de la duchesse de Bourbon, 150 — Wogram, même état, 260 — Ligaud, 2° état, avec la dédicace et les armoiries remplaçant le fleuron primitif, m., 680 — G. J, et G. K., 1er tirage, avec la dédicace à la duchesse de Bourbon et avant que ses armoiries aient été remplacées par un tleuron, m., 840.