MES DERNIERS JOURS AU NATAL
sourire de jeune fille; à perte de vue, ce sont des collines et des vallées pleines de verdure et de soleil, avec des cultures d'aaanas, de cannes à sucrCj de bananiers, do caféiers. Nous sommes on hiver, et cependant les orancfers et les citronniers Sont chargés de leurs fruits d'or. Un vrai jardin des Hespérides ! Et à cliaquo station, à l'ombre des lauriers roses, dos coulies aux costumes multicolores, et de pittoresques groupes d'hommes et do femmes indigènes, vêtus tout simplement do colliers cl de ceintures de perles. J'achète à une Indienne, pour six sous, un ananas et une douzaine de bananos. Les oranges coûtent quatre sous te cent I
J'arrive enfin à Pinetown, ainsi nommée en l'honneur d'un gouverneur de la colonie qui s'appelait Fine. Comme le village est entouré do cultures d'ananas (pine-apple), on peut traduire aussi « la ville des ananas ». J'avise, tout près de lagaro, l'Impérial Hôtel, mais on refuse de m'y recevoir, parce qu'il n'y a plus déplace, No room, sir ! De là on m'envoie à une pension, et ici encore, no room, sir! Je retourne assez penaud à la gare, avec l'intention de regagner Uurban, quand le chef de station m'apprend qu'il y a un excellent hùlel à Northdene, la station prochaine. J'ai trouvé là, en elfet, à trois quarts d'heure de Durban, un hfjtel-villa, situé dans un parc séculaire, où de grands eucalyptus, de nobles magnolias et des lauriers-camphriers dis-