‹ À travers l'AlsaceChapitre 2 sur 36 · AU DOCTEUR BUCHER · texte numérisé non relu

AU DOCTEUR BUCHER

Je n'avais fait que traverser l'Alsace pourjeter, en passant, un coup d'oeil sur la cathédrale de Strasbourg et sur le musée de Golmar. Une sorte d'appréhension m'avait toujours c Jipêché de m'y arrêter. Les Allemands ne i -saient d'annoncer que leur conquête était définitivement germanisée, et certains Français, après un bref séjour au delà des Vosges, nous donnaient la même nouvelle. Je redoutais l'amère tristesse d'un pareil spectacle. 11 est douloureux de se sentir à l'étranger sur une terre qui fut française, plus douloureux encore de rencontrer des étrangers dans les fils de ceux qui furent des Français. Mais, un jour, les Oberlé de M. René Bazin nous apportèrent l'assurance que l'annexion morale n'était pas encore accomplie, que la jeunesse alsacienne

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