II AYANT-PROPOS
restait fidèle au souvenir de l'ancienne patrie. Dès lors je me promis de connaître l'Alsace. Ce fut la Société industrielle de Mulhouse qui m'en fournit l'occasion, nVayant invité à faire une conférence chez elle. Sous sa caution, je trouvai des Alsaciens prêts à me guider et à m'éviter les illusions et les méprises auxquelles on est exposé dans un pays où tout est compliqué et embrouillé par la diversité des religions, des partis et des intérêts.
Depuis 1903, j'ai, à maintes reprises, voyagé en Alsace, et chaque fois, j'ai publié les notes que j'avais prises au hasard de mes promenades. Je les reproduis aujourd'hui dans la forme et dans l'ordre même où elles ont paru. Je ne pouvais songer à en composer une description de l'Alsace : elle eût présenté trop de lacunes. Puis j'ai pensé que le lecteur me suivrait plus volontiers si je le traitais comme un compagnon de route et l'associais à mes émotions et à mes découvertes.
Je prie les Alsaciens qui furent mes guides et qui devinrent mes amis, de trouver ici l'expression de ma profonde gratitude. Ce sont ceux qui m'ont révélé les richesses de