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CHAPITRE XXVIII

La ville actuelle, -- Les chansons canadiennes. -- Invitation originale. -- La noblesse au Canada. -- Patriotitme canadien.

Mais j'abandonne le passé pour parler de ce que je vois. Québec est bien le type de la vieille ville française. Conncissez-vous Brest? Eh bien! il y a une ressemblance frappante entre les deux villes. Les maisons y sont noires, construites en pierre de rocher. Dans certains quartiers les rues sont étroites et la lumière n’y pénètre que diflicilement. Bâti sur le flanc d’une montagne, Québec n'est qu'un sujet à montées et à descentes. C’est peut-être fort original, mais que c'est fatiguant! Il y a pourtant quelques jolies rues placées sur le point culminant et c’est là où les magasins élégants, les offices d'avocats, les bureaux des banquiers se sont installés. Les monuments sont nombreux, et, parmi les anciens, l’on remarque le Palais de Justice et la maison des fous, deux immeubles dont la destination répond aux besoins d’une nation civilisée, Plus encore qu'aux

Etats-Unis, les « Zunalice Asylum » sont nécessaires au Canada, Le nombre des aliénés, qui est loin d'être en rapport avec sa population, présente une

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étrange anomalie. Chaque grande ville possède une maison de fous, qui est toujours remplie de pensionnaires. À quoi attribuer cette abondance de dérangements mentaux ? Le pays est sain; les s0ciétés de tempérance sont assez puissantes pour empêcher l'a/coolisme de se glisser dans les masses; faut-il donc croire ce que me disait le directeur de l'asile de Kingston, que les deux tiers de ses administrés étaient des fous par amour! Le Canada ne serait-il donc que l’ancienne île de Cythère ?

Continuant mes investigations, je trouve, à micôte, une charmante promenade, qui domine le Saint-Laurent et permet au regard de contempler, dans son ensemble, le grandiose panorama qui s'étend de la ville jusqu'aux Laurentides, Vers le milieu de la plaine, se dessine le village de Beauport, pittoresquement assis sur la rive de la baic. Plus loin, c'est la chute de Montmorency, qui s'élance de quarante pieds plus haut que le Niagara, mais qui n'a, dans la comparaison, que cette seule supériorité, Quoique heaucoup plus modeste que sa rivale, la vue de <°‘*e chute est délicieuse. En tombant, la nappe se divise en filets, ea nuages, en perles. Puis au milieu de la baie, s'avance, comme la poupe d'un immense navire, l'ile d'Oriéans, longue de douze lieues, large de trois, et qui compte quelques milliers d'habitants,

Autou: de Québec, l'aspect des campagnes est des

plus riches, — tout est verdure. Dans le pli des vallons, paissent des vaches, et sur le flanc des montagnes, des troupeaux de moutons viennent parsemer de points blancs l’aridité rocailleuse, — La rivière Saint-Charles serpente dans le fond de la plaine.

La splendide beauté de la vue, le calme et l’harmonie qui président dans ses détails, sont dignes de soulever l'admiration de celui qui aime la nature et les larges horizons. Tout se trouve dans ce tableau : le fleuve immense roulant silencieusement ses eau: entre des côtes inaccessibles, couvertes d'une sombre couronne de sapins, des altières montagnes dont les pics viennent se refléter dans l’azur du ciel, les champs avec leur féconde végétation et la rivière babillarde qui déroule ses anneaux, comme une frange d'argent aux pieds d’une sombre toilette. Pour moi, cette promenade est le plus beau monument de Québec! Mais il faut reconnaitre que la main de l'homme produit aussi des choses remarquables. Maintenant que me voici dans la athédrale catholique, je dois louer sans réserve sa vaste et sévère construction. L'intérieur peut contenir un nombre énorme de fidèles, et comme à Montréal, une tribune fait le tour de l'église. L’orgue est très-beau, et l’organiste M. Gagnon, est un artiste d’un véritable talent, Ne se contentant pas d’être excellent organiste et membre du Conseil municipal de Québec, M, Gegnon a voulu prouver à ses con-

mer ière ine.

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citoyens, qu'à l’occasion il pouvait devenir archéologue musical d’une grande valeur. Dans ces dernières années il a recueilli toutes les chansons populaires du Canada, et les a fait paraitre en un volume. Cela n’a l'air de rien, mais pour quiconque connait le Canada, cette compilation n'était rien moins qu'une œuvre de géant. Souvent pour noter, recueillir une chanson qui n'était connue que par les habitants de certaines parties du pays, M. Gagnon était obligé de faire cinquante lieues à cheval. J'ai été assez heureux pour entendre une grande partie, de ces chansons, et je suis obligé de dire qu’elles me causèrent une grande impression. La couleur naïve de la musique s’harmonisant parfaitement avec le vieux français du temps de Henri IV et de Louis XII, formait un tout particulier, dont je n'avais nulle idée. Bien souvent, en France, je me rappelle avoir prêté l'oreille au chant d’un paysan courbé sur sa charrue, ou revenant par les routes à la tombée du jour, mais je n'entendis jamais rien qui vint répondre à mon désir d'imprévu et d’inentendu.

Ces chants étaient pour la plupart des refrains grivois ou des cantiques de composition modernes. Mais, au Canada, les traditions se sont mieux conser-

vées, et encore dans le {on grégorien, avec une mesure fantaisiste, le berger chante ces vieux airs, comme il les entendit chanter à son père, en les

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entrecoupant de points d’arrèts qui lui servent à attendre l'écho et à remplir d'air ses poumons. Ces chansons se sont donc perpétuées pures de tout alliage, car les laboureurs, perdus dans les montagnes ou dans l'épaisseur des forêts, ignorent encore que la note sensible a été découverte, et que le ton grégorien est à jamais relégué dans les églises. En entendant cette musique au caractère primitif, je croyais être transporté deux ou trois siècles en arrière. À travers les notes souvent tristes de ces airs, il me semblait voir le paysan harassé de travail sur la terre de son seigneur, cherchant dans ces chansons une consolation pour ses peines, un regain de force pour pouvoir compléter la redevance féodale, Dans beaucoup de ces naïves mélodies, il y a des poèmes de souffrance et de misère, Quelques-unes sont d’une allure gaie, et je ne puis résister au désir

de donner quelques couplets de la plus populaire peut-être :

Derrière chez nous, ya-t-un étang, En roulant ma boule, Trois beaux canards s’en vont baignant, Rouli, roulant, ma boule roulant, En roulant ma boule.

Le fils du roi s'en va chassant, En roulant ma boule, Avec son grand fusil d'argent, Rouli, roulant, ma boule roulant.

En roulant ma houle,

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Visa le noir, tua le blanc, En roulant ma boule, O fils du roi, tu es méchant, Rouli, roulant, ma boule roulant, En roulant ma boule.

D'avoir tué mon canard blanc, En roulant ma boule, Par dessous l'aile il perd son sang, Rouli, roulant, ma boule roulant, En roulant ma boule.

Je passe les quinze autres couplets. Tout le monde fait chorus, quand arrive le refrain, Il y a aussi la chanson politique. Des maitresses de Louis XIV et de Louis XV y sont célébrées sur des paroles qui méritèrent certainement aux auteurs une bonne lettre de cachet pour la Bastille.

Puis des Noëls, ces chants de l'enfance, qui s’entendent près d’un berceau ou sur les marches sacrées du temple. Ces chants qui ont précédés les rondes et toutes les guignolées, les refrains de digue dondaine ou de lalira accompagnent des poésies primitives et portent encore plus que les autres cette marque de la notation musicale religieuse. Cela tient le milieu entre le cantique et la légende.

M. Michelet a dit des Noëls populaires: « IL y avait alors dans l'Eglise un merveilleux génie dramatique, plein de hardiesse et de bonhomie, souvent empreint d'une puérilité touchante..….

Elle (lEglise), quelquefois, se faisait petite; la

grande, la docte, l’éternelle ; elle bégayait avec son enfant, elle lui traduisait l’ineffable, en puériles légendes, » — D'ailleurs, le vieux français n'existe pas que dans les chansons, et à l'heure qu'il est, la plupart des Canadiens parlent encore un français que Malherbe ne désavouerait point. Beaucoup de mots appartenant aux patois normand, breton, picard ou angevin, ont acquis droit de cité dans la conversation et il n’est pas rare d’entendre parler dans la meilleure société, un langage qui serait en partie incompréhensible pour un Parisien de nos jours. Je me souviens que quand, à la sortie de la cathédrale, nous fümes présentés à la femme du ministre de...….., voici la conversation qui s’ensuivit entre nous et cette dame :

— Monsieur et madame, nous ferez vous l’honneur de passer la journée à la maison ? Nous aurons toujours un verre de vin à vous offrir, tout-à-l’heure, J'irai vous quérir (prononcez qu'ri).

— Nous acceptons, chère madame, avec le plus grand plaisir.

— Et puis, reprit-elle, nous aurons des amusements; le Ministre de l'instruction publique nous lira son dernier rapport aux Chambres, sur la question des écoles libres, tout-à-l'heure nous chanterons des rondes canadiennes; dans l'après-midi je ferai mettre mes deux bidets à la carriole et nous nous

cmbarquerons pour visiter les environs.

mnt om qe et etes ——.——

— Merci, madame, pour toutes vos amabilités.

— C'est convenu, c'est convenu, je vous espérerai (attendrai) à une heure.

— Nous n’y manquerons pas.

— Mais je vous quitte, car voilà ma folle qui devale (ma famille qui s’en va), bien le bonjour.

— Au revoir, madame.

Et c’est ainsi que la femme du ministre de... nous quitla.

Nous n'eûmes garde de manquer à l'invitation et il faut reconnaitre que nous fümes reçus avec une vraie cordialité. Le verre de vin, mélangé de fruits, de sucre cet de glace, composait une boisson d’un goût exquis, les deux bidets étaient deux magnifiques bètes, et la carriole possédait, ma foi, des ressorts d’une grande élasticité.

Le primitif, comme on le voit, n'existait que dans le langage. Je rencontrai, dans cette maison, un certain nombre d’Anglais qui ne prirent qu'une part très-silencieuse à la causerie. Et comme je m’étonnais de ce mutisme près d'un Canadien-Français, il me fit comprendre, en quelques paroles, qu'il était convenu que dans toutes les réceptions qui auraient lieu à Québec, il ne serait parlé que le français.

C'est une manière, ajouta d'une manière narquoise mon interlocuteur, d’obliger nos ennemis à apprendre notre langue, Quelques-uns des assistants portaient

des noms de notre vicille aristocratie, et je ne fus

pas peu surpris, d'entendre annoncer : MM, de Montmagny, de Salles, de Laterrière, d'Iberville, Cartier, ete, Mais cette abondance de particules finit par ne plus m'étonner quand les jours suivants, en flânant dans Québec, je lus des enseignes ainsi conçues : Comte de l'Epinay, épicier, Vicomte de Beaujeu, quincaillier. Le curé de la Pointe-Levis, petite commune située en face de Québec, était un comte de Gaspé, et le conducteur de l’omnibus de l'hôtel que j'habitais, un chevalier de la Galissonnière. Le droit d’ainesse, si longtemps en vigueur au Canada, avait créé, pour ces cadets de famille, ces singulières positions.

Poussé par la curiosité, j'entrai chez l'épicier. Un homme d’une trentaine d'années, était assis derrière le comptoir. Sa physionomie, fine et distinguée, me frappa. Le teint était mat, la barbe noire, en éventail, faisait penser à la fraise, et la carrure robuste,

les épaules larges de l’homme demandaient la cui-

rasse çt da lourde épée. Une fois dans le magasin, je ne sus plus au juste ce que j'y étais venu faire; songez donc, demander des clous de girofle ou un bocal de cornichons à un homme qui descendait des croisés! Cela m'épouvantait, Je crus être adroit en lui disant: Etes-vous le comte de l'Epinay? Oui, monsieur, me fut-il répondu. Et comme je contiuuais à coutempler, avec admiration, ce type mâle et franc de notre ancienne noblesse, l'épicier, com-

prenant mon silence, me dit : Vous êtes surpris, n'est-il pas vrai, monsieur, de trouver un de l’Epinay dans l'officine d’un grocer? (épicier), Ah! si vous alliez à quelques lieues d'ici vous verriez la seigneurie de mon cousin-germain. Il était de la branche ainée, lui, et moi, pauvre cadet, je vends des pruneaux. J'allais lui répondre en paraphrasant le dicton: qu'il ny a pas de sots métiers, ete... Mais il m'arrêta d’un geste. Oh! ne eroyez pas que je sois malheureux de ma position, je n'ai jamais vu d’autres pays que le mien, mon père y est né et y est mort, je ferai de même, On m'a souvent dit

qu'en France, ma famille était riche et puissante, mais pourquoi irais-je ennuyer des gens qui ignorent mème que j'existe ? Que ferait parmi eux un pauvre épicier? Je compris ces paroles, et comme une pra-

tique entrait, j'en profitai pour me retirer. Ma visite n'avait pas été vaine, car, plus heureux que Diogène, je venais de trouver un philosophe.

Il était écrit que je trouverais bien des choses à Québec, car, en plus du philosophe, je rencontrai un public très enthousiaste. Nous étions Français, et de France encore; cette qualité devait nous assurer le plus sympathique accueil. Il y eut bien quelques critiques de La part des campagnards, qui furent un peu vexés de ne pas comprendre les os neufs, que ces dames prononcaient en récitant ou en chantant leurs morceaux. Ce n’est pas du fran-

cais! disaient-ils. Hormis cela, notre succès fut très-grand. À notre première soirée, il y eut du bruit, Chacun sait — ou personne n'ignore — qu’il est de mode, dans les pays anglais, de terminer tous les concerts par le chant national « God save the Queen (Dieu sauve la Reine) ».

Selon mes habitudes, je me préparais à jouer l'air susdit, quand, dans la salle, des voix me crièrent la Marseillaise ! J'hésite, les cris redoublent, Pouvais-je balancer davantage ? J'attaque done la Marseillaise, au grand désappointement des Anglais, qui sortent de leurs loges en fermant les portes avec fracas. II n'en fallait pas plus pour faire monter l'enthousiasme à son comble, C'était un spectacle émouvant de voir tous ces Français chanter les larmes dans les yeux ce magnifique hymne. Ce n’était plus les hurlements de ces hommes de désordre qui pendant les révolutions, ivres de vin, braillent cet air d’une voix avinée ou cassée; c'était le cri de liberté sortant de la poitrine de véritables patriotes, d'hommes honnêtes. La guerre, avec ses dévastations et ses ruines, était commencée depuis quelques semaines. Les Allemands étaient en France et Sedan avaient eu lieu !

Va patrie était en danger, et pour ces àmes françaises, attachées à un rivage lointain, chanter la Marseillaise, c'était une prière, un cri d'espérance et

de consolation. Quelle souffrance pour ces Cana-

diens, de ne pouvoir, en masse, se joindre à la défense commune !

Les premières défaites leur parurent des mensonges, et le peuple de Québec lacérant les dépèches anglaises collées sur les murs, ne voulut pas croire à de pareils malheurs. Quand il ne fut plus possible de douter, il y eut alors, dans toute la population, un élan de patriotisme, qui produisit des volontaires et des souscriptions pour les équiper et les armer, Les chasseurs de fourrures sortaient de leurs solitudes, et sans cris, avec le calme et la simplicité qui doivent présider à l'accomplissement d'un devoir, s’embarquaient, n’emportant pour tout bagage que leur bonne carabine, fidèle compagnonne, et la poire à poudre, terrible engin ! Qu'était-ce que la mort pour de. pareils hommes”? Pour quelques dollars ne l’affrontaient-ils pas tous les jours dans leurs luttes avec l'ours gris? Et il s'agissait de la patrie! Le lourd Germain aurait-il donc un cœur assez dur pour que leurs balles à pointes d'acier ne püssent le traverser ? O plaines de Peaugency, gardez les dépouilles de la légion Canadienne ! Et toi, laboureur, si un jour le soc de ta charrue fait sortir de terre un de ces ossements de héros, conserve-le comme une relique, dont la vertu saura inspirer à tes enfants le sacrifice à la patrie, sa délivrance du joug ennemi :

Je m'arrête, heureux de pouvoir terminer ce

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livre, par une parole d'admiration, pour les Cana diens, Mes sympathies leur sont acquises, car nous fumes reçus dans ce pays non comme des artistes, en passage, mais comme des frères. D'autres plus autorisés que moi, parleront en termes plus littéraires ou scientifiques des beautés et des richesses du Canada; sa nature sera mieux chantée, sa géologie plus étudiée, Mais personne ne conservera dans le cœur, des sentiments plus amicaux à l'égard des Canadiens-Français, personne n'emportera de son séjour parmi eux de meilleures impressions, de plus

agréables souvenirs.

Avant de terminer, et pour résumer la situation actuelle du Canada, je dirai que le pays est dans uue époque de trausilion qui se fait sans secousse,

il est vrai, mais qui conduit à un avenir que personne ne peut encore définir. L'heure est aux grandes entreprises, et il semble qu'une ère nouvelle succède au malaise presque général qui s'est fait sentir si longtemps. A en juger par les apparences, l'Angleterre abandonnera sa colonie, et lui laissera son indépendance d'action. Le Canada, avec ses ressources innombrables, saura-t-il alors supporter les lourdes charges qui incombent ordinairement aux pays indépendants ? Tout dépendra de la direction qui sera donnée à l'exploitation de ses richesses, Avec une bonne gestion, le pays doit conserver son autonomie, mais si l'on admet que des complications

politiques susceptibles d’entraver le développement de sa prospérité peuvent surgir de ce nouvel état de choses, il y a tout lieu de croire que le Canada préfèrera se rallier au système fédératif des Etats- Unis, que de tomber dans une véritable anarchie.

Et maintenant, lecteurs qui avez bien voulu me suivre à travers l'Amérique, mettant en cela une bonne volonté qui m'étonne, autant qu'elle vous honore, merci à vous d'avoir donné cette preuve de courage à un auteur dont la seule crainte, pendant le cours de son travail, fut d'être obligé de relire ce que sa plume inexpérimentée avait pu tracer sur le papier,

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