DIS
pour la Poste, qu'on nous avait beaucou#
vantée, C'est l’éternel immense mon u men! ben
sans style, toujours en pierre grise et ma sf fois
les elevaled,
“sade, qui abonde dans le pays. Comme à
levés à UNE ntréal, nous apercevons une foule de
« petits casiers numérotés à l'usage des com-
Mmerçants. Nous trouvons plus commode chez
aasons, Cons de nous faire apporter nos lettres à
$ CM MP omicile, mais ici, ou bien l’organisation du
s demi-heu-jé
fe
ervice est défectueuse, ou bien les négo-
iants, connaissant les heures des courriers,ne
outenus PE crdent pas de temps à attendre et trouvent
1 act ‘ + le bois, CS usage plus pratique, puisque dans toutes
Qui PASSER, villes du Canada ou des États-Unis nous
. \* ; amions. Sil- avons vu suivre les mêmes errements.
arretiers; 11 Nous espérions tous trouver, poste resela forme uk
semble fort Mnvoyer; nous nous sommes présentés à un
laute, Les lettres qu’on avait promis de nous
s au mile ichot spécial; nous avons adressé nos ré—
L] 4 on véritabamations à un employé qui parle framçais,
vec nos cartes de visite à l'appui: il nous
aturellementg qi qu'il n’y avait rien à notre nom. (hwatre
ait beaucoup; nous avons renouvelé cette tentative
je MONUME Bendant notre séjour à New-York, quatr
» A «PR FA JR A !
rise et MAS On nous a fait la même réponse. Pourtant,
depuis que nous sommes de retour à Paris M
nous savons pertinemment qu’on nous à écrit, Que sont devenues nos lettres? Je l'ignor
mais je suis autorisé à en conclure que
Fe
service esttrès mal fait.
Maintenant parlons un peu des hôtels e finissons-en d’un coup avec la tradition def fameux hôtels américains, à côté desquekfi dit-on, les nôtres sont des enfantillages. Où
nous en avait fait de si pompeux récits qu
nous nous attendions à des merveilles dd
splendeur, de commodité et d’étendue. Or, ik est bien vrai qu'ils sont grands, :Mais il$
ne sont tout bonnement que d'immenses È casernes. ÉS .
Le goût avec lequel ils sont décorés fai | réellement hausser les épaules de pitié. Lei
Lincrusta-Walton, les pâtes, les composition {
les plus étranges, le napier le plus ordinaire en font tous les fra. Rassurez-vous donc provinciaux et Parisiens : aucun de ces hôtelsh
je vous le garantis, n’approche du Grands
our à Paris
nous à écrit
.Je l’ignore,
lure que le
les hôtels « tradition del
té desqueke
ntillages. Où ux récits qu erveilles df endue. Or, !
ds, ais pi.
d'immense}
décorés fai.
le pitié. LM composition IS ordinaire Vous donch e ces hôtels
, du Gran à
Hôtel, du Continental, ni mème de l'Hôtel du Louvre, quoique le magasin de nouveautés quis’en est emparé l'ait réduit à presque rien. Et je ne fais pas même d'exception pour l’Hôtet Windsor, de Moniréal, qui est pourtant celui qui se rapproche le plus des nôtres.
En revanche, dans les hôtels américains, on fait une bien plus large part que chez nous à tout ce qui est uile et pratique, à tout ce qui facilite la vie, la rapidité des commu nications et des transactions commerciales.
Salles à manger, salles de lunch, coiffeur,
bureau de tabac, bars, salons de lecture, | salons de correspondance, salons de conver-
sation, vestibules énormes, bureau de poste, bureau télégraphique, téléphone, billets pour toutes les directions en chemin de fer ou en bateau, vous avez tout sous la main sans quitter l'hôtel; vous prenez votre billet pour Paris, pour Londres, pour Saint-Pétersbourg pour... le bout du monde, si vous voulez.
Nous n’en sommes pas encore là, il faut bien 10,
en convenir. C’est donc bien difficile à réaliser?
Avouons aussi que New-York estadmirablement percée, que la circulation y est facile et qu'à moins de ne pas savoir lire, il est impossible, même à un étranger, de ne pas retrouver son chemin le plus aisément k du monde et sans être obligé de recourir à À personne.
En effet, la ville, à partir du confluent de F R
l’'Hudson et de l’Est-River, forme une sorte !38
de triangle, à la pointe duquel toutes les | avenues sont perpendiculaires et toutes les à
rues sont transversales, dans la direction: de À
l'Est à l'Ouest. Or ni les rues ni les avenues M ne portent de nom; elles se succèdent par numéros. Si done, vous habitez, par exemple, É la o° avenue, dans le pâté de maisons compris 4 entre la 23° et la 24° rue, vous n'avez qu'à { suivre la rue ou l'avenue dans laquelle vous 4 ètes engagé, jusqu'à ce que vous trouviez, M soit votre 5° avenue, soit votre 23° rue, et, M
cile à réa- Mcomme à chaque bec de gaz qui forme l’angle
le croisement de toutes les voies, ces numé-
est admira-
os sont écrits très lisiblement Le jour et la
tion y est Mpuit, vous arrivez presque malgré vous à
voir lire, il endroit que vous habitez.
ger, de ne Les rues sont larges, les avenues sont
s aisément Bibrandes, les trottoirs sont beaux (quand
recourir à fils sont en bon état), je l'ai déjà dit, et,
“halgré cela, New-York est une ville maus-
confluent de Made et triste, par cette raison qu’elle a trop (Li)
le une sorte MiBmprunté aux Anglais et que, aux environs
toutes les Me Broodway, par exemple, elle ressemble aux
toutes les Meaux quartiers de Londres d’une façon cala-
“hiteuse. La manière de vivre des Améri-
Airection:. de
les avenues Mains est en outre absolument anglaise, de
orte que, le soir, en dépit des aveuglants
cèdent par M
ar exemple, Mfayons de lumière électrique qui l’inondent,
ns compris MNew-Vork reste toujours une ville sombre |
nl morte.
CSST
n'avez qu'à #
UE
quelle vous M Pas un magasin n'est ouvert aussitôt que
s trouviez, Ma nuit arrive, pas une autre lueur que celle |
3° rue, et, les becs de gaz n'illumine la façade téné-
breuse des gigantesques maisons de sixk huit et dix étages, construites en briques ok en pierre grise, qui dessinent sur la brum:d du ciel terne leurs lourdes et massivul silhouettes.
Et ce ne sont pas les innombrables églises qu’on rencontre tous les cent pas qui éclail rent cette obscurité lugubre, qui réveiller ce silence glacial. Elles aussi, ne sont, hélasl que des masses de pierre superposées, val riant du plein cintre au gothique de Waltell Scott, et dont aucune sculpture n’adoucit lei angles aigus ou n’accompagne les flèche} rigides. ol Non, ne cherchez pas l'art ici, vous ne Il trouverez nulle part. C’est bien assez d’avoil entassé tant de pierres! S'il avait fallu 1 sculpter, on y travaillerait encore et ce sera du temps perdu. Time is money, c’est ici!
refrain que le moindre objet crie à vos oreilles Dans ce tas de maisons anglaises, confork
mément retranchées derrière des petite