‹ A travers l'Atlantique [microforme]Chapitre 2 sur 30 · É » NO · texte numérisé non relu

É » NO

Le $ P!

In Ir

dont il nous est impossible de lire le non Vers midi le temps s’éclaircit. A tribo nous distinguons assez nettement les cüti

d'Angleterre; à 2 heures nous passons ire 1

Fa

vue du cap Lizard, laissant à bäbord 8 Wolf Roch (le loup).

Le vent est revenu au N.-0., accompag

Vent e. Î]

d’une petite houle, qui commence à gè légèrement nos deux compagnes de voya

À 5 heures, nous apercevons Scilly, uê île ravissante à ce qu’il paraît, qui est le LB de promenade, et le port de relàche

anglais séjournant ordinairement à Cow

Hélas ! ce n’est pas sans un certain ser ment de cœur que nous voyons cette ile di paraître peu à peu à l'horizon. C’est la dell nière terre d'Europe qu'il nous sera per de saluer avant longtemps. Nous voilà dk l'Océan pour... combien de jours ? Et quellk

surprises nous réserve-t-1l ?

Au moment où la nuit commence à to

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nous croisons d'abord un trois-màts

&, puis un cuirassé anglais, qui prend emment la Nubienne pour un aviso de re français — ce qui nous est arrivé rent du reste l'hiver dernier en Méditer-

lée. [1 nous salue et brûle sur son arrière

feux dont nous ne comprenons pas le

, s'ils en ont réellemeit un.

Dus passons, la nuit vient. Plus rien r de nous ni devant nous que l’immenet les 3.000 milles que nous avons à tra-

èr pour atteindre le détroit de Belle-Ile

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ut CLANETTUN TRUE 2-60 NEREeES

Jeudi, 12 jui ;

Nous faisons route vers le N.-0.

avions encore des chances d’apercevom

matin, et de fort loin, la côte d'Irlande:

heureusement le ciel, aui s'était éclaike

veille, au coucher du soleil, est rede

couvert, gris et triste. Nous avons regarder, nous ne distinguons pas l'Ii

Plus on va, plus la houle qui nous à du large s’accentue et prend des propor inquiétantes pour le cœur de nos deux M

! : j pagnes de voyage. Nous tanguons su | lames longues et profondes, au miliei

rares éclaircies que le soleil avare du

nous envoyer.

À 11 heures, nous rencontrons un pilote

plais (ces pilotes ne doutent de rien). C’est

côtre de 80 tonneaux environ; il se

me Colombine-Cork. Nous hissons notre

UE PUR Ton ot les lettres de la Nubienne. Peute le bateau signalera-t-il notre passage de son retour en Angleterre et appor-

t-il de nos nouvelles à ceux qui s'occu-

percevoik

t de nous...

e vent a tourné légèrement au S. On

[rlande : À À nn dé e les basses voiles, une voile d’étai, les ut éclans |

‘" Moës et La trinquette ; mais la brise est faible st rede \ toile ne prend pas le vent. Nous ren-

avons trons, un peu plus tard, un grand vapeur

pas l’Irlil

msatlantique se dirigeant versl’Angleterre,

| Nous k , is nous sommes trop loin pour échanger

s propor!

le moindre signal. Nous avons beau regar-

Ds deux 0 , nous ne voyons absolument plus rien

AONS SUMASS :

gun goëland perché sur le dos d’un dormeur

u milieik & L ui ne se dérange même pas au moment

avare ( Bnous l’approchons,.

4 heures, nous distinguons pourtant, à

otettieenteeenngemémenernt

deux milles de nous par le tribord, un gra trois-mâts-barque et, à 6 heures par bâboé $ un charbonnier anglais qui ne donne à signe de vie.

Le vent continue à tourner et arrive S.-0. en fraichissant de plus en plus. Là voiles sont pleines, le bateau est bien app re et file ses onze nœuds à l'heure. Quelqé embruns nous atteignent par-dessus borël

il n’y a pas moyen de rester sur le pole

Nous nous réfugions dans la chambre (fs cartes afin de nous mettre à l’abri.

Cette chambre des cartes jouant un gr role dans la traversée, je me crois obl d'en faire une courte description.

Elle consiste en un roufle, élevé d’envi® 2m, 30 au-dessus du pont, faisant suite , P l'avant à celui qui se trouve au-dessus

chambres de chauffe, et à l’autre extréni

duquel est placée la cuisine particulière ss M. Blanc.

; UN gra

Jar bäborkk

donne

arrive plus.

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d’envié t suite dessus t

extrémi culière M

Phaque côté du vide qui a été ménagé

tun gras

Danneaux d’acajou, dont les fenêtres et

Bportes sont tendues de drap garance,

é d'or et d'argent. Cinq grands fauteuils ir remplissent à peu près l’espace laissé | par une énorme table également tendue rap garance, sur laquelle le capitaine àses cartes, fait son point, ses comptc. Au-dessous de la table-bureau, et

La

droirs superposés, dans lesquels on met £artes et les instruments nécessaires à

ädmirablement éclairée par des glaces

Épaisses et soigneusement entretenues.

id il fait trop mauvais temps, on abrite

aces contre les paquets de mer par des

Plennes mobiles, qui se vissent extérieure-

ct présentent toutes les garanties de

sol bte désirables.

ne ÿ

Au-dessus de la table est suspendue 1 lampe à roulis, qui reste allumée toute

nuit. bn Cette chambre étant située entre le mis L.

misaine et le grand-mût, en avant machine par conséquent, jouit d'une quillité relativement parfaite, puisqu'o@ entend à peine le bruit des pistons et de l’hélice. On y est par cela même un moins secoué qu'à l'arrière, de sorte q est un refuge tout indiqué contre le ma} temps.

Elle est naturellement pourvue de toi ustensiles nécessaires et, parmi ceux

figure un baromètre que nous ne cell

qui la considère avec sang-froid, trouve «la mer n’est pas belle ». Il y a déjà l# temps que, sans en rien dire, j'étais ab

ment de son avis.

A TRAVERS L'ATLANTIQUE à

pendue Fete P HS. On sent que le soleil ne demanderait

ice toutel | — mieux que de se montrer, mais ilne nous

apparait que comme une sorte de tache lumi-

re le miss Pere

se et très estompée.

avant des + ’ « Du coté des hommes, personne n'est

d’une tré 47 late à bord. Seulement les dames ont

puisqu'

paru tout à coup et nous ne pousserons

ns el PR TNT mi l'indiscrétion jusqu'à leur demander

ême unk Tr x , quoi. Peut-être n ont-elles pas encore le

Or ( 4 . N H orte qu marin... Bah! Cela viendra.

le m ' En attendant, la nuit arrive, sans apter dans ce triste état de choses la

de tou ndre modification.

trouve déjà lc tais abs

ques écl

mn eRétritneure

nsulte

locherd “ umes : obabla

Vendredi, 13 juin,

Un vendredi et un 13! Le temps 4 4 encore plus laid: cela ne pouvait pas à autrement. Le vent a sauté au N.-0., 1 ne souffle pas assez pour nous aider ei) fallu carguer les voiles. En revanche, ce longue et forte houle, que nous avons trou en entrant dans l'Océan, devient de plusk

plus forte et nous fait déplorablement ‘1 b . guer. Elle déferle avec force sur tribord, Rés 1 envoie sur le pont des embruns beauc De:

plus sérieux que la veille. BE :

Toujours aussi ce temps gris, sombre e. LE.

attristant. Nous ne sommes pas au bout, ee m

faut en croire les relations de voyage qu

nsulte pour me distraire. Plus nous aplocherons de terre, paraît-il, plus ces umes épaissiront, de sorte qu’il faudra Pobablement ralentir notre vitesse, soit r éviter un abordage avec un autre nae, soit pour ne pas nous heurter contre e de ces énormes montagnes de glace, courent le guilledou dans les environs

: Labrador et de Terre-Neuve à cette temps 4

jque de l’année. Pas gaie non plus cette t pas (he

-0., ur ler et)

spective! Nous verrons bien...

Wlan! La brise a encore changé. Elle

Quffle à présent du Nord, et je vous assure che, cs

lon s’en aperçoit, car il ne fait pas dud ! Il est vrai qu’on ne peut pas tout ir, car le capitaine est enchanté. Il afle que le vent a tourné du bon côté, il B promet du soleil et il pourrait bien Dr raison, puisque l'horizon semble se dé-

S trou!

le plus?

ment, ti r1b 0 rd, ‘0 beauci

iger. Vrai, nous n’en serions pas fâchés.

ombre L bout, 2 ge que

a rétabli les voiles et nous avons repris marche. Il est 8 heures. On essaye

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