‹ A travers l'Atlantique [microforme]Chapitre 8 sur 30 · RD PR PPT ET · texte numérisé non relu

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tière. Le coup d'œil, très pittoresque, s'étend sur l’autre partie de la ville, sur la rade, et embrasse le cours du fleuve sur une assez grande étendue.

Nous entrons dans un bar pour demander

s’il y à un théâtre à Québec, ou un endroit

quelconque dans lequel on puisse passer la soirée. Non, il n’y a, parait-il, qu’une sorte de Muséum, situé à deux ou trois milles, dans lequel on chante et on fait de la musique. Il est trop tard, nous n'avons pas le courage d'aller si loin. Après avoir, pour la première fois, fait connaissance avec une des innombrables variétés de boissons américaines que l'on consomme ici pendant l'été, nous rentrons à bord, au bout de trois heures, sans nous arrêter dans aucune des boutiques de cakes et candies que nous rencontrons sur notre route, et dans lesquelles sont attablés beaucoup de jeunes femmes et de jeunes gens. Elles sont donc bien gourmandes les Canadiennes?

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ndroit. fl ser la || > sorte \ | , dans Dès le matin, nous retournons à terre, il que. I désireux de contempler la ville au grand : {: FAR jour. Malheureusement il fait un temps dé- l: | | mière testable, il pleut à verse. Ce n’est pas de i| ROM quoi nous arrêter. Nous remarquons que les I] S que nôms des marchands sont français, que les | : TOR enseignes des magasins sont toutes écrites 1 run en français. À peine le dizième en est-il (f iques anglais où américain. Ce qui nous fait plus À irons | de plaisir encore, et ce qui nous surprend L atta- 4 beaucoup, c’est qu'autour de nous, dans les L | t de | rues, tout le monde parle français. 1 >our- Naturellement, nous sommes, de notre | À

côté, l'objet de la curiosité générale. Par les

journaux de France, tout le monde avait été informé que la Nubienne devait partir pour le Canada, et savait que nous étions arrivés la veille. Le costume tout parisien, les pouffs et les chapeaux de nos compagnes de voyage, attiraient surtout l'attention féminine. Partout, nous entendions murmurer :

« Ce sont les Français! » et, ce n’est pas sans orgueil que j’ajouterai : il y avait dans le ton sur lequel ces paroles étaient prononcées un accent admiratif et sympathique qui chatouillait délicieusement notre chauvinisme.

En revenant à bord pour déjeuner, nos examinons les quais. Non seulement ils ont peu d’étendue mais encore on peut dire qu’ils n'existent pas. Le peu qu’il y en a est occupé par des docks, des chantiers et des dépôts de charbon de terre. Le long des parapets sont rangés des paquebots de toute dimension, mais il n’y en a pas là d'aussi grands que j’en ai vu sur les gravures américaines. Quant à

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l’accostage, il laisse énormément à désirer : les escaliers en bois sont horriblement glissants à marée basse, et sont envahis, dans certains endroits, par toutes sortes d’immondices, au milieu desquels le canot est forcé de se frayer un passage.

La Douane vient nous faire visite, mais c’est absolument pour la forme, car ces messieurs sont d’une politesse à laquelle on n’est généralement pas habitué de leur part. L'officier nous apprend alors que nous sommes le premier bateau de l'année qui ait franchi le détroit de Belle-Ile!!!

m'explique alors que nous n’ayons pas ren-

Parbleu ! je

contré un seul navire en route à travers l'Océan. De même, nous affirme l'officier, c'est pour cette raison que tous les phares vous saluaient au passage sur le parcours du Saint-Laurent. Voilà donc le mot de l’énigme que nous ne pouvions pas déchiffrer ! On nous faisait fête, on nous félicitait des dan-

gers que nous avions courus à travers les

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