EPILOGUE
Deux mois après, un double mariage a lieu à l'Eglise Sainte-Elisabeth ! Notre ami Robarts épouse miss Mary. et Cyrille la gentille irlandaise Kelly.
Toutle personnel de la caravane est au grand complet. Les bushmen, bien que riches des libéralités des frères Edwards et Richard, ne veulent pourtant pas quitter leur maître. Tous veulent retourner à l'habitation.
Francis est nommé intendant à la place de Schæffer. Tom se pavane dans un habit tout flambant neuf. Quant à Cyrille, il est comme un fou. Miss Mary, aujourd'hui mistress Robarts,vient de doter Kelly de deux cent mille francs. Le bon garçon possède une femme charmante et une jolie dot, ce qui n’a jamais rien gâté. Il est bien digne à tous égards de cette double fortune. Nous sommes tous réunis, fêtant à qui mieux mieux les mariés, le major qui parle déjà de retourner voir les Nœa-Ko-Tko, le capitaine son frère qui reprend la mer demain, Crowley qui veut vendre sa commission d’enseigne et se fixer en Australie, où l’on mange de si bonnes choses, et enfin l'excellent docteur Stephenson, tout à la joie de nous revoir.
Je viens de signer sur l'acte de mariage de mon brave ami, en qualité de témoin devant le consul de France. La cérémonie est achevée.
— Eh bien ! lui dis-je en lui sorrant la main, maintenant que te voilà “ établi”, tu ne voudras plus courir le monde avec moi.
— Mariez-vous aussi, ça n’est pas plus difficile que ça.
Alors, après avoir fait l'ouverture en Beauce, nous irons chasser en Angleterre, Il faut bien que je fasse connaissance avec ma nouvelle famille ; et puis, si le cœur nous en dit, nous reviendrons faire un tour ici. Pas vrai, ma femme ?
Et maintenant que, “rendu à à la dévorante existence de Paris, deux années se sont déjà éconlées depuis ces jours d'angoisse et de bonheur; quand reverrai-je ces bons amis avec lesquels habite ma pensée, mais dont me séparent quatre mille lieues d'Océan ?