PHYSIONOMIE D'ALLAH AMI
journée, qui touche a sa fin, m'a fait comprendre ce que c'est que l'Inde à cette époque de l'année. Le ciel couleur de plomb. Le soleil, quoique ardent, à peine perceptible à travers un voile de poussière jaune. Le sol desséché, d'un jaune sale. La chaleur à peine tolérable.
Le fort d'Akbar1, à cause des fortifications ajoutées par les Anglais, a perdu en partie son charme pittoresque. A ses pieds le Jumna roule lentement ses eaux couleur de boue, qu'à l'extrémité de cette petite langue de terre il versera dans le Gange.
La cité indienne est fort animée. La grande fête dont, depuis Lahore, j'ai trouvé la trace partout est terminée, mais tout le monde est encore saupoudré de rose. Les gens qui se respectent, les notables, afin de se présenter convenablement devant leurs dieux, portent pour cette occasion des tuniques blanches d'un tissu imitant la poudre rose. Ces vêtements se fabriquent à Birmingham !
Quand trois Anglo-Indiens sont réunis, s'ils ne parlent pas de chasse, ils parlent de l'Inde, rarement du « vieux pays », à moins qu'il ne s'agisse