‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 97 · RE · texte numérisé non relu

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par leurs mines de cuivre et, à part le petit d quartier d’affaires, n’est qu'un groupe de cot- ai tages et de jardins anglais répandus sur des co- c teaux verdoyants. Les habitants sont des gens st retirés des affaires qui jouissent de leurs rentes vi et, s’ils sont d'anciens fonctionnaires, de leur m retraite. Pas l’ombre de mouvement. Un calme al non interrompu plane sur ce Pensionopolis et di contraste, à mon sens, fort agréablement avec te les agitations des grands centres de commerce. lo

J'ai vu dans les colonies tant d'hommes écrasés par les affaires, absorbés par le désir et le besoin de gagner de l'argent, que ces désœuvrés m'apparaissent comme entourés d’une auréole.

Le dolce farniente se peint sur leurs physiono- N mies béates, insouciantes, un peu endormies. Ce tt sont des satisfaits, heureux de jouir du repos, de m l'ombre de leurs jardins, de la douce chaleur tu d’un soleil souvent à demi voilé par les vapeurs sa du Sund; satisfaits aussi de se voir éloignés des Pi liraillements des villes et se complaisant dans la vi conscience d’avoir renié le culte du veau d’or.

Lorsque, dans l'après-midi, le gouverneur, que nc j'ai l'honneur d'accompagner dans son voyage, à se rend au port, une foule de gens bien mis se sc

pressent sur le parcours du cortège. A leur tête se trouve l’évêque (anglican). Je n'ai jamais entendu pousser plus chaleureusement le cri

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