‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme] (volume 2)Chapitre 27 sur 97 · NELSON · texte numérisé non relu

NELSON

Après deux jours fort agréables passés avec des hommes distingués par leur situation, par la tournure, quelques-uns par la culture de leur esprit; après m'être séparé fort à regret du jeune Oxonien mon aimable compagnon depuis Bluffs, j’ai continué mon voyage pour Picton, sur la côte septentrionale de l’île du Nord, au fond d’un goulot étroit, un véritable fjord norvégien. Ce qui manque à ces paysages, c’est toujours l’homme. De là le sentiment de solitude qui vous saisit au moment de quitter les villes. Il y a bien dans les plis des montagnes quelques huttes de Maoris, quelques rares figures sombres groupées sur quelque écueii, sur quelque bloc de rochers disséminés dans cette mer assez profonde pour permettre à des vaisseaux de ligne de raser les côtes, si vaisseaux il y avait. Des coteaux assez élevés couverts d'herbe verte encadrent la baie. À droite et à gauche s'ouvrent des ravins étroits aux ombrages mystérieux. On me dit que sur le sommet de ces terrasses coupées à pie s'étendent de riches pâturages qui nourrissent de nombreux troupeaux de moutons.

A Nelson j'ai le plaisir de trouver le gouverneur de la colonie, Sir William Jervois.

Cette ville se dessine gracieusement au fond d’un petit golfe grand ouvert sur l'Océan. Elle tourne le dos à de hautes montagnes, célèbres

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