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harangues. Un phaéton à quatre chevaux, montés par des palefreniers costumés en postillons de Longjumeau, est mis à la disposition de Sir William. Des piqueurs l'entourent, une longue file de voitures et de nombreux cavaliers le suivent. Le cortège, la « procession » comme on dit ici, a deux milles à parcourir avant d'arriver à la ville, où nous rencontrons les membres de la Société des amis et d’autres corporations, bannière en tête, toutes venues pour souhaiter la bienvenue au représentant de la Reine. Un officier de la troupe coloniale, à l’air martial, la tête couverte d’un casque blanc surmonté d’un panache rouge, les jambes enfoncées dans d'immenses bottes à l’'écuyère, maintient l’ordre dans cette longue colonne, tient la route libre et pousse de temps à autre le eri mille fois répété de Lep, hep, hurrah! Disons-le tout de suite : tout ceci n'avait rien de comique ; c'était fort convenable, solennel et original; tout le monde avait l'air sérieux et préoccupé, car tout le monde avait évidemment quelque chose à dire ou à demander au gouverneur. Nous ne sommes plus à Nelson, qui n’espère et ne demande que le repos, mais à New-Plymouth, une ville pleine de jeunesse, d’exubérance, de désirs vagues mais ardents, d’espérances impos-
sibles à réaliser, mais qu’elle réalisera peut-être à force de volonté, de témérité et de foi naïve
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