EXCURSIONS
lots des bâtiments de guerre purent combler les lacunes.
Matinée fort agréable à la campagne. Le chemin de fer nous transporte à Richmond. De là visite d'un haras. Des bois, des bois, et encore des bois. Des enclos, des pâturages, et des moutons; — de beaux orangers et de nouveau du bush et des eucalyptus de différentes espèces. A l'horizon devant nous les montagnes Bleues; et plus nous en approchons, plus elles bleuissent. Comme couronnement de la journée, repas biblique chez le propriétaire du haras, un beau type des patriarches des pâturages de Bertseba.
Le département des colonies, Colonial Office, contient les bureaux du ministère le plus important. Matériellement, c'est un modèle de grande installation administrative. Pas de luxe,
rien de superflu, mais le nécessaire à la perfection. Dans le voisinage, il y a une bibliothèque ‘publique, ouverte de dix heures du matin à dix heures du soir. Que diraient nos bibliothécaires d'Europe de ces heures nocturnes? Ils se met-
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traient en grève. C'est cependant un grand avantage pour les hommes, affairés pendant le jour, de pouvoir consacrer leur soirée à la lecture dans une salle bien aérée, bien chauffée, bien éclairée, le tout sans bourse délier.
Il y a aussi un musée et une galerie publique. Les tableaux viennent d'Angleterre. Les aquarelles prédominent. Sydney est sous tous les rapports un grand centre. Et penser que cette colonie ne compte pas cent ans d'existence, qu'il y a quarante ans à peine qu'elle s’est débarrassée de la lépre pénitentiaire, et que la totalité de sa population blanche ne dépasse guère huit cent mille âmes!
Le premier, M. Stuart, et l'attorney général, M. Darley, nous font les honneurs des montagnes Bleues. Le gouverneur et ses hôtes, les sommités politiques et sociales, occupent plusieurs wagons d'un train spécial qui les transporte rapidement vers le but du voyage. Cette nature sylvestre, malgré sa monotonie, ne manque pas de pittoresque. Plus la voie s'engage dans les plis des montagnes, plus elle en escalade les gradins, et plus la plaine, poudreuse et brûlée derrière nous, semblable à un immense rideau jaune,
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