FIT
brisants, à l'oreille par le bruit sourd du ressac, cette musique incessante qui varie de mesure et change de gamme selon la disposition des éléments. Au delà de la ceinture blanche, au sudouest, une ile aux contours effilés. Par le beau temps, quand le vent souffle de l’est, c'est à peine si on la devine. Quand l'atmosphère est humide, vous la touchez de la main.
Devant vous la ville de Suva, de récente création, Les maisons, toutes neuves, en bois, avec des toitures de fer plissé, s'adossent à de basses collines revètues d'une épaisse végétation tropicale. Seulement la tige élégante et l'éventail du cocotier y font défaut, ou n'apparaissent que rarement, A l'est, sur une hauteur, et isolées de toute habitation, se détachent sur le ciel Îles basses constructions de l'hôtel du gouverneur. L'ensemble du paysage vous produit l'effet d'une idylle. Rien de saisissant, rien qui parle à l'imagination, rien même qui soit pittoresque, mais tout est paisible, gracieux, étrange, tout porte à la rêverie sinon au sommeil. Mais tournez les regards vers l'ouest, et vous découvrez tout un dédale de dômes et de crêtes qui, malgré leur peu d’élévation', comme contraste avec les coteaux bas qui sont devant vous, rappellent les