LOMA-LOMA
pas trace d'habitation sur le rivage, pas un bateau dans le bassin. Excepté la petite jetée, rien qui rappelle l’homme. Un silence profond, rarement interrompu par Île cri rauque de quelque oiseau aquatique, plane sur ces lieux solitaires. À l'heure qu'ilest, avec le feu d'arlifice du soleil couchant, c’est un Claude Lorrain. Seulement le maitre n'y à pas encore peint ses temples et ses naïades. L'avenir achèvera le tableau. Mais les édifices ne seront pas des temples et les naïades ne seront pas des Polyné-
siennes !.
13 juin, Loma-Loma. — L'Espiegle à [l Ù piles
pénétré dans une immense lagune et a jeté l'ancre
1. Mango content sept mille cinq acres anglaises, Des bois, des plantations de cocotiers et de cannes à sucre alternent avec des pâturages qui nourrissent une centaine de têtes de bétail et une quarantaine de chevaux. On exporte cent vingt tonneaux de copre, quarante tonneaux de coton et un peu de café, Le principal produit est le sucre, dont on espère exporter celte année-ci mille tonneaux, Tous les produits sont envoyés à Melbourne, La population se compose de quarante blanes et de sept cent quatre-vingt-dix Fijiens. Polynésiens et koulis, tous au service de la compagnie, Le terrain est fort accidenté, Les points culminants s'élèvent à six cent soixante-dix pieds au-dessus de la mer, Ces informations nous ont été fournies par M. Borron, directeur de l'établissement,
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