‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 162 sur 175 · NEW-YORK · texte numérisé non relu

NEW-YORK

Le consul d'Autriche, M. Fritsch, me mène à New-Port; vers le soir nous nous embarquons dans un des grands bateaux qui, en été, font la navette entre New-York et ce watering-place élégant. C'est un navire de einq mille tonneaux (!) à trois étages. Au centre, un grand hall entouré de trois rangées de galeries dans lesquelles ouvrent les cabines, qui sont d'un confort idéal. Quoique le bâtiment soit comble, il n'y a pas de bruit. Les Américains parlent toujours à demivoix. On n'entend pas de commandement, et l'on ne voit pas d'officiers ni de matelots. D'ailleurs il y en a fort peu. Le ZLeviathan semble’ marcher tout seul. La soirée est splendide, et la grande nappe d'eau de l'Hudson est couverte de bateaux semblables au nôtre, surchargés d'ercursionnistes. C'est dimanche, et ils en ont profité pour respirer sur l'eau un air un peu moins embrasé que celui de la ville, Maintenant ils rentrent dans cette fournaise de New-York. Nous passons sous le pont de Brooklyn. Vu d'en bas, 1l ressemble au fragment d'une immense toile d'araignée à laquelle est suspendu le pont. Les mouches noires qui semblent y courir au-dessus de nos tètes sont des trains de chemin de fer. C'est effrayant!

A quatre heures du matin, arrivé à New-Port.

Sas Le EE Es

mm ns

ee er

Page 1