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LES TEMPLES. 61 sa ceinture verdoyante un fort joli décor, C'est petit et grand à la fois.
Les indigènes qui habitent ce pays sont des Bhils, aborigènes dont j'ai déjà parlé. Is n'ont aucune affinité avec les Hindous; ils sont plus noirs qu'eux, et, contrairement aux habitudes de propreté qui distinguent ces derniers, ils ignorent l'usage extérieur de Peau, J'en ai vu un grand nombre. J'avoue que leur physionomie autant que leur toilette m'ont paru peu attravantes; mais ils gagnent si on les compare aux aborigènes de l'Australie,
Le elimat si vanté ne m'a pas paru mériter sa réputation, L'air est trop froid, le soleil trop chaud, et les nouveaux arrivés, surtout ceux qui viennent des terres chaudes de la plaine, prennent facilement la fièvre. Pendant mes trois jours de Mont-Abou je grelottais de froid dans l'intérieur de a maison. Mais, à peine sorti dans le jardin, le soleil me faisait aussitôt rentrer et
rechercher le feu de ma cheminée.
Le grand attrait de Mont-About, ce sont les célèbres temples jaïnites de Dilvara.
À un mille et demi de l'établissement anglais, à un endroit où la vallée que nous suivons se
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resserre, un énorme quartier de granit étale sur une plate-forme naturelle les quatre édifices suacrés, qui. vus à cette distance, semblent se confondre en une seule masse de marbre blanc.
L'éclat même de la lumière répandue sur ce groupe de temples fait disparaître la bizarreric des détails de la construction.
Nous étions venus à pied, et, chemin faisant, le capitaine n'avait fait voir les traces toutes fraiches d'un tigre qui devait nous précéder à une petite distance. « Ce n'est pas, me disait le capitaine, un m4an-cater, un mangeur d'homme. [n'y a pas de danger. » Nous passämes donc outre, et je puis en conscience me rendre ce témoignage que, confiant dans les appréciations de mon compagnon, je le suivis sans éprouver la moindre émotion. D'ailleurs j'ai souvent vu et approché des tigres; seulement ils étaient en cage. Toute la différence est là. Mais le voisinage de cet animal ajouta quelque chose à l'impression que produisit sur moi le premier aspect de Dilara : l’idée d'une contrée fabuleuse hantée seulement par des dieux et des fauves.
Les deux principaux de ces temples sont dus à la munificence et à la piété de trois hommes au haut commerce, Le plus ancien” fut bâti aux
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