LES TEMPLES
frais de Simala-Sa, l’autre deux siècles plus tard, par deux frères également princes-marchands”. Les deux édifices sont construits entièrement en marbre blanc. Comment a-t-il été possible de transporter ici ces riches et lourds matériaux ? Pour résoudre cette énigme, on a exploré le terrain en tous sens et on n’a pu trouver la moindre trace de route ou de sentier dans ces rochers qui se précipitent presque perpendiculairement dans la plaine.
Je résume mes impressions.
Architecture. — Encore ici on emploie la pierre et l’on conserve les allures de la construclion en bois. De beaux détails, mais absence complète du sentiment des proportions, et peu d'harmonie entre les différents éléments dont se compose l'édifice.
Statuaire. —Profusion de statues et de basreliefs d’une composition souvent bizarre, rarement repoussante, quelquefois très jolie, presque toujours compliquée. L'exécution, d'un fini et d'une délicatesse de contours admirables. J'ai vu des figures qui rappellent l'antique De R l'hypothèse, que je crois inadmissible, d'une école grecque transplantée dans l'Inde par Alexandre, trois
cents ans avant Jésus-Christ. Cette école, comment