‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 37 sur 175 · LES TOMBEAUX DE MONDORE · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX DE MONDORE

D'ailleurs nous n'avons pas rencontré un seul être animé, si ce n’est un renard muni d'une immense queue, qui nous laisse approcher à une vingtaine de pas avant de se déranger.

A huit heures, après avoir traversé l’emplacement de l’ancienne capitale, nous arrivämes près des tombeaux.

Le plus considérable et le plus beau est celui d’Agis-Sing', roi dans le sein de sa mère et tué, sur l'inspiration de la cour de Delhi, par ses propres frères Abhye-Sing et Bakht-Sing. C'est l'un des assassins, Abhye*, qui a élevé à sa viclime ce magnifique monument en face de son propre tombeau. Les deux chattries, bâties à la distance d'un quart de siècle en grès rose et en marbre gris, comptent parmi les chefs-d’œuvre du style composite indo-arabe. Mais celui de l'assassin me semble trahir déjà des symptômes d'un déclin de l’art, reconnaissable surtout à la manière dont la pierre est seulptée. La photographie n'a pas encore pénétré dans ce coin reculé et je n'ai pas vu de dessins qui les représentent, Malgré la chaleur étouffante, j'ai passé quelques heures à en faire un croquis. Les autres lombeaux, tous plus modernes, et parmi eux

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