‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 51 sur 175 · À régné de · texte numérisé non relu

À régné de

124 LE PENJAB.

ciel un cafetan de drap brun foncé brodé de soie de même couleur. Après l'échange des phrases usitées, il nous mena dans une salle longue et étroite qui occupe tout le corps principal du bàtiment. Les fenêtres dominent d'un côté la cour, et de l'autre la campagne. Personne ne peut approcher sans être aperçu du maitre du logis. Le prince nous fit asseoir. Ses fils, petits-fils et neveux, habillés de la même manière que lui, nous entourèrent en se tenant debout. Les hommes de la suite, les courtisans et secrétaires s'accroupirent sur leurs talons, le dos appuyé contre les murs. La seène me rappela vivement le Caucase, La conversation, qui se fit en persan, ne tarissait pas. J'Y relèverai seulement un propos de mon interlocuteur, de la parfaite sincérité duquel je ne puis guère douter: « J'espère, disait-il, vivre assez pour monter sur le trône de mes ancôtres ».

A notre départ, l'aspect de la grande cour me tansporta en idée dans le camp de Tamerlan.

Nous vimes, liés à des poteaux isolés, de magniliques chevaux de sang, turcomans et arabes.

Chacun de ces nobles animaux était entouré d'un certain nombre de palefreniers attachés à son service. Le Khan semblait fier de l'impression que ce beau spectacle produisait sur ses visiteurs.

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